L'Ordre des Chevaliers Divins

L'Ordre des Chevaliers Divins regroupe nombre de soldats plus ou moins expérimentés mais se battant pour une cause juste, Dieu.
 
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 Ceri de Glamorgann

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Blacksad
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MessageSujet: Ceri de Glamorgann   Lun 19 Mai - 13:01

je rappel qu'il est STRICTEMENT INTERDIT de poster (et ceux pour n'importe quel raison qu'il soit) dans la partie ANNALES DES MISSIONS !

Ce topic est réservé à un usage CONSULATATIF UNIQUEMENT.

Merci. Smile


Dernière édition par Blacksad le Mar 4 Aoû - 15:52, édité 1 fois
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Blacksad
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MessageSujet: Re: Ceri de Glamorgann   Lun 19 Mai - 13:12

Mission : Jeune Recrue.





Deux mois avaient passé depuis que j'avais intégré L'Ordre des Chevaliers Divins, et déjà il me semblait y être depuis des années. Il faut dire qu'avec les nuits passées à la taverne, l'alchimie s'était faite très vite entre moi, l'enfant de Glamorgann habitué aux tavernes de Swansea, et les autres membres de l'Ordre, friant d'alcool fort et toujours près à régler leurs problèmes chopines sur table. Néanmoins, ayant fait parler de moi par mon arrivée « musclée » dans l'Ordre, je me révélai également être un excellent combattant et un penseur instruit, en plus d'être d'un naturel fort sympathique.
J'avais, au cours de mes premiers jours au château, appris à connaître plus particulièrement certains des chevaliers.

Il y avait tout d'abord Pether, le teuton à la masse d'arme aussi redoutable que sa masse corporel, qui était le compagnon d'arme et de buverie le plus idéal qu'il soit. J'avais également très tôt remarqué Athanasios, l'extraordinaire archer byzantin, plus réservé que le reste des chevaliers (ce qu'il devait notamment à son naturel rêveur et pensif), mais qui n'en restait pas moins un joyeux compagnon lorsqu'il était question de femmes ou de boisson, et un allié précieux lors des combats. Il y avait ensuite Adrian Gordon, redoutable guerrier au grand cœur venu depuis ses montagnes écossaises, qui n'hésitait jamais a appliquer à la lettre le code de la chevalerie. Evidement, on ne pouvait oublier Wladyslaw de Pologne, le géant à la force surhumaine, qui avait décidé de servir à Dieu plutôt qu'aux champs mais qui n'en avait pas pour autant abandonné ses manières rudes et bestiales de paysans (ce qui cependant lui donnait un avantage certain lors des « marathons de lever de coude »). J'avais également fait la connaissance du plus brave des danois, Karl Skapty, qui n'a pas eu la chance de connaître ses parents et qui avait la avait la caractéristique assez rare d'être revenu vivant des croisades. Egalement important pour mon intégration dans la vie du château, Scalvo Daleva, m'avait donné beaucoup de conseils lors de mes premiers jours au sein de l'Ordre. Venu depuis Venise en quête du pardon divin, ses aptitudes et son caractère le firent vite apprécier de tous et c'est logique qu'il devint le vrai « second » du chef. Le chef justement, je ne pu le rencontrer. Au dire des autres soldats, c'était un puissant et vif guerrier, nommé Sopraluk, et qui passait ses journées à élaborer les plans et lignes de conduite de l'Ordre.
Enfin, je fis aussi la connaissance d'autres membres de l'Ordre : Otto du Saint Empire Romain Germanique, Guy le noble français, Xamarius de Brugge ...

Ainsi les journées, bien qu'en tout point semblable, n'en étaient pas moins agréables : prières et lecture le matin, entrainement aux armes l'après-midi, puis finalement le soir ripaille à la taverne...Une vie bien plus paisible que celle que j’avais menée depuis deux ans.

Cependant, alors que l'automne se terminait et emportait avec lui emportait les dernières feuilles de notre forêt, un messager à cheval arriva au château. Peu de temps après, Scalvo, convoca dans la salle commune tous les membres de l'Ordre présent dans la région, pour ce qu'il annonça comme étant une « session extraordinaire ». Seuls les nouveaux (dont moi-même) semblèrent songeurs suite à cette annonce. Athan, qui était en train de m'enseigner le noble art de l'arc, rit devant mon air pensif.
- »Ne te tracasse pas comme ça » dit-il goguenard "Quand l'Ordre se réuni pour une session extraordinaire, cela signifie juste que le Pape nous envoie de nouveau en guerre." Et c'était le cas en effet.

Au moins cinq-cents hommes s'étaient réunis dans la salle commune du château, qui avait été conçue pour n'en contenir que deux-cent. L'ambiance était électrique et à l'excitation des anciens se mêlaient l'appréhension des nouveaux. Finalement, Scalvo pénétra dans la salle et gagna tant bien que mal la minuscule estrade prévue à cet effet. Il fit une brève introduction traditionnelle sur Dieu et la justice (se qui finit par faire gronder le public), avant de rentrer dans le vif du sujet :

-"Léon IX, notre Pape bien aimé, a été contacté par Guy de Hongrie. Le roi Guy est actuellement empétré dans une guerre civile féroce l'opposant à son cousin Phillip, qui lui aussi réclame le trône. Pour cela, il a demandé au Pape son aide..."

Ce conflit n'était pas sans me rappelé les récits de mon père qui, au côté des armées normande, était allé récupéré le trône d'Angleterre pour son roi légitime, Guillaume le Normand. Je me rappelai alors les veillées au coin du feu avec mes parents et tout les domestique, quand mon père évoquait avec émotion et panache ses souvenirs de guerre...Je commençai peu à peu à m'évader dans mes pensées, souriant bêtement dans le vide, quand Karl m'assena et furtif mais viril coup de coude dans les côtes pour me rappeler sur terre.

Daleva développait à présent la partie nous concernant directement. Bien qu'appartenant à un ordre apolitique, le représentant de Dieu nous demandait d'aller épaulé le roi Guy, mais surtout de nous soumettre à son commandement, ce qui fut accueilli par un tôlé général. Bien qu'étant les premiers serviteurs de l'Eternel, les chevaliers renâclaient à être commandé par une personne autre que leur commandant et, vu la bronca qui s'élevait des rangs, était loin d'être conquis à l'idée de se soumettre à un soi-disant roitelet qui n'arrivait même pas à se faire respecter en son pays.
Scalvo qui, malgré son éloquence, avait de plus en plus de mal à obtenir le silence, arrivé au terme de la missive papale. Mais aux mots "Guy, légitime roi de Hongrie", il fut brutalement interrompu depuis le fond de la salle...

-"Guy? Ce pourceau? Roi légitime? Peuh! Ce chien est un psychopathe qui est arrivé au pouvoir via une conspiration. Il oppresse le peuple et maintien son pouvoir uniquement par la terreur. Cet enfin de putin à volé le trône de Phillip."
-"Cela serait une folie de mettre nos vie entre les mains de ce demeuré! Il n'a aucune notion tactique et de plus aucun état d'âme. Il nous enverra sans le savoir à la boucherie et n'en aura cure! Il est à peine capable de diriger des massacre contre de pauvre paysans."

Toute la salle s'était retournée en une vague synchrone vers les deux hommes. Pether se tourna vers moi avec un large sourire. Je compris alors les raisons de cet amusement en reconnaissant les deux chevaliers : Csaba et Laszlo Novoselic, plus communément appelés les "frères taverne" car, bien que buveurs modérés, ils aimaient à se retrouver dans une ambiance vivante et festive.

J'avais rencontré ces deux hongrois il y a quelques semaines, alors que je me trouvais (une fois de plus...) avec Pether entrain d'enfilé les chopines. Alors que nous passions respectivement à notre cinquième et neuvième cervoise, un tumulte (plus sonore "tumultueux" que le reste de la taverne) se fit entendre dans un coin de la grande salle.

Apparemment, deux Séraphins cherchaient comme à leur habitude querelle à un client isolé. Cette fois ci s'était à un homme aux cheveux noir et au teint très légèrement halé, et qui ne paraissait nullement impressionné par la masse velue qui s'adressait à lui :
-"Qu'est-ce qui s'passe l'étranger?! Tu veux plus te battre maintenant?! Tu t'es pissé dans ton froc, hein? Allez tapette hongroise, lève toi!" gueulait l'hirsute Séraphin.
-"Mais je n'ai jamais voulu me battre." répondis le plus stoïquement du monde le hongrois, sans lever les yeux vers le gros balourd "Je me permets de vous rappeler que c'est vous qui êtes venus m'insulter, me postillonner dessus et planter votre dague sur la table."
-"Et alors, qu'est-ce tu va faire maintenant?! Hein?! Espèce de couard!" repris le bison en crachant sur la table.
-"Rien, si ce n'est vous demander de vous écarter. Votre odeur me rappel le cul d'une nonne et votre bouche dégage une odeur pestilentielle. Peut-être les deux faits sont-il liés." répondis l'autre toujours aussi calme.

L'assemblée éclata de rire et le Séraphin rougit de colère et de honte. Son acolyte, voyant l'occasion d'une bagarre s'échapper, lui grogna :
-"Vas-y! Casse lui la gueule Omer"
Le Omer en question arracha alors la chope de bière d'un client, qui ne riposta que d'un timide "hé ma bière..".
-"T'aime la bière tiède étranger?!" braya l'ours à son interlocuteur.
-"Je vous remercie de votre sollicitude mon brave, mais mon frère est déjà parti me chercher à boire" répondit le hongrois.
Le séraphin lui balança alors le contenu de la chope au visage :
-"Ba celle-là, j'te l'offre!" ricana-t-il avec son ami.

Le hongrois, toujours imperturbable, ne bougea pas d'un cil. Puis, alors que la cervoise continué de dégouliner le long de son visage, il leva enfin les yeux pour fixer Omer droit dans les yeux :
-"En tout cas, j'espère que vous, vous l'aimez bien fraîche."
L'instant d'après, une chope de bière s'écrasa avec force sur le crâne du Séraphin, qui s'écroula lourdement sur la table. Apparemment, le frère du hongrois était revenu avec ses chopines et n'avait pas semblé très sensible à l'humour d'Omer.
Son frère s'était déjà emparé du tabouret sur lequel il était assis et assena un violent coup sur la tempe de l'acolyte d'Omer, qui sous le coup de la surprise, ne vit même pas venir le coup. Il s'effondra lui aussi sur la table. Les deux frères renversèrent la table où s'étaient effondrés les séraphins, en prirent chacun un sur les épaules, puis allèrent jusqu'à la sortie de la taverne où ils les laissèrent négligemment reposé sur les caisses à purins posées non loin de là. En une minute, les deux idiots qui cherchaient la bagarre roupillaient désormais dans leurs excréments.

Les hongrois se dirigèrent alors vers le bar sous les regards complices et amusés de l'assemblé, puis commandèrent deux nouvelles cervoises. Je m'approchai alors d'eux (en tirant Pether par la manche), puis d'un sourire amical, je dit :"Bonjours, je peux vous payer une pinte?"
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MessageSujet: Re: Ceri de Glamorgann   Lun 19 Mai - 13:13

(suite)


La bronca avait reprit de plus belle dans la salle commune bondée. L'agitation était à son comble, et Scalvo avait de plus en plus de mal à recadrer les chevaliers et jetaient des regards noirs en direction de Csaba et Lazsloz, qui ne bronchaient pas.
-"Allons, allons! Du calme!" s'égosillait-il vainement pour tenter de faire taire une salle bruyante dont la cacophonie faisait plus penser à un pigeonnier qu'à une assemblé de preux chevaliers.
-"VOS GUEULES!" rugit Wlado en écrasant sa hache sur une table innocente.
Le silence se fit presque instantanément. Cependant, murmures soucieux continuaient de parcourir les rangs.
-"Euh, merci Wlado. Mais le coup de la table n'était pas indispensable je crois."
Le polonais rougit et chuchota un "désolé" timide.
-"Bien" reprit le vénitien, «comme je vous le disais, Guy a al confiance du Pape, et le Pape à la confiance de Sopraluk. Jusqu'à maintenant l'Ordre vous a nourri et logé, et ni moi ni Sopraluk ne vous avons jamais dupé. J'estime donc que symbolique vous vous devez de nous suivre dans cette campagne. Et ce qui s'y oppose n'ont qu'à quitter l'Ordre. »

A peine eut il prononcé ces mots que la porte à double battant de la salle commune se fit entendre et tandis deux crinières noires quittaient la salle. Le trouble s'immisça alors à nouveau dans la foule, ce qui pressa Scalvo à abréger la réunion :
- « Faites vos bagages. Nous partons dans une heure. »

Quelques minutes plu tard, Athanasios, Karl, Pether et moins même finissions déjà de ranger nos affaires quand Daleva vint dans notre chambrée :
- »Ceri, j'ai à te parler. »
Je hochai de la tête et le suivais à l'extérieur, ne pouvant qu'hausser les épaules devant les regards interrogateur de mes amis. Une fois à l'écart dans le couloir, mon supérieur se tourna vers moi :
- «Tu ne pars pas avec nous » fit-il sobrement.
- « Quoi!? » m'exclamai-je abasourdi. Mon incompréhension était totale et pouvait se lire sur mon visage.
- « Du calme. Tu ne pars pas en Hongrie mais cela uniquement parce que j'ai un autre mission à te confier, une mission d'importance. »

Je redevins alors plus calme, intrigué par cette révélation:
- « Je vous écoute. »
- « Et bien voilà. Comme tu le sais, Sopraluk est déjà parti afin de mener à bien les affaires les plus obscure de l'Ordre, et tu sais également depuis se matin que le Pape nous ordonne de partir en Hongrie pour battre une armée de rebelles mené par Philip. Et bien il Faut que tu sache également que dans sa missive, notre saint père nous confie que l'armée ennemie est relativement puissante et très soudée. C'est pourquoi nous emmenons avec nous la plus grande majorité de nos chevaliers et que nous serons rejoins en chemin les autres factions de l'Ordre. Cependant, et ce malgré la valeur indéniable de nos hommes, j'ai peur que commandés par des généraux du roi Guy nous n'ayons à subir des certaines pertes. Or, au sortir de cette campagne Hongroise, nous devons être sur de pouvoir renouveler nos troupes et ainsi amener du sang neuf dans notre armée. C'est pourquoi je vous charge de prendre en main une expédition d'une quinzaine d'hommes, qui auront pour but de recruter des guerriers en nombre. Mais attention, je ne veux pas de la piétaille ou de simples paysans sachant à peine manier la fourche. Il nous faudra des guerriers forts et si possible expérimentés. Si je vous laisse le choix du parcours, je vus impose cependant une date butoir. Il faudra impérativement que vous soyez en Hongrie aux premiers jours du printemps, disons au maximum fin avril. En effet le seigneur Sopraluk aura absolument besoin de vos troupes pour mener à bien la campagne à suivre, mais dont je ne peux vous révéler encore les détails. Alors qu'en dite vous? »

Cette proposition prouvé bien que j'avais gagné la confiance de mes supérieur et devait en conséquence être considéré comme un honneur. Néanmoins, en acceptant je voyais mes rêves d'épiques batailles s'éloigner...
- « Evidement, si vous rencontrez une des hérétiques ou des païens sur votre route, votre objectif sera d'abord de les éliminer. » ajouta-il comme si il avait lu dans mes pensées.
Je souris à cette remarque, mais une interrogation encore me faisait hésiter.
- « Et pourquoi m'avoir choisi moi » demandai-je, « Adrian ou Pether aurait tout aussi bien pu s'en charger. »
- « Nous avons besoin d'officier qui soit dans l'Ordre depuis longtemps et qui connaisse bien les troupes. Et puis pour ce qui est de Pether, pensé vous qu'il soit bien sérieux d'envoyer cette barrique à vin vanter le mérite de justice et de droiture de l'Ordre?! »
Je me retournai et réfléchis encore quelques secondes, puis me remis face à lui et lui dit :
- « Je suis désolé...(à ces mots son visage fut marqué par la déception)...mais vous devrez vous passer de moi en Hongrie. J'accepte. »
Il rit et me tira l'oreille pour mon effronterie. Il me dit ensuite :
- « Très bien Glamorgan. Il ne vous reste plus qu'à dire au revoir à vos amis, votre troupe est déjà rassemblé devant le rempart Est. » Il commença à marcher vers le fond du couloir pour gagner les escaliers donnant sur la cour. Il ajouta sans se retourner :
- « Vous aurez à vos côtés les Novoselic. Je l'ai ai convaincu de resté en les intégrants à votre troupe. Il me semble que vous êtes amis, non? »
-Mais comment saviez vous que j'allais accepter. » Lui demandai-je pendant qu'il atteignait les marches.
- « Je ne le savais pas. » lança-t-il par dessus son épaule avant de disparaître dans l'escalier.
J'étais à présent seul dans le couloir, un léger sourire aux lèvres.

Quand je pénétrai dans la pièce ils me sautèrent tous dessus :
-« Alors comme ça môsieur dirige sa propre troupe?! Alors qu'il n'a même pas accompli une mission? » Me taquina Karl.
- « Et en plus il pourra voyager où il voudra au frais de l'Ordre. Moi, à ta place, j'irai bien en Corse ou en Sicile, voir si quelques preux chevaliers ne se languiraient pas sur les dunes. » Plaisanta Pether.
- « Allons mes amis! Arrêtez de l'asticoté, il ne peut même pas en placer une! Félicitation Ceri. » Tempéra Athan.

Les au revoir furent chaleureux, nous souhaitant chacun de nous revoir au printemps mais moi, bien-sûr, craignais plus pour leur vie.
J’atteins le rempart Est sur Bethan et reconnu, parmi la petite escouade qui m'attendait là, Csaba et Lazsloz. A mon arrivée, ils m'adressèrent un grand sourire.
- « Et bé! On commençait à s'impatienter nous! »
Je fis le compte des hommes (seize au total, moi compris), me présenta, puis nous nous élançâmes dans la forêt, en jetant un dernier regard nostalgique sur le majestueux foyer qu'avait été pour nous le châteaux. Puis sa silhouette rassurante s'effaça quand nous nous enfonçâmes dans les bois....
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MessageSujet: Re: Ceri de Glamorgann   Lun 19 Mai - 13:14

(suite)


- «Rhaa..Quelle idée de merde comme même d'aller se foutre dans cette ce monastère...Putin on se gèle les miches! » Murmura Csaba dans l'obscurité du réfectoire.
- « En plus il a fallu qu'on tombe sur les seuls curetons qui on fait vœux de ne plus manger de viande. Des patates et des poireaux pour dîner, ça vous nourrit pas un homme ça! » Renchéri Lazsloz d'une voix grelottante.
- « Bon, les frères « casse-couille », vous la fermé et vous dormez maintenant! » grognai-je tout bas, « je vous rappel que les vénitiens dorment dans l'étable eux. »
- « Ba justement! Eux ils ont chaud au moins! » Rétorqua Lazsloz.
- « Et puis, » ajouta Csaba, « faut dire que ça les changera pas de leur odeur habituelle! »
Les deux frères explosèrent d'un rire sonore qui se communiqua instantanément aux soixante-dix autres chevaliers présent dans le la vaste salle.
- « Tout le monde la ferme! Celui qui ne dort pas dans les cinq minutes je lui tranche la gorge dans son sommeil! » M’emportai-je en bondissant sur mon lit. Le silence se fit. Les frères infernal tentaient tant bien que mal d'étouffer leur fou rire, mais je n'en teint pas rigueur, étant devenu depuis plusieurs mois mais amis les plus proches. Néanmoins, quel conduite catastrophique pour l'image de l'Ordre au près de ces religieux, qui avaient fait du vœu de silence leur priorité. « Ba! » pensai-je, « après tout nous nous partons demain. Et puis au moins nous aurons bien profité de la bière (ma foi fort bonne) de cette abbaye flamande. »



Après avoir fait le compte de mes 227 hommes, je donnai le signal du départ. C'est d'un mauvais œil que les moines de Grimbergen nous regardèrent partir au petit matin. En plus du vacarme d'hier soir, les religieux avaient eu droit à un départ à des préparatifs de départs bruyant et désordonné, tout les guerrier sillonnant le monastère de droite à gauche pour rejoindre leurs escouades ou remplir une dernière fois leur outre de bière.
La troupe s'élança dans la forêt par un vent glacial venu du Nord. L'hiver était déjà bien avancé, et la neige recouvrait recouvrait tout de son manteau blanc. Mes hommes étaient gelés, mais leur moral était à tout épreuve. Malgré le froid qui tétanisait les muscle, la neige qui obstruait le yeux, la grêle qui fouettait la peau, ou encore le vent glacé qui cisaillait les visage...malgré tout ça, ils gardaient le moral au beau fixe, comme si nous nous baladions dans nos vertes forêts, par une douce journée de Juillet. J’étais content de mon recrutement jusqu'à maintenant. D'Avignon à Liège, en passant par Gênes, Venise ou encore Berne, j'avais toujours eu la chance de trouver des guerriers puissants et digne de confiance. Ils étaient tous muent par la foi ou l'envie de combattre, et de toute manière Ceri refusait d'enrôler des pur mercenaires, uniquement attirés par l'appât du gain.

J’aimais ses hommes pour leur humour potache, leur franche camaraderie et leur rire guttural.
Cependant, plus ma petite armada prenait de l'ampleur, plus il devenait difficile de loger tout ce monde. En période estivale, tout aurait été plus simple, nous aurions monté des campements dans une plaine quelconque, à même le sol. Mais l'expédition avait été lancée aux derniers jours de l'automne et nous n'avions par conséquent connu que les rigueurs de l'hiver. Du coup, ils nous arrivaient de nous écarter d'une dizaines de lieues de notre but pour trouver un endroit où loger, le plus souvent des monastères, des abbayes, des grandes ferme de riche nobles...Près Senlis, nous avions même été contraint par un seigneur à dormir chez ses serfs (la nuit étant tombée, nous n'eûmes pas vraiment le choix), et à Namur nous avions même du passer la nuit sur les bancs de la cathédrale.

Depuis quelques jours, je tentai d'imprimer malgré tout un rythme plus soutenu à nos montures. En effet, nous étions aux derniers jours de janvier, et notre mission ne nous laissait plus guère le temps de se reposer. Actuellement nous cheminions sans cesse vers l'Est, en passant par le Saint Empire (Romain Germanique), pour atteindre la Hongrie au plus vite. Nous ne nous arrêtions que dans les grandes villes afin de recruter au mieux, et à la tombée de la nuit nous cherchions où dormir, pour repartir le lendemain à l'aube sur le même rythme effréné.
Pour les compagnons de la première heure, cela faisait plus d'un mois que nous n'avions pas mit les pieds dans une taverne, se qui rendit la halte dans l'abbaye de Grimbergen des plus salutaire.
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MessageSujet: Re: Ceri de Glamorgann   Lun 19 Mai - 13:16


Cela faisait des heures que j'étais perdu dans ces diverses pensées quand soudain à 10 mètres devant nous, une jeune femme traversa en courant le sentier. Ses vêtements étaient déchirés et tâchés de marque rouge. Elle était tellement paniquée qu'elle ne nous prêta même pas attention à nous et qu'elle disparu à tout vitesse de l'autre côté du chemin.
Interloqué, j'allais me retourné vers les frères tavernes pour vérifier que je ne rêvé pas quand un barbare surgit en brayant du même endroit que la fille, la hache brandit au dessus de la tête. Sa langue ressemblant fortement à un dialecte scandinave que m'avais enseigné Karl, je crus comprendre :
-"Viens là maraude! Moi et mes compagnons son très doux aux lits! Nous ne te prendrons que deux par deux, je t'assure! Allez, revient petite put..."

L'homme nous aperçus soudain et arrêta net sa course. Il resta planté là bêtement devant nous. Apparemment il était aussi surpris que nous de ne pas se trouver seul dans ces bois. Puis brusquement il déguerpit à toutes jambes dans en sens inverse.
-"Caz avec moi! Laz tu garde les troupes!"

Csaba et moi bondîmes à terre et nous prîmes le fugitif en chasse. Heureusement, nous eûmes tôt fait de le rattrapé, nous étant chargé de nos uniques armes, et lui fuyard étant de forte corpulence. Caz, qui ne se séparé jamais de son javelot, balaya le fuyard dans sa course. Le gros barbu s'écroula à terre la tête la première, mais se releva très vite pour nous faire face. Je n'aurai su dire si ses yeux trahissaient de l'angoisse ou de la colère, toujours est-il qu'il nous faisait à présent face en posture d'attaque. Sans crier garde, il fonça sur Csaba et tenta de frapper de taille à la hanche. Ce ne fut qu'en se renversant de manière très délicate ((cf. Matrix)) que mon ami évita d'être coupé en deux.
"D'accord" pensai-je, «ce gros tas est puissant mais il est plutôt lent. Rien ne sert de l'attaquer de face, il sera moins risqué de lui tourné autour et de le frapper quand il ne pourra plus nous suivre du regard." Je lançai un regard lourd de signification à mon ami, et celui me le rendit de manière entendu. Mon amitié avec les hongrois s'était mue en complicité, et désormais nous nous comprenions presque en une parole ou un regard. Nous nous mîmes alors à tourné autour du bougre qui ne compris pas tout suite cette manœuvre.
-"Allez, venez bande de chiens!" gueulait-il.

Nous allions maintenant de plus en plus vite et le guerrier avait toute les peine du monde à nous suivre des yeux..Csaba fut alors enfin dans son dos et frappa le premier en lui mettant un coup de javelot sur la tête. De douleur, il se retourna vers son agresseur, je lui assenai alors un violent coup derrière les genoux du plat de mon épée. Il trébucha et mon complice lui piqua alors légèrement le poignet de son javelot. Il lâcha sa lourde hache, puis baissa la tête en signe de défaite. Le combat et la poursuite avait duré moins d'une minute. Nous cessâmes alors de courir et nous approchâmes.
-"Tu parles ma langue?"
-"Oui..Oui messire. Je l'entend."
-"Qui es-tu? D'où viens tu et pourquoi poursuivais tu cette femme?" demandai-je d'un ton peut engageant. L'homme commença à se relever.
-"Ma seigneur, jo ne faisait qu'appliquer ma droit..Ce gueuse...
-"Qui ta dis de te lever!? Reste assis et répond au questions." ordonna Csaba d'un ton cassant. Le barbare fit comme il dit.
-"Jo vient des terres du Nordd, au delà le mer. Jo être ici, avec autres guerriers de mon village, pour réclamer mon droit."
-"Quel dû?" m'étonnai-je.
-"C'est que jo ne pouvoir.."
-"Réponds à la question face de bouse!" l'interrompis encore l'hongrois.
-"Et bien, parce que avoir combattu païens et avoir converti notre population au catholicisme, les hautes instances avoir autorisé peuple de Norvège reprendre expéditions de pillage dans Nord de l'Ûrope. Comme...récompenses.."
-"Des hautes instance?! Lesquelles?"
-"Les plus hautes ma seigneur..."
-"C'est à dire?"
-"L'Eglise do Romaine."

A ces mots, je regardai Csaba qui sembla aussi étonné que moi de cette révélation.
-"Tu mens." tenta mon ami.
-"Un homme désarme ne ment pas quand deux autres hommes posent questions arme en main."

J'eus la mauvaise impression que tout ce que venait de dire ce balourd était juste. On l'emmena jusqu'au cortège, qui avait profité de cette halte pour reposer les montures et se désaltéré (et inversement). Ils regardèrent surpris le viking arriver les poings liés, et furent plus qu'étonné aux brèves explications que Csaba fit circuler dans les rangs. Je décidai de prendre avec moi une petite troupe d'une vingtaine hommes, dont Lazsloz et Csaba, et ordonna à un de mes second, un français de confiance, de faire avancer les hommes, sans quitter le sentier, jusqu'à la prochaine notre prochaine étape. Je gardai le viking avec moi.
-"Combien êtes-vous?"
-"quinze." Je ressaierai ma lame sur son cou jusqu'à le faire saigner.
-"La vérité..." lui murmurai-je du ton le plus sanguinaire que je pu feindre.
-"Qua..une quaran." fit il en fermant et ouvrant 4 fois ses deux main. Il était paniqué.
-"Et les autres tribus de Norvège?"
-"Les autres être parti au Deunamark et en Scot"
Je méditai ces paroles. Je repris
-"Où sont tes amis maintenant?"
-"Peu..Village de bûcherones où nous être tout à l'heure."
-"Et où est il?" m'impatientai-je.
-"A cinq minute de cet endroit. De l'Ouest."
-"Très bien...Laz, bâillonne le."
-"Eh! Attendre! Ma seigneur, vous n'allez pas tuer moi?!" dit-il suppliant dans son mauvais anglais.
-"Non. Maintenant tais toi."

Lazsloz bâillonna le guerrier venu du Nord et l'attacha contre un arbre, caché derrière un bosquet de buisson. Nous partîmes dans la direction qu'il nous avait indiquée. Cinq minutes plu tard, nous aperçûmes des chevaux attachés à la lisière de la forêt, puis, en contrebas, le village. Mais le spectacle devant nous était bien pire que ce que nous aurions pu imaginer...
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MessageSujet: Re: Ceri de Glamorgann   Lun 19 Mai - 13:17




Au village, les maisons brûlés avec des mourants encore à l'intérieur. Au village, les chiens qui n'avaient pas encore été fendu en deux léchaient le sang coulant des cous sans tête ou des ventres ouverts des bûcherons gisant ça et là. Au village enfin, les filles qui n'avaient pas encore étaient démembrées se faisait violée à plusieurs par ces monstres de vikings qui n'avaient alors d'homme que le nom. Moi et mes compagnons restâmes un moment pâle et bouche bée devant ce théâtre d'horreur. Le plus sensible d'entre nous avait déjà les yeux bien humides. Je me tournai vers Lazsloz, qui serait la mâchoire de rage, les yeux remplis d'éclaire. A côté de lui, Csaba avait déjà sorti son sabre et finissait maintenant de fixer son heaume.

J'étais dans un état second. C'était comme si la fureur qui montait dans mon cœur avait pris possession de tout mon être. Ce fut alors comme si j'assistais au combat sans y participer. Je m'entendis ordonner à mes hommes d'être sans pitié et de ne pas faire de prisonniers. Je me vis leurs désigné machiavéliquement à chacun le premier homme qu'ils auraient à tué puis, je lançai l'offensive. Moi qui avais toujours imaginé mon premier combat commençant par l'appel d'un cors suivit d'un long cris au nom de l'Ordre, se fut un "A MORT!" massif et cruel qui sorti communément de nos trente gorges pendant que nous dévalions la pente...

Le choc fut terrible pour les norvégiens. La moitié, endormis par l'alcool, ne réagir même pas à notre approche toute occupés qu'il était à violer les pauvres villageoises. Au moins dix têtes blondes volèrent lorsque nous abattîmes nos sabres sur eux.

L'image de leur amis décapités réveilla les vikings de leur torpeur mais déjà nos lame étaient sur eux. Je me vis fendre un homme de la base du cou jusqu'au plexus, puis écarter d'un simple plats de la main un haches bien môle qu'un de ces poivrots tenta de m'envoyé, ce à quoi je ripostai en le transperçant de part en part, mon épée enfoncée jusqu'à la garde. Son visage tout proche du mien de par mon coup, il me regarda un bref instant, comme surpris, avant de s'éteindre dans un râle court. Mes compagnons, au force décuplé par la haine de ces hommes sans pitié, abattait un à un les autres soudards dans une violence inouïe. Lazsloz faisait avec sa masse des dégâts immense dans les rangs adverses, et venait d'abattre à lui seul cinq hommes, dont deux seulement avait eu la "chance" de ne pas se faire désintégré la cervelle. En une quarantaine de secondes, il ne resté déjà plus qu'un vikings, qui tenta en boitillant de rejoindre les chevaux attaché à l'orée du bois. Je m'entendis alors crier :
-"Csaba! Tue le!"

Mon Caz, sans hésitation, envoya son javelot. Celui-ci parti comme une flèche sur le fuyard. Au moment de l'impact, il y eu le bruit sec des os qu'on casse. Le javelot était parti entre les deux omoplates et avait perforé le viking de long en large. Il s'écroula sur ses genoux en poussant un gémissement, ou plutôt un cri étouffé par le sang qui jaillissait déjà de sa bouche. Ses yeux roulèrent dans ses orbites, puis il tomba raide mort.

Une minute. Une minute avait suffit pour étriper ces ivrognes cruels, qui désormais ne valaient pas mieux physiquement que les pauvres innocents qu'ils avaient massacré...

Il me fallut quelques instants pour sortir de la torpeur de violence qui s'était emparé de moi. Quand je fus de nouveau plus lucide, je vit autours de moi tout ces corps étendu là. Nous avions vengé ces pauvres hommes, mais avions du même coup commis un deuxième massacre. Et je ne pouvais oublier les yeux de l'homme que j'avais tué.
Seule cinq femme était toujours en vie. Je leur donnai l'argent que j'avais prévu d'utilisé pour le recrutement à Aix-la-Chapelle et leur laissa les chevaux de leur bourreaux, puis sas un mot de plus pour elles, je donnai le départ. En chemin, mes hommes avaient perdu leurs bonne humeur habituelle et, fait encore plus inhabituel, ils ne parlaient pas, ils ne disaient rien. Moi même j'étais isolé du reste du monde par une question : Comment le Pape, le Saint Père, pouvait-il passer de tels marchés avec ces brutes sanguinaires.

Nous arrivâmes jusqu'à l'arbre et à notre vus, le viking parut encore plus paniqué et agité qu'au part avant. Il était blême et transpiré à grosse goûte. Je remarquai que ses poignets était très rouges, ce qui me laissa penser qu'il avait tenté de s'enfuir, sachant ce que nous trouverions arrivé au village. Quand je le débâillonnai, il s'écria tout suite :
-"Ne tue pas moi! Ne tue pas moi! Ton parole! Ton parole!"

J'avais promis de ne pas tuer ce porc. Cependant le seul châtiment qu'il mérité était la mort. Je détournai alors mes yeux des siens, puis lui tourna le dos et commençai à repartir. Il dit :
-"Merci seigneur. Merci seigneur."



Tout en continuant à marché dos à lui, je tendis mon épée à Laz, qui la prit et s'avança alors vers le barbare...
-"Nan! Ma sire! Vous pas tuer! Ma sire!! Ma sir..."

J'entendis derrière moi un objet sifflet dans les airs puis, une seconde après, une masse retombée au sol.

Nous retournâmes à nos montures et sans un mot, nous prîmes la route pour rejoindre nos compagnons. J'avais enfin réalisé que l'Ordre avait était créé dans le but d'empêcher que ce genre de massacre perdure et se multiplie.
L'Eglise était le coeur de l'Eternel, créé pour protéger ses brebis. L'Ordre était le bras armé de l'Eternel, crée pour exterminer les loups.
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MessageSujet: Re: Ceri de Glamorgann   Lun 19 Mai - 13:17




Les mois passèrent et au premières éclaircies de Mars, nous traversions le Danube. Le recrutement était fini et s'était déroulé à merveille, et je pouvais me vanter d'avoir sous mes ordres de réel troupes d'élite. Cependant, leurs coûts étant quelques peut élevés et la bourse accordait par Scalvo n'étant pas infinie, notre nombre n'était pas supérieur à quatre-cent têtes. Néanmoins, je me rassurais en pensant bien qu'au moins les deux tiers de notre armée avaient vaincu ces factions rebelles.
Le moral des troupes était de plus au plus haut et, bien que la rumeur de l'escarmouche se fût propagée parmi les hommes, personne n'évoqua jamais le fait directement.

Cependant, arrivé dans la région de Bucarest le regard des paysans me fit penser que quelque chose clochait. J’ordonnai alors à mes hommes de se ne pas faire d'histoire (se faire discret étant difficile pour une troupe de 400 hommes) et de taire notre identité à quiconque s'enquérir ait. Nous avions décidé de nous faire passé pour une armée participant à la deuxième croisade (heureusement, personne ici ne semblait savoir qu'elle avait été avortée). Je décidai aussi de multiplier le volume des vigies ainsi que les nombres de tours de garde car, dormant désormais à l'air libre dans des campements de tentes fines, notre sécurité n'était plus assurée.
Et plus nous avancions dans le pays, plus des rumeurs étranges nous parvenaient...
-"L'Ordre des chevaliers Divins! Ne prononcé pas ces mots ici nobles croisé! Cette armée la s'est fait décimé à Kastely!"
-"Les Chevaliers Divins? Mais ils sont tous morts à Bucarest voyons."
-"L'Ordre des Chevaliers Divins vous dites? humm..Il me semble qu'une troupe de ce nom là s'est fait massacrée dans la grande forêt près d'ici."

Mes hommes devenaient nerveux et je ne pouvais rien dire pour les rassurés. J'étais tout aussi perdu qu'eux. Finalement après des jours d'errance et de récits similaires, nous logeâmes dans une abbaye des plus vétuste et qui semblait avoir le respect des habitants comme des troupes armée. Là je me pris le risque de révéler ma vrai identité à l'abbé, et, à ma grande surprise, celui-ci m'emmena à l'écart et m'expliqua l'ampleur du désastre : la bataille avortée, le massacre des paysans de la capital, puis la fuite de Kastely, jusqu'à leur fuite dans un village reculé, perdu au confins d'une épaisse forêt...
-"Le village s'appel Rajka, mais soyez prudent et voyagez de nuit car d'autres armées sont à la recherche des gens de votre Ordre. Faites un détour et rentrez par le Nord-est pour les éviter. Quand vous verrez de hautes roches vous faire face, ces que vous pouvez entrer. Personnes ne s'aventure jamais là-bas car personne n'a de profit à tirer de ce tas de pierre. Vous serez tranquille."

Nous parcourûmes alors des distances folles en un tant record, Csaba et Lazsloz mettant beaucoup du leur pour servir de guide et prendre les renseignements auprès de leurs compatriotes. Ayant trop peur q'un retard de notre par condamne l'Ordre, nous chevauchions sans arrêt de l'aube au crépuscule. Cependant, une fois dans la région de Rajka, nous nous fîmes le plus discret possible et ne voyagions que de nuit. Nous fîmes un long détour pour rentrer par l'endroit que nous avait indiqué l'abbé et, finalement, après deux jours de marche nocturne...
-"Halte!"

Les cris sortis brusquement mes troupes de leur somnolence (à laquelle ils s'étaient habitué à force de chevaucher de nuit).Des hommes nombreux nous encerclaient, tous armés d'arcs qu'ils tenaient tendus vers nous. La pénombre cachait leur nombre, mais je me doutais qu'il était bien inferieur. Cependant, ne sachant à qui j'avais à faire face et risquer la vie de mes troupes si importantes pour l'avenir de l'Ordre, je fit signe à mes hommes de rester calme:
-"Qui es tu et que veux tu?" demandai-je en essayant d'avoir l'air moins anxieux que je ne l'étais.
-"Je veux toutes vos armes, vos provisions, et que vous déguerpissiez de cette forêt."
-"Mes hommes et moi partons en croisade et ne cherchons nullement querelle. C'est à Dieu que nous obéissons, et uniquement à lui. Cependant, si vous insistez, je suis prêt à engager le combat, car il me semble que bien qu'apparemment bien armé, votre armée est d'un nombre bien inférieur à la notre..." tentai-je, décidé à intimider mon adversaire plutôt qu'à lui céder le pas.
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MessageSujet: Re: Ceri de Glamorgann   Lun 19 Mai - 13:18




C'est alors qu'il eut une réaction à laquelle je ne me serais jamais attendu : il commença lentement à baisser son arc et me dit...
-"Ceri?..." Il baissa sa capuche. Je vacillai d'étonnement.
-"Athan!"

Nous nous jetâmes dans les bras l'un de l'autre.
-"Avec toute ces rumeurs je te croyais mort! Quoi que, couard comme tu es, j'airais du me douter que tu fuirais au moindre danger..." plaisantai-je.
-"Et moi qui pensé qu'avec ta stupide cervelle de gallois tu ne nous retrouverais jamais! Ne me ment pas! Je suis même sur que ta stupidité ta guidé ici par hasard et que tu pensais en faite arrivé à Rome."

Autour de nous, les soldats mirent quelques secondes avant de réaliser que nous étions du même camp. Ils rirent alors et allèrent les uns vers les autres. Le bruit des conversations se faisait de plus en plus fort et le byzantin m'enjoint de retourner au camp car ce n'était pas bien prudent, avec les Svarog qui traînaient dans les parages.

Ce que je vis à mon arrivée dans le camp me renversa. De la belle et grande armée de l'Ordre partie châtier les rebelles, seul quelques centaines de chevaliers étaient encore vivant. Je retrouvai rapidement mes amis de toujours, Karl, Adrian, Pether (qui m'offrit une chopine avant même de me saluer). J'étais heureux de les retrouver. Je leurs demanda alors :
-"Et Scalvo?"

Ils se regardèrent entre eux, les mines soudaines plus sérieuses. Pether me dit gravement :
-"Suis-moi"

Nous entrâmes dans ce qui ressemblait à un hôpital de campagne et il m'approcha d'un blessé endormi. Son visage était en partie défiguré, avec un œil apparemment perdu et des bandages poisseux de sang entouraient sa tête et son corps. Je regardai Pether un peu perdu. Il me dit :
-"Ne le réveillons pas pour l'instant. Notre ami vénitien a, comme tu peux le constater, de lourdes blessure, et les douleurs dont il souffre lui peine à trouvé le sommeil."

Je devins blême. Je ne comprenais pas. Comment cela avait-il pu arriver? Les trois quarts de l'Ordre massacré, le reste se tairant ici pris au piège de cette forêt, et Scalvo, défiguré et mutilé au plus haut point.

Je sortis de l'hôpital de fortune sonné. Tout ce bousculé dans ma tête. Que pouvait-il bien passer par la tête de Léon IX notre pape?! D'abord le soutient à ces vikings sanguinaires, ensuite envoyer l'Ordre à l'abattoir pour ce pseudo roi....

Adrian vint alors à moi, me pris par les épaules et me dit :
-"T'en fait pas..Nous aussi ont a ressenti ça. Cette trahison. L'impression d'avoir était dupé au plus profond de soi. Mais t'en fais pas, nous aurons notre revanche un jour. Avec de la patience certes, mais nous l'aurons."

Il me tendit une bière et me désigna un endroit où Csaba et Lazsloz, ainsi que tout mes amis retrouvés, s'étaient regroupé, bière à la main. Nous parlâmes jusqu'au toute la soirée, puis, pour finir, nous jurâmes que l'Ordre redeviendrait, par nos épées, le plus grand et plus noble défenseur de l'humanité opprimé. Nous levâmes nos chopes et criâmes d'une même voix :
-"FORTES IN FIDE!"




Le même cris fut repris, partout dans le campement, toute la nuit...
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MessageSujet: Re: Ceri de Glamorgann   Lun 19 Mai - 13:19

Intermission : L'après Svarga.



Ceri ouvrir difficilement les yeux.

Le regard embrumé, il décida d'attendre que sa vue se rétablisse avant de faire un quelconque mouvement.
Il resta allongé là pendant une bonne minute, aveuglé par des heures de sommeil continues, contractant légèrement tout ses muscles un par un pour finalement constater que toute ses crampes n'avaient pas disparu mais que ses courbatures s'étaient multipliés.

Quand il émergea enfin des bras de Morphée, il se redressa doucement pour s'asseoir sur le bord de sa minuscule couchette. Son dos le tiraillait douloureusement. Il regarda brièvement autour de lui. Il ne se rappelait pas s’être installé dans une chambre aussi étroite. En tendant les bras de chaque côté, il pouvait presque en toucher les murs. Au vu du soleil qui s’infiltrait par une minuscule fente dans le seul volet de la pièce, il avait du dormir à peu près une journée et demi.

Puis, il se pencha en avant, reposant délicatement sa tête dans ses mains. Tout les évènements de l'avant veille lui revinrent peu à peu à l'esprit.

D'abord la discutions avec Athan, si fragile. Il se remémora alors l'arrivée au dispensaire, le médecin, l'opération à cœur ouvert...Il avait ensuite laissé Athan au soin dans un bâtiment annexe, puis le plus terrible arriva...


Alors qu’avec l’aide de ses hommes il installait le byzantin sur sa couche, des cris retentir dans Svarga et une multitude de Chevaliers se précipités vers l’avenue principale. Intrigués et inquiet, ils laissèrent leur ami entre les mains des hommes de science et se précipitèrent vers le centre de la place.
La une marée une marée humaine formait des soldats de l’Ordre, crasseux, éreintés et aux tuniques poisseuses, se pressais vers se qui semblé être une charrette. Ce mouvement de foule surpris Ceri, car se n’était pas le premier brancard qui revenait en passant par la place. Néanmoins, il se douta que l’un des probables cadavres posés sur la charrette devait être un personnage important de l’Ordre de son vivant, car Bertrand de Lorraine accompagnait le convoi, faisant de grand moulinet du fourreau de son épée pour éloigner les curieux.
-« Paix à son âme », murmura le gallois en se tournant vers ses hommes, paroles aussitôt reprises par ceux-ci.

Ils se retournèrent pour s’éloigner de l’attroupement, lorsque soudain il saisit dans son dos la conversation déjà entamée suivante :
-« …a déranger pour ça ? On le connaît même s’type. »
-« Ba ché’pas. Le Lieutenant Skapty nous à dit que s’té un membre important pour les ancien de l’Ordre, ‘l’était très trist’ le Skapy. ‘La dit qu’c’était un Véminien je crois… »
-« Un Vénitien t’veux dire ? »
-« Ouai, j’crois c’est ça. »

Ceri s’arrêta net. Il resta figé, le regard fixe, sans pouvoir croire se qu’il venait d’entendre.
-« Eh sergent ? Ca va ? », S’inquiéta l’un de soldat.

Il se retourna brusquement et fondit la foule, à grand renfort de coup d’épaule.
-« Sergent ! Mais vous allez où !? », S’écria son interlocuteur qu’il avait laissé sur place.

En quelques seconde, et gratifié au passage de quelques noms d’oiseaux rare, il parvint à la limite de la charrette. Un garde qui essaya de le retenir en fut dissuadé des d’un croche-pied qui l’envoya à terre, ce qui eu pour effet d’attirer vers lui tous les autres gardes en présence. C’est alors qu’il tomba face à Skapty. L’homme du Nord avait les traits très tirés, et les yeux luisants. En croisant son regard, il fit à Ceri un sourire désolé et gêné qui ne voulait dire qu’une chose….
Skapty fit signe à ses hommes de le laisser passer. Le brancard repris sa marche lente et Ceri remonta doucement jusqu’à la tête du convoi. Là, au milieu d’autres malheureux, se trouvait le corps sans vie de Scalvo.

Le Vénitien était allongé bien droit, les mains jointe sur le torse, les yeux clos. On aurait pu croire qu’il dormait paisiblement si seulement sa poitrine daignait se soulever. Un bandage blanc, partiellement maculé de rouge entourait son cou.

Même si il ne se connaissait pas beaucoup, il savait que le Vénitien avait été un chevalier des plus investi et dévoué à l’Ordre et qui avait su prendre les bonnes décisions suite à l'échec de l'opération Avalanche. Il savait aussi, pour avoir partagé en sa présence quelques instant de paix , que derrière la façade de chevalier austère et sombre qu'il avait longtemps était, il s'était révélé au contact d'Alicia un ami sincère qui manquerait sans aucun doute à notre petit groupe de chevaliers…

Ceri se retourna vers le lieutenant qui semblait l’avoir oublié, et qui marchait mécaniquement au rythme de la charrette, le regard bas perdu dans le vide.

Le gallois retourna près de ses hommes et sans un mot les enjoignit à le suivre. Ils s’installèrent dans une maison vide et adjacente au dispensaire et, toujours en silence, ils se restaurèrent puis allèrent se coucher.



A présent Ceri avait totalement émergé de sa longue nuit, mais le sentiment amer d’une victoire au goût de défaite lui collait toujours à la peau. Combien de Svarog avait-il tué en cinq jours ? Cinquante ? Quatre-vingt ? Il ne saurait le dire. Mais toujours est-il que se monstrueux carnage n’avait d’égal que son inutilité. Son père lui avait pourtant enseigné une ligne de conduite toute opposée à celle prônée par l’Eglise et certains membres de l’Ordre.

Après tout, quelle importance y avait-il à laisser ce peuple suivre sa propre religion ? Selon le livre de Saint-Jean, Jésus en mourant sur la croix avait lavé l’Humanité de tout ses péchés passé et futur, et ce pour tout les hommes.
De plus, comme l’a rapporté Saint Matthieu, Jésus dit à ses fidèles que « Dieu est Amour » et que « Celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu en lui ».

Ceri, pour qui la religion était un élément de rapprochement et non de discorde entre les hommes, avait de plus en plus de mal à comprendre les choix du Pape, et notamment ses nombreuses tergiversations : un coup contre Philippe, un coup contre Guy…
Et que dire de cette guerre en Terre Sainte, contre nos frères de la Religion de la Loi ?
Bien sûr, les extrémistes arrivés au pouvoir à Jérusalem empêchaient les chrétiens d’effectuer leur pèlerinage, mais était-ce une raison suffisante pour que ce prêtre turbulent déclare la guerre à l’Islam ?

Alors qu’il était perdu dans des pensées de plus en plus antagonistes envers le Pape, Adrian pénétra dans la sombre chambrette.

-« Sopraluk nous laisse encore une journée. Nous partons demain pour Constantinople », dit sobrement l’Ecossais.
- « D’accord, merci Adrian. Comment va Athan ? », S’enquit Ceri.
-« Mieux. Il s’est levé il y a une demi-heure. Quelques courbature mais ça va. »

L’Ecossais fit mine de partir, mais s’arrêta sur le seuil et demanda sans un regard :
-« T’es au courant ? »
-« Oui. Je l’ai vu avant après la bataille, en remontant l’avenue. », Répondis Ceri d’une voix triste et sereine.
-« D’accord. J’ai déjà mis au courant Athan. »

Adrian acheva son départ de la pièce, puis le gallois se redressa. Apparement l'Ecossais avait été marqué par le nombre élevé de ses compagnons tombé dans l'assaut de la première enceinte. Ceri en fut quelque peu troublé, car son compagnons n'avait guère l'habitude de montrer cette facette de sa personnalité.
Cependant son ventre commençait à crier famine de cette trop longue hibernation. Il éprouva néanmoins les plus grandes difficultés pour s’habiller. Ses vêtements étaient dans un tel état qu’il n’enfila que ses chausses et ses bottes, délaissant sa chasuble maculée.

Torse nu, il descendit au rez-de-chaussée ou il salut chaleureusement les hommes avec qu’il avait laissé l’avant-veille et qui avaient combattu dans tout Svarga à ses côtés. Ceux-ci, apparemment ravis de le voir en si bonne forme, lui proposèrent de faire « copain » avec eux, ce que Ceri accepta avec joie tant il était affamé. Il recueilli alors un maximum d’information : Les hérétiques étaient repartis hier, tandis que Philippe et la plupart des hongrois étaient repartis vers la capital où d’énormes festivités étaient prévues pour leurs retour. Une petite partie des hongrois avaient cependant décidé de rester et d’intégrer l’Ordre, impressionné par la vaillance et l’audace des chevaliers, ce qui était assurément bénéfique pour la reconsolidation de celui-ci. Les pertes, bien que conséquentes, avaient été conformes au chiffre prévu. Cependant, de valeureux guerriers, tant du côté de l’Ordre que de celui de la noblesse Hongroise, avaient périt. C’était le cas de Scalvo Daleva.
Le tyran Guy était mort, tout comme le « Professeur » Veraldus…Cependant, une nouvelle fit bondir Ceri.

-« Comment !? Le Général de l’Ordre des Svarog a intégré l’Ordre ?! Comment est-ce possible ?! »
-« Et bien il paraîtrait qu’il avait certains liens avec votre ami, paix à son âme, le vénitien. Des liens familiaux apparemment… »


Le gallois réfléchit longuement durant le reste du repas à ce qu’il avait été dit.
Il prit les affaires laissées dans sa chambre, salua encore une fois ses frères d’arme, puis sorti dans la ruelle. Là, un grand sourire éclaira son visage. Il siffla à plein poumon, ce qui eu pour effet faire tourner toutes les têtes vers lui. Puis un hennissement retenti et une jument à la robe alezane cuivrée descendit furieusement la rue. Bethan, le percheron de son village. Il l’avait laissé à l’entrée l’avant-veille et avait complètement oublié de l’attacher. Heureusement d’ailleurs, car sinon elle aurait eu les plus grandes difficultés pour se nourrir.

Il lui caressa la caressa délicatement du chanfrein aux naseaux, puis l’enfourcha sans même mettre de selle. A la douleur sourde qui fusait dans son postérieur, le cavalier conclu qu’il était resté couché trop longtemps. Puis, oubliant la douleur pour le désir de monter à nouveau, il lança Bethan au triple galop dans les rues de Svarga.

Arrivé au campement, il s’arrêta devant sa tante et mis pied à terre. Il remarqua sans surprise que ses muscles postérieurs le tiraillaient plus qu’auparavant. Il pénétra alors dans la tente.

-« Ceri ! »

Athanasios était en train de boucler ses bagages.

-« Athan ! Mais qu’est-ce que tu fais là !? », Dit surpris, les yeux écarquillés de surprise.

Les deux amis s’étreignirent spontanément.

-« Ba j’en avait marre de Svarga. Et puis comme on part demain matin, autant être prêt au plus tôt » répondis le byzantin d’un grand sourire.
-« Mais dis moi, t’étais pas sensé garder le lit ? », demanda le gallois, goguenard.
-« Faut croire que je récupère vite », répondit l’autre, en mimant la démarche d’un homme boiteux.

Ils éclatèrent de rire.

Tout en faisant leurs paquetages, ils discutèrent de la bataille, des dernières nouvelles et des projets de l’Ordre, direction Constantinople. Ils évoquèrent très brièvement la mort de Scalvo. Le byzantin semblait extrêmement marqué par la perte de au vénitien. Apparemment il portait une grande admiration à cet homme que Ceri connaissait peu. Puis, ils débâtir longuement sur l’intégration de l’ex-Général des Svarogs dans l’Ordre, ainsi que de sa probable parenté avec Daleva. D’après Athan, qui l’avait vu de près lors de la trêve du cinquième jour, il s’appelait Livio et était d’une ressemblance stupéfiante avec celui qui semblé avoir était son frère.
Ils n’évoquèrent ni la mort du capitaine svarog, ni leur discutions sur la tour de garde, mais tous deux sentaient qu’une nouvelle complicité, presque fraternelle, s’était établie entre eux.

Le nuit tombant, ils retournèrent au campement et croisèrent en chemin Denizot, le chevalier français instigateur du dispensaire. Il échangèrent briévement quelques mots en ergotant sur l'avenir de l'Ordre. Ceri et Athan ne connaissaient quasiment pas le français, mais lui proposèrent de les accompagner jusqu'au mont.

Puis, lalors que le soleil se couchait lentement à l'horizon, les trois chevaliers se mirent en route. L’enterrement des chevaliers mort au champ d’honneur allait commencer et nos trois hommes allèrent se joindre au flot de soldats qui se dirigeaient en vagues successives jusqu’au mont surplombant Svarga.
Arrivée au sommet, une foule compacte de chevaliers se tenaient face à la citadelle. Devant eux, se dressaient, à intervalle réduit et régulier, les tombes des hommes aillant perdu la vie à Svarga. Elles étaient toutes semblable : quelques cailloux et une simple croix de bois pour tout ornement.

La cérémonie commença. Les membres les plus éminents de l'Ordre ainsi que le Roi Philippe étaient au premier rang. Sopraluk, s'avança de quelques pas en avant de l'assemblée des vivants et, face à la mer de croix tapissant l'horizon, commença par un long et émouvant éloge pour les hommes ayant perdus la vie. Puis, il énonça un à un les héros mort à Svarga et Rajka.

Les chevaliers de l'Ordre mais aussi quelques nobles hongrois resté pour la cérémonie furent tous très digne et respectueux lors de cette cérémonie qui se voulait la plus brève possible. Lorsque Sopraluk annonça Edward de York, le bruit lourd d'une marée de chevaliers frappant leur poing sur le coeur s'éleva au dessus de la mêlée, un dernier geste de respect envers l'un des cadres de l'Ordre.

Ceri, en parcourant la foule des yeux, fut saisi d'étonnement. Au premier rang, juste à droite de Bertrand de Lorraine, ce tenait le fameux Livio. Le gallois l'avait presque confondu avec Scalvo, ce qui avait causé son étonnement. Athan ne s'était pas trompé : il ressemblait comme deux gouttes d'eau à son frère.
Il donna un petit coup de coude à Athan, puis lui indiqua le Vénitien du menton. Le byzantin fronça les sourcils en l'apercevant.

-"Il ne devrait pas être ici", grommela-t-il, "Cela va provoquer l'ire des chevaliers."
-"Peut-être, mais il a bien le droit de rendre un dernier hommage à son frère", répondit Ceri, "Et je te rappel qu'il fait parti de l'Ordre à présent. Il sera de notre devoir de ne faire aucune discrimination à son égard."
-"J'entend bien. Cependant, il me semble que beaucoup de compagnons ne soit pas de cet avis".

En effet, Ceri avait déjà remarqué que nombre chevaliers discutaient entre-eux l'air agacé, des yeux haineux tourné vers l'échine de Daleva.


Puis vint un moment dans la liste où Sopraluk énonça :

- "...lieutenant Sclavo Daleva, promu capitaine à titre posthume, mort lors du siège de Svarga..."

Le gallois ne put s'empêcher de regarder dans la direction de son frère qui tressauta très légèrement, comme surpris d'entendre à nouveau ce nom. Il se reprit immédiatement mais sembla par la suite comme absent. Par moment, Ceri pouvait le vit serait ses poings, puis crisper sa mâchoire. "Il doit connaitre son assassin", se dit-il certain d'avoir vu juste.

Après la cérémonie, la majorité de l'assemblé se retira en petit groupe, hormis quelques personnes voulant rendre un dernier hommage au défunt leur étant le plus proche. Livio fut de cela. Le vénitien était à présent agenouillé devant la tombe de son frère, les paumes légèrement inclinées vers le ciel, et prononcé des paroles que Ceri n'aurait su entendre de la où il était. Il était complètement absorbé par ce rituel quand Denizot le tira par la manche.

-"..ça ne sert à rien de rester ici.", lui glissa Athanasios en lui posant la main sur l'épaule,"nous aurons bien d'autres occasions pour réfléchir à tout ceci."

Ceri laça un dernier coup d'œil vers les deux frères. Livio lui laissait une impression mitigé , où se mêlait la compassion pour cet homme ayant perdu son frère et l'hostilité qui incombe à un homme ayant conduit les deux osts à un carnage inutile. Puis suivis ses deux camarades vers le campement, où ils devraient prendraient un dernier repas avant le lendemain et le départ pour Constantinople. Une atmosphère lourde et omniprésente pesait sur la vallée de Svarga.


Dernière édition par Blacksad le Lun 19 Mai - 13:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ceri de Glamorgann   Lun 19 Mai - 13:23

Intermission : Road to the East





Après être arrivés à Constantinolples, les membres les plus hauts placés de l’Ordre était parti sur le champ pour le Palais, demander une audience au plus vite à Manuel 1er Comnène. Après une entrevue de presque deux heures, Sopraluk et son escorte était revenu pour nous annoncer que nous avions encore une quête à accomplir avant le départ pour la Terre Sainte : l’empereur byzantin, occupé à l’est par les turcs, souhaitait que l’Ordre aille mater des troupes rebelles faisant des ravages dans la région de Théssalonique. Cela ne manqua pas de frustrer nombres de Chevaliers.

De plus, une petite partie de l’armée des Chevaliers Divins commencé a inquiété les chefs de l’Ordre.
En effet, depuis l’intégration par Sopraluk de l’ancien Général des Svarog, Livio Daleva, plus d’une soixantaine de chevaliers s’étaient réunis pour critiquer l’attitude du Commandant. Et même si ceux-ci ne représentaient qu’une faible part des chevaliers, ils émettaient souvent des critiques sur la façon dont le voyage pour la Palestine était mené.
Si cette attitude n’était pas forcément soutenue, elle était néanmoins tolérée par la grande majorité des soldats de l’Ordre, et l’on avait déjà dénombré la défection de plus d’une vingtaine de chevaliers depuis le départ de Svarga.

Le seigneur Sopraluk, sachant qu’à force son autorité pour finir par être contestée, avait décidé de réglé cette affaire au plus vite, et avait ordonné le départ pour Thessalonique le jour même.



La caravane de l'Ordre, en marche presque forcée depuis plusieurs jours, faisait une courte escale à quelques 60 lieues d'Alexandroupoli. Là chacun pour se reposait une demi-journée avant de reprendre la route le lendemain.

Après avoir mis sur pied la tente qu'il partageait avec Athan et l'un des nouveaux chevaliers, un français dénommé Denizot, il décida de traverser le camp pour aller se ravitailler en bière auprès de Bill, le tavernier des Chevaliers Divins, qui suivait l'Ordre dans toutes ses aventures.

Alors qu'il revenait avec son tonnelet de pur malt sous le bras, il croisa un bien étrange équipage qui sortait de la tente du seigneur Bertrand de Lorraine. Trois hommes, selon toute vraisemblance des germains à l'allure hautaine qu'ils avaient de regarder les autres chevaliers, traînaient (où plutôt se faisaient traîner) par un homme chaîne aux pieds et aux poings.
Le prisonnier devait être Norvégien ou peut être Suédois, pensa Ceri en observant sa tignasse si caractéristique des hommes du Grand Froid.
"Encore un enrollé de force...", maugréa le gallois dans sa barbe, "On met ça en première ligne et ça fuit dès que ça en a l'occasion.."

Il allait passer son chemin lorsque l'un des germains, une fois éloignés d’une trentaine de mètre de la tente de Bertrand, assénât au Nordique un coup magistral derrière la tête du pommeau de son épée, ce qui l'envoya sur les genoux. Puis il le traîna par les cheveux jusque dans une "ruelle" formée par deux hautes tentes.

-"Alôrs cômmeu za tu coûpe la parôle à Hélmût!? Si je le désirê, yeu te frâcaze lâ tête pour m'avoir fait pérdreu la fâceu! Tû verra bien si lé ridicûle né tû pas!", fulmina le dénommé Helmut.

Les quelques chevaliers présents aux alentours passèrent leur chemin, pensant probablement que l'homme à terre n’était qu'un prisonnier de guerre. C'est alors que l'homme enchaîné releva la tête, lui sourit, puis lui envoya un énorme mollard vert en plein sur le visage.

-"Aarrh! Tû va payer pour ton nânsolence!", beugla le germain fou de rage.

Il balança un coup de pied puissant entre les deux omoplates, ce qui envoya le prisonnier au tapis. Puis Helmut, perdant tout contenance, sorti le sabre au clair au dessus de sa tête et lança une estocade sur le corps du Nordique inerte à terre...

"TSWING"

...L'épée du germain s'envola pour aller se planter huit mètre plus loin.

Le germain, qui mit bien deux secondes à comprendre ce qu'il se passait, pivota sa tête vers la gauche et constata que le sabre de Ceri était tendu, bien verticale sous sa pomme d'Adam. Le gallois le regardait, l'air le plus stoïque du monde.

-"Qu'est-ce que tu pensais faire là?"

Helmut, rouge de colère (ou de vergogne) et totalement prit au dépourvu, balbutia péniblement :
-"Cô..cômman ôzé vous?! Ce chien est m.."
-"Cet homme est membre de l'Ordre, en effet. Et pour votre gouverne, un chien est une bête à poil nerveuse et peu réfléchie, qui à pour seul loisir de se lécher les bourses. Or cette définition me semble dans l'immédiat plutôt correspondre à vous qu'à lui.", siffla le Gallois du tac au tac.

Le germain en resta bouche baie.
-"Cô..cô..cômman ô..."
-" "Osez vous", oui je sais. Maintenant détaché cet homme et dégagez."

Le ton sec et ferme de Ceri s'accompagne d'un regard qui cette fois-ci n'avait rien de stoïque.

Helmut dit quelque chose d'incompréhensible à ses deux jeunes seconds, apparemment totalement perdu dans une situation qui sortait du cadre de leur formation, qui enlevèrent alors prestement les chaînes du Nordique qui s'était relevé.

-"Allez, déguerpissez maintenant si vous ne voulez pas que j'évoque votre conduite devant Sopraluk.", conclut le Gallois.

Puis il s'éloigna doucement, la lame toujours tendue vers Helmut, supportant tant bien que mal le poids du nordique, chancelant après ses trop nombreux jours de marche forcée.

Une fois qu'il se furent éloigné d'un centaine de mètre, Ceri enjoigna l'homme à s'asseoir et lui proposa un rasade de son petit tonnelet, se qu'il accepta sans hésitation.
Au vu de la façon dont celui-ci engloutissait les centilitres, le gallois supposa que ses geôliers ne devaient guère veiller à sa santé. Un demi tonnelet plu tard, le Balte, qui faisait bien trois tête de plus que le trapu gallois, expira un grand coup puis tourna la tête vers Ceri est s'exclama :

-"Merci l'ami! Helmut est loin d'être une fine l'âme, mais qui sait ce qu'il aurait pu faire?! Il n'a rien dans la caboche le pauvre...Bon! Quel est ton nom?!"

Ceri écarquilla les yeux de surprise devant tant de fraîcheur. Dix minute auparavant, l'homme boitait bas et tenait à peine debout. Maintenant, il était frais comme un gardon de deux jours.

-"Euh..Ceri. Ceri de Glamorgann, sergent de l'Ordre. Mais tu peux m'appeler Ceri. Je viens de Galles. Et toi?"
-"Valdemar dent Bleu! Mais appel moi Valdo'! Je viens du pays où les filles sont belles comme le jour, blonde comme les blés, et vicieuses comme des vipères! héhé", s'extasiât Valdo, un large sourire et un clin d'oeil clôturant sa phrase.

Ceri rit de bon coeur.
-"C'est-à-dire?", fit-il moqueur.
-"Mais la Suède! La Suède mon ami!", renchérit Valdemar désignant d'un large mouvement du bras vers l'horizon le Nord, tout en donnant au Gallois une grande tape dans le dos de l'autre bras.

"Décidément, les enrôlés de force ne sont plus ce qu'ils étaient", se dit Ceri. Il reprit :
-"Je suppose que tu es nouveau ici?"
-"Toute à fait."
-"Et que tu ne connais personne."
-"Ma foi non."
-"Et bien suit moi. Je vais te présenté."

Ils déambulèrent dans le camp durant presque une demi-heure, Ceri lui présentant tous les membres qu'il connaissait croisés sur sa route : Adrian, Pancho, Gaspar...Valdo s'entendit particulièrement bien avec Skapty, ce qui n'étonnas pas le gallois.

-"Bon, comme je présume que tu n'as aucun matériel, tu passera la nuit dans ma tente pour ce soir. Je vais te présenter à deux de mes amis, Denizot et Athan. Tu verras, ils sont de solides compagnons de buverie et..."
-"A ce propos", coupa Valdemar," Pourrais tu m'indiquer où tu as trouvé une bière si onctueuse?"

Ceri rit de bon coeur.
-"Suit moi".


Quelques chopine plus tard, nos de hommes avaient récupéré l'équipement de Valdemar et se dirigeaient vers leur tente. Ceri demanda alors :

-"Bon. Maintenant que tu m'as dit que tu avais était enrôlé de force, dit moi pour quelle raison."
-"Boha! Qu'est-ce que j'en sais!? Encore des caprices des sbires de l'autre emplumé de Rome.", répondis le Suèdois sans donner de détails.

"Décidément, cet homme n'a que des qualités!", pensa Ceri, qui avait depuis déjà plusieurs mois des avis plus que mitigé sur Rome.


Ceri sourit puis, arrivant à la tente :

-Vient! Je vais te présenter!"



Un nouveau chevalier venait d'intégrer l'Ordre des Chevaliers Divin.


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MessageSujet: Re: Ceri de Glamorgann   Lun 19 Mai - 13:24


Mission : Marchandage.



Après avoir enterré leurs morts sur le Mont Svarga, l’armée de l’Ordre avait quitté la Hongrie pour Byzance, en laissant à sa tête Philippe, roi légitime du peuple Hongrois.

Afin de rejoindre au plus vite la Terre Sainte, les commandants des Chevaliers Divins décidèrent de demander l’aide d’Alexis de Comnène, Roi de Byzance et possesseur d’une des flottes les plus importantes de Méditerranée. Alexis soumet cependant une condition à leur passage : Un important groupe de pillards vole toutes les caravanes en direction de Thessalonique. Mystérieusement, ces hommes sont toujours insaisissables après l’envoi par trois fois de l’armée régulière Byzantine. Alexis propose de mettre vivres, armes et navires à disposition de l’Ordre si celui-ci débusque et neutralise les pillards.

L’offre laisse sceptique les dirigeants de l’Ordre, mais passer par l’Anatolie à pied implique de nombreux dangers, à commencé par les armées turcs et le passages les cols escarpés et infertile de la région. De plus, l’intégration à l’Ordre de Livio Daleva, frère de Scalvo mais surtout dernier commandant des forces Svarog, créé des tensions au sein de l’armée Divine, et une décision doit être rapidement prise.

Sopraluk décide finalement d’accepter la proposition d’Alexis mais se met en route vers Thessalonique avec une cohorte armée de plus en plus divisée et de moins en moins convaincue d’atteindre Jérusalem. Arrivé à destination, il dispose son plan en deux parties :

Cent cinquante chevaliers sont ainsi requis pour une mission d’assaut sur le manoir d’un riche propriétaire byzantin, suspecté d’être de mèche avec les brigands.

Une centaine d’autres chevaliers, parmi lesquels les fidèles Ceri, Adrian, Denizot et Valdemar, sont affectés à une autre mission toute aussi périlleuse : tendre une embuscade aux pillards en se faisant passer pour un convoi de marchands constantinopolitains. Voici leur récit.




Ceri regrettait déjà la rudesse de l’hiver hongrois. Sur la route menant à Thessalonique, la petite cohorte de « marchand » de l’Ordre subissait à présent la chaleur du juin Byzantin. Depuis leur départ au matin le soleil n’avait cessé d’être de plus en plus féroce, et déjà deux chevaliers avaient été pris de légers vertiges.

Ceri constata amèrement en portant son outre à ses lèvres que celle-ci était presque vide. Il avait déjà fini une première en fin de matinée, et à ce rythme là il n’y aurait bientôt plus d’eau pour la cinquantaine de chevaliers engagés dans la mission.

Adrian qui revenait de l’avant du convoi, s’approcha de Ceri, suant dans sa tunique de marchand agrémenté d’une longue cape rouge, la mine mauvaise et vraisemblable la bouche pâteuse :

- « Vous reste-t-il de l’eau Glamorgann ? », s’enquit l’écossais sans formalité.
Ceri lui envoya sa demi-outre que l’écossais attrapa d’une main et ouvrit aussitôt de l’autre.
-« Comment ça s’annonce Lieutenant ? »
Gordon bu de longues gorgées avant de répondre finalement.
-« Mal je le crains. Ces maudits maraudeurs ne semble pas s’intéresser le moins du monde a notre convois. Et même si il finisse par attaquer, nous soutiendrons difficilement un assaut important. Nous marchons sous ce cagnard depuis des heures, nous ne sommes quasiment pas équipé…a vrai dire, je commence même a espérer que nous ne serons pas attaquer… »
-« Et ces frusque byzantine puent et grattent autant quelles tiennent chaud…», plaisanta Ceri qui n’aimé pas voir un chevalier le moral aussi bas.
-«C’est vrai, quelle idée idiote que de s’accoutrer ainsi… », Sourit légèrement Adrian.

Ils se turent. L’écossais soupir légèrement, lança un coup d’œil vers Ceri :
-« Vous en voulez encore ? », Demanda Adrian en tendant l’outre au gallois.
-«Allez-y j’ai déjà assez b… »

Une flèche se planta avec un bruit sec dans le cuir de l’outre. En un même mouvement les deux chevaliers tournèrent la tête vers la colline boisée distante d’une quarantaine de pied. De la pénombre des arbres apparu un byzantin, un arc à la main. Malgré la distance, on distinguait clairement les dents étonnamment blanches du sourire l’archer.
Une nuée de soldats émergèrent alors du bois. A vue d’œil, Ceri en dénombra au moins quatre-vingt, peut-être plus.

-« Personne n’attaque tant que je n’en donne pas le signal ! »
Adrian s’était complètement ressaisi et donné à présent ses ordres avec autorité.
« Et ne dévoilez vos armes qu’au dernier moment ! », puis se tournant vers le gallois, « Ceri, on s’en tient au plan. Vous vous occuperez de l’arrière, je prends le centre. Allez ! »

Malgré son expérience, le gallois était inquiet devant le combat qui s’annonçait. Faiblement armés, en nombre inférieurs et diminués d’une marche trop longue au soleil, l’issue de l’affrontement s’avérait plus incertaine qu’à l’habitude.
Ceri n’eu qu’a jeter un bref coup d’œil dans les rangs de la caravane pour constater que son sentiment était largement partagé.

Les fantassins descendaient à présent lentement la butte, l’archer marchant en tête, son sourire victorieux figé sur son visage. Les brigands ne semblé pas soucieux le moins du monde. Il dévalé paresseusement la légère pente, discutant et rigolant comme des bergers retrouvant leur brebis pour la tonte.

Ceri vit Adrian beugler quelques mots à Valdemar puis l’écossais fit volte face commença à se diriger vers la butte. Son regard croisa celui de Ceri. Le gallois adressa un léger signe de tête, auquel le lieutenant répondit d’un imperceptible clin d’œil. Tout deux étaient inquiets mais savaient que le plus simple soutient pouvait se révéler décisif avant la mêlée imminente.

Ces l’œil inquiet que la cohorte de l’Ordre vit Adrian partir en direction des manants. L’écossais marché d’un pas hésitant vers l’archer, sans que personne ne puisse déterminer si il s’agissait la d’une comédie rusé ou d’une appréhension réel du chevalier.

- « Pourvu qu’il ne se doute de rien », marmonna Ceri avec inquiétude en voyant les brigands et leur chef en tête s’approcher de plus en plus de Gordon. A ces mots, il resserra doucement mais fermement sa main sur garde de sa lame, qu’il dissimulait difficilement dans son sac de marchand.

Le sergent ne quittait pas des yeux Adrian, et vit se déroulé devant lui le plan qu’il avait élaboré ensemble. Arrivé à une trentaine de mètre du convoi, l’écossais s’immobilisa, l’air fébrile. Les soudards gloussèrent tandis que l’archer s’approchait d’Adrian avec son sourire moqueur. Dans le même temps, l’écossais glissa subtilement ces doigts entre ses longs cheveux. Ceri distingua un instant le pommeau de sa claymore, que la cape que portait Adrian ne dévoilé qu’à peine.

L’archer, alors à deux mètre du chevalier, vivait ses derniers instants.
-« Alors ami marchand, quelles nouve… »

La lame de l’écossais siffla dans les airs et trancha d’un coup net cou de l’archer dont la tête tomba au ralenti à ses côtés.
Aussitôt, une flèche enflammée s’envola dans le ciel depuis le convoi.

-« Archer ! », hurla Ceri.
Une volée de flèches jaillirent du convoi et fauchèrent les rangs de maraudeurs abasourdis.


En deux battements de cils, les pillards venaient de perdre leur commandant et une vingtaine de compagnons.

Réalisant leur naïveté, ils se reprirent soudain et s’élancèrent rageusement en direction du convoi. Adrian, seulement vingt mètre plus bas, dévalé la pente à toute allure.

Tous les chevaliers dégainèrent leur armes et ce mirent en position de réception. Le choc allait être terrible…Ceri crut alors percevoir le bruit du tonnerre.

Il pivota la tête et écarquilla les yeux avec horreur. A cinquante mètre à l’arrière de la caravane, une troupe de cavalier légers leur donné la charge.

-« Attaque sur l’arrière ! »

A peine eu il le temps de crier ces mots que les fantassins ennemis s’heurtèrent brutalement aux chevaliers. Ceri esquiva de justesse un vouge et répliqua d’une frappe de taille au genou de son assaillant, qui éclata au contact de la lame. A peine eu il le temps d’apercevoir le visage défiguré de douleur de son adversaire qu’il fut projeté à terre.

Les cavaliers avaient percuté les rangs de l’Ordre et la charge avait propulsé un chevalier sur Ceri. Le gallois se dégagea avec douleur de l’entrave du corps désarticulé. L’homme avait subit la charge en pleine échine et par totale surprise.

A peine se fut il relevé que deux marauds se précipitèrent sur lui. Il para une première lame, puis esquiva de justesse une estocade que lui portait un vougier. D’un pas en arrière il évita un nouveau coup de taille, répliqua en envoyant sa lame sous l’aisselle du premier agresseur qui s’écroula. Sans même pourvoir faire volte-face, la vouge lui entailla les côtes.

Il cria de douleur et, les yeux exorbités de rage, trancha d’un même mouvement le bras puis le flanc de son assaillant.

C’était la première fois qu’il était blessé et la douleur lui faisait affreusement mal. Il tourna la tête juste à temps pour bondir en avant. La nouvelle charge des cavaliers était passée tout près.

A peine se fut il relevé qu’un lame s’abattue vers lui. Il para difficilement, se dégagea puis enchaîna une feinte puis une estocade qui figea sa lame dans la gorge de son opposant.

Il regarda autour de lui.


Les chevaliers étaient en sous-nombre important. La plupart se battait à un contre deux, voir à deux contre cinq. Déjà une vingtaine de tuniques de marchand jonché le sol.

Ceri esquiva une nouvelle lame, para une seconde attaque puis envoya son épée entre les jambes du brigand qui hurla de douleur.

Le gallois aperçus alors Adrian en mauvaise posture. L’écossais, au pied duquel cinq cadavres cuirassés traîné déjà, était aux prises avec trois assaillants. Il paraît et ripostait admirablement, mais la fraîcheur de ses assaillants aurait tôt fait de faire la différence.

Ceri s’élança à travers la mêlée. Sans arrêter sa course esquiva une vouge, puis para une attaque, puis finalement à hauteur des trois assaillants, envoya un coup de taille rageur dans leur dos. Il morcela l’échine de deux d’entre eux qui se redressèrent violemment de douleur. Sans hésitation, Ceri enfonça sa lame dans l’épaule du troisième agresseur qui n’avait eu le temps que de faire volte face. La lame du gallois brisa les os de l’ennemi pour s’enfoncer jusqu’au plexus. Adrian avait profité de la diversion pour éventrer en un mouvement les deux autres marauds mortellement blessé.

Les deux chevaliers échangèrent un regard inquiet. Ils suaient tout deux abondamment et l’écossais semblé avoir été entaillé à la cuisse.
Il allait dire quelque chose quand la vouge d’un cavalier lui frôla les tempes.

Ils firent volte-face. Quatre autres cavaliers fonçaient dans leur direction. En une seconde, Ceri et Adrian s’écartèrent et se mire en réception de charge.

« Bordel mais qu’est-ce qu’il fout le Connétable… », Pensa le gallois en voyant les cavaliers charger.

Ils ne s’en sortiraient. Ceri pensa une dernière fois qu’il avait été stupide que l’Ordre tende une embuscade à une embuscade, et que c’était une façon bien idiote de mourir.

Les cavaliers n’étaient plus qu’à dix mètres quand plusieurs traits fusèrent dans les airs et stoppèrent net deux d’entre eux.
Ceri plongea en avant en sectionnant au vol les avants-bras de la monture qui s’écroula. Le gallois se releva immédiatement et asséna un violent coup du plat de sa lame sur la tête du cavalier encore à terre.

A des cris apeurés se mêlèrent hurlements de joie. Les brigands fuyaient à toutes jambes. Ceri se retourna. Puis sourit.


Les chevaliers de l’Ordre, tout en armures, avec à leur tête le Connétable Charles, chargeaient les maraudeurs à présent en déroute. Armés d’une masse d’arme imposante, le Connétable de Bretagne assommait et brisait les fuyards à tour de bras.

Ceri aperçu son ami Denizot tirant à vue tant bien que mal sur les brigands en fuite. Décidément, les cours d’Athan portaient leurs fruits.
Plus loin Valdemar, ses lambeaux de vêtements entièrement maculé de sang, coursait les brigands la hache en main avec un rire sonore.

Ceri senti soudain qu’on lui reniflé les cheveux. Il fit volte-face. Adrian était juché sur l’un des chevaux des cavaliers ennemis.
-« Ta eu ça où », demande le gallois en souriant.
-« Je ne sais pas, demande lui. », répondis Gordon en désignant du menton un cavalier à terre, sonné.

Ceri rit doucement en se demandant comment l ‘écossais avait bien pu désarçonner un cavalier le chargeant au galop, puis alla s’assurer que son prisonnier à lui était toujours bien vivant. Et dire qu’une minute auparavant il s’imaginait mort.




Plu tard, la bonne humeur du gallois avait disparue. A l’heure de faire les comptes, seul vingt des cinquante chevaliers marchands avaient survécus au combat et, d’après Denizot, au moins deux d’entre eux ne passeront pas la nuit. Au dire de son ami, Ceri apprit qu’il ne s’était écoulé que trois minute entre le moment où le signal avait été donné et l’arrivée des renforts.

Si Ceri avait été quelques peu marqué par le nombre de perte dans leur rang, cela était minime comparé à l’amertume d’Adrian. L’écossais, pour l’une de ses premières mission en tant que responsable, avait perdu plus de la moitié de ses hommes.

A l’inverse, Valdemar avait apprécié l’intensité du combat et pensait désormais à s’intégrer réellement à l’Ordre. Quand Ceri pénétra dans la taverne, le volumineux suédois été entouré d’une foule de badauds l’écoutant commenté ses exploits de la journée. Le gallois sourit légèrement, pensant que Valdo ne réalisé vraiment pas dans quelle situation critique ils se trouvaient quelques heures auparavant.

Il commanda une cervoise, puis alla s’asseoir vers le fond de la salle, à l’écart de l’agitation régnant autour de Valdemar Dent Bleu.

-« Décidément », murmura Ceri, « Ce monde est bien étrange ».
-« En effet, chevalier ».

Dans la pénombre, Ceri ne s’était pas encore aperçus qu’il était assis au côté de Livio Daleva…
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MessageSujet: Re: Ceri de Glamorgann   Lun 19 Mai - 13:34

Intermission : Au lendemain de l'embuscade.




Sopraluk à décidé de laisser les chevaliers au repos. La veille, la mission marchandage avait était menée de façon héroique par l'Ordre, ce qui n'avait pu cependant empecher q'un nombre élevé de chevaliers appartenant au convoi avaient succombé l'arme à la main.
Néanmoins, cette journée de repos précéde une autre mission toute aussi périlleuse, l'attaque de la villa de Stratanis, le bourgeois suspecté d'être en accord avec les brigands. Les chevaliers devraient profiter de se répis pour se reposé, mais les tensions entre la hierarchie et une partie des chevaliers sont de plus en plus aigue. La cause : la présence de Livio dans l'Ordre, responsable du massacre de la dernière enceinte de Svarga, et son attitude désinvolte et condéscendante envers les autres membres de l'armée.

Ceri se trouve actuellement dans l'auberge itinérante de l'Ordre, où il s'est malancontreusement retrouvé assis au côté de l'ancien Commandeur Svarog...





Quand Skapty pénétra dans la taverne itinérante de l’Ordre, la première scène qu’il eu devant les yeux fut un Suèdois massif et hirsute, apparement imbibé d’alccol, parlant exagérement fort et entouré d’une petite foule de badauds et de quelques filles de joie.
L’homme semblé en pleine tirade, semble-t-il relatant les événements de la mission d’embuscade menée la veille.


Le géant blond s’interrompit, saisi vivement une énorme chope posée devant lui, et la vida comme un mort de soif. Six secondes plu tard et un avec public encore en haleine, il reprit son discours d’un large sourire et la barbe ruisselante de bière :

-«...Alors, j’en étais où ? Ah oui, ça me revient ! Alors là j’explose la tête de ce ridicule vougier, et voila que deux rigolos se plante devant moi. Alors évidement, moi je leur souris gentiment, pour leur montrer que je suis déjà occupé à piller le corps de l’autre, et voilà que y’en a un qui essaye de m’entailler, puis l’autre ! (Valdo fait alors tourné sa chope vide au dessus de sa tête en un grand moulinet qui assomme presque une des prostitués à ses côtés).

-« Et qu’est-ce que t’as fait Valdo ?!’, s’enquit Bill qui s’était arrêté de servir pour l’écouter.

-« Quelle question !? Alors là je les regarde furieux - (Valdemar fronce exagérément les sourcils en montrant les dents) – et je sors ma deuxième hache pardi! »

L’enthousiasme gagne les badauds, qui sourient de toute leur dents en attendant la suite.

-« Et alors mon biquet ? », demande un putain blonde qui collé trop bien le Suédois pour n’avoir pour lui que des sentiments désintéressés.

-« Et alors ?! Et ba ils ont commencé à mouillé leurs chausses, et sans crié garde, ils ont commencé à détaler comme des lapins ! », S’esclaffa Valdo.

Une femme se porte alors sa main sur son cœur :
-« Valdemar, comme vous êtes bon de leurs avoir laissé la vi… »
-« Et là je leur courre après ! Vous auriez vu leurs têtes ! Et paf ! Ni une ni deux, leurs têtes se baladés à leurs chevilles. »

Valdemar éclata d’un rire sonore, suivit plus timidement par l’assemblée, qui était divisé entre dégout et admiration.


« Cet homme est fou », pensa Skapty en hochant la tête sourire aux lèvres, « typiquement un homme de nos contrées ».

-« Skapty ! »

Ceri, qui venait tout juste de réalisé que Livio se tenait à ses côtés dans l’ombre, fut rassuré de trouvé repéré quelques seconde plu tard le Danois dans la foule. Il n’apprécié ni ne détesté spécialement le vénitien, mais il savait celui-ci provocateur et espéré que la venu à leur table de son compagnon atténuerait les volontés pugilistes.

Les deux chevaliers s’étaient rencontré pour la première fois dans la en Hongrie. Le gallois avait eu pour mission de recruter des hommes en Flandres, Suisse et dans le Saint Empire Romain Germanique afin d’apporter du sang frais dans l’Ordre. Cependant, son arrivée fut d’un secours inattendu. Les Chevaliers Divins avaient essuyé défaites sur défaites, et s’étaient repliés, acculés, dans les vastes forêts Hongroise. Le bénéfice moral et physique de l’arrivé des renforts fut décisif dans la campagne hongroise.
Par la suite, les deux hommes avaient partagé repas et combats, et s’étaient liés de sympathie l’un pour l’autre.


Le visage du Danois s’éclaira en distinguant son compagnon.

-« Glamorgann ! Alors cette mission ?! »

Cependant, son enthousiasme se baissa d’un cran lorsqu’il aperçu Livio.

-« Tiens…Livio Daleva. », grommela t il
-« Comme on se retrouve seigneur Skapty », siffla Livio sans détacher les yeux de sa cervoise.

Skapty adressa un regard sévère et interrogateur à Ceri, qui haussa les sourcils amusé mais un peu inquiet aussi de l’air frustré de son ami.

-« Bill ! Une cervoise », héla Ceri avec un sourire encourageant envers le Danois.

Skapty n’eu d’autre choix que de s’assoir face à Livio. Il reçu sa chope, puis décida finalement d’entamer la discussion.

-« Vous avez vu le Nordique là ? Sacré gueule, hein ? », Fit il en indicant Valdo du menton.
-« C’est Valdemar. Dent Bleu. », Sourit Ceri, « La nouvelle mascotte de l’Ordre depuis la mission d’hier. J’ai fais sa rencontre à son arrivée au campement, sous bonne escorte. »
-« Ah », ricana Skapty, « Un engagé volontaire ! »
-« Comme tu dis. Je l’ai pris sous mon aile pour ses deux premiers jours dans l’Ordre…mais il semble s’être rapidement adapté… »
-«…surtout à la taverne dit moi ! », Coupa le Skapty.

Les deux chevaliers éclatèrent de rire. Ils bavardèrent ainsi quelques minutes de la mission d’embuscade, et notamment de Valdo. Skapty s’était détendu et avait oublié la présence de Livio, resté distrait et silencieux jusqu’alors…
Néanmoins, le paix n’allé pas durer.

Le vénitien murmura alors juste assez fort pour que cela arrive aux oreilles de Skapty :

-« Et c’est ça ce qu’on appel l’Ordre des Chevaliers Divins… »

Skapty tourna vivement sa tête vers Livio, qui siroté à présent sa bière l’air de rien. Le danois faisait parti de ces chevaliers pour lesquels l’ancien commandeur de l’Ordre Svarog aurait du pendu sans même un procès pour la forme.

En effet, devant la dernière enceinte de Svarga, sachant la bataille perdue, il avait décidé de défier les commandants de l’Ordre plutôt que de se rendre. En toute conscience, il avait envoyé ses hommes au suicide, et par la même occasion entrainé des centaines de pertes inutiles du côté des chevaliers divins.

-« Tu as dit quelque chose chien ? », s’emporta Skapty, immobile mais dont les yeux lançaient des éclairs.

Livio toussota de façon maniérée. Il regarda le Danois du coin de l’œil puis, un sourire narquois sur le visage, dit :

-« Et bien je me disais juste que les Chevalier de l’Ordre « pseudo-divin » n’avait pas grand-chose de chevaleresque…Ils ne croient en rien, ne savent que se battre sans réfléchir, et sont pour la plus part issu du brigandage de grand chemin. Des mercenaires benêts et des pilleurs de tombes en somme. »

Ceri eut à peine le temps de projeter Livio sur le côté que le poing de Skapty alla se loger à grand fracas dans la fragile palissade qui faisait office de mur.

Livio, visiblement surpris et irrité de la vitesse avec laquelle le danois l’avait attaqué, repoussa Ceri du bras et dégaina son katana d’un mouvement vif. Skapty recula d »un pas puis dégaina sa hache à son tour.

Autour d’eux, la taverne itinérante était en ébullition et Bill enjoignait vainement les deux belligérants à se calmer.

Livio fit alors mine d’attaquer le danois, lorsque Ceri l’arrêta dans sa course, la lame brandi sous sa gorge.

-« Ne bouge plus ! », ordonna le gallois.

Livio fit un bond étonnant d’agilité en arrière, sauta sur une table et dégaina la longue dague qui pendait à sa ceinture.

-« Eh bien approché bande de p… »

-« Fermez la Daleva ! Si vous tenez à la vie, rengainée immédiatement ! »

Bertrand de Lorraine avait pénétré sabre au clair dans la taverne avec toute sa garde personnelle à ses basques.

Daleva sembla hésité. Puis jura une ultime fois, crachat par terre, et rengaina.

-« Glamorgann, Skapty, cela vos aussi pour vous ! », fit Bertrand menaçant.

Les deux Chevaliers s’exécutèrent.

-« Bien. Maintenant Livio suivez moi et sans faire le guignol. », Ordonna le Connétable.


Daleva descendit de sa table, s’avança lentement, puis passant près des deux chevaliers, murmura à Skapty :

-« Tu ne perds rien pour attendre fils de putain.»

Skapty l’agrippa fermement par le col sans que Livio ne cille le moins du monde.

-« Skapty », enragea Bertrand de Lorraine excédé, tandis que Ceri posé fermement sa main sur l’épaule du danois.

-« Prend soigne toi bien mon cher ami, car moi je compte bien prendre soin de toi. », glissa le danois à l’oreille de Livio.

Puis il le relâcha doucement. L’italien lui adressa un sourire plein de bons sentiments, auquel le Skapty lui répondit d’un sourire tout aussi intentionné.

Daleva rejoint le Connétable, qi le fit sortir sous bonne escorte. Bertrand adressa un dernier regard sévère au deux chevaliers avant de s’éclipser à son tour.


Skapty se tourna vers Ceri :

-« Mais qu’est ce qui t’as pris de le pousser !? », fulmina le danois, « J’allais lui fracasser la tête ! »
-« Ecoute, tu ne peux pa… »
-« Allez c’est bon ! A plus tard ! », Abrégea Skapty en lui tournant le dos.

Il sorti hâtivement. Ceri resta immobile, quelque peu hébété.

Bien qu’il n’avait aucune sympathie pour Livio, il était intervenu pour lui épargné un coup de poing mémorable, avant de finalement le menacer de son épée.

Il se dirigea vers le comptoir, paya pour lui, Livio et Skapty, puis sorti de la taverne.


A l’extérieur, il soupira profondément. Il venait de se souvenir que Skapty et Daleva seraient engagés dans la même mission le lendemain. Il allait faire un pas quand une énorme paluche se posa amicalement sur son épaule.

-« Et bien l’ami ! Tu nous quittes déjà !? »

Ceri se retourna. Valdemar lui souriait gentiment et de toutes ses dents carnassières.

-« Dent Bleu. »
-« Tu veux pas venir avec moi. J’allais… « Faire un tour » avec des copines… », Dit le Suédois tout sourire, en indiquant d’un hochement de tête trois prostitué souriantes.

Ceri reconnut les deux filles de joie qui avait collé le colosse à la taverne. Néanmoins, son regard s’arrêta sur la plus jeune des trois. Elle ne devait pas avoir plus de vingt ans. Sa peau légèrement halée et ses cheveux ondulé d’un noir d’encre encadré parfaitement son visage fin et ses yeux couleur miel. Et vraisemblablement, il n’avait pas non plus laissé la jeune femme insensible.

Le gallois en fut bizarrement quelques peu perturbé, et perplexe interrogea le Suédois :

-« Euh...Es tu sur que la plus petite brune est une… »
-« Ah ! », Coupa Valdo, « Constantine ! »

La « Constantine » en question rougit quand elle entendit son nom, puis envoya un regard gêné à Ceri, qui fut à son tour troublé et de plus en plus perturbé par sa propre réaction. Il avait le feu autant aux entrailles qu’à l’entre jambe.

-« Et bien oui », reprit Dent Bleu, « Cependant, elle est vraiment loin d’être accessible à toutes les bourses, et je te parle d’argent là. Hé hé! »

Ceri soupira légèrement, mais son compagnon son compagnon se pencha aussitôt à son oreille :

-« Ne t’en fais pas va…avec tout les bourses que j’ai ramassé hier, je peux bien te faire une petite avance », ricana-t-il.

Ceri lui envoya un sourire radieux.

-« Alors c’est d’accord ! », éclata Valdo, « En route les filles ! »

Le Suédois parti devant avec une pouliche blonde sous chaque bras, les entrainants avec lui de manière aussi peu catholique que cavalière, ce qui ne semblait pas les déranger le moins du monde à entendre leurs éclats de rire.

Ceri ne se reconnaissait pas. Il n’avait pas encore fait un pas vers Constantine. A vrai dire, il la dévoré des yeux tout en ayant jambes totalement paralysées. Elle s’approcha doucement de lui, les joues rouges et un sourire timide sur le visage. « Elle est encore plus belle de près », pensa Ceri totalement subjugué.
La femme lui pris sa main fragilement et l’entraina vers l’extérieur du camp.

-« Où va-t-on ? », demanda Ceri étonné.

Constantine lui sourit, puis continua de l’emmener vers les champs à proximité. En dix petites minutes, l’humeur du chevalier s’était complètement inversée. Et le gallois pensait déjà avec délices à l’instant qui allait suivre…
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MessageSujet: Re: Ceri de Glamorgann   Mar 4 Aoû - 15:53

Au fond du Gouffre.



Après avoir affaibli moralement les brigands lors l’embuscade de la caravane de marchands, l’Ordre a enchaîné par un deuxième succès, en menant à bien l’assaut sur le manoir du marchand Stratanis. Et les informations récoltées lors de cette dernière mission pourraient s’avérer cruciales.

En effet, et ce malgré le suicide désespéré du marchand, les chevaliers ont pu retrouver des documents très précieux. Ainsi, on apprend que les brigands seraient organisés en un réseau de plusieurs groupes autonomes, ou compagnies, agissant de manière indépendante mais pourtant coordonnée de manière à tromper au mieux les troupes byzantines.

Aussi, les révélations soutirées aux prisonniers pris de l’embuscade révèlent l’existence d’une base arrière principale où les bandes ont pris l’habitude de déposer leur butin. Ce lieu se révèle être une mine désaffectée, nommée le Gouffre, et se trouvant à moins d’une demi-journée du campement de l’Ordre.

Ne sachant précisément à quoi s’attendre une fois arriver à la mine, Bertrand, en l’absence de Sopraluk, se décide d’y à envoyer une troupe aguerrie et fortement armée.

Ainsi, ce sont deux cent soldats qui sont assignés à cette mission, parmi lesquels Wyl de France, Ceri de Glamorgann, mais aussi Karl Skapty et le controversé Livio Daleva. Or, les rapports entre le Danois et le nouveau venu vénitien n’ont cessé d’empirer depuis l’intégration de se dernier à l’Ordre. Et, au vu de l’hostilité grandissante que suscite sa présence dans l’ost, il n’est pas dit que Bertrand, qui supervise cette périlleuse excursion, sera complètement maître de la situation.



En milieu d’après-midi, l’expédition envoyée par l’Ordre arriva à proximité du Gouffre. Voulant se rapprocher avec précaution de la mine en question, les chevaliers firent tout un détour par une forêt annexe à celle-ci afin de rester le plus furtif possible. Au bout de quelques minutes et sans faire la moindre rencontre, ils atteignirent l’orée de la forêt…Et ce qu’ils virent les laissèrent perplexe. Ou plutôt ce qu’ils ne virent pas.

Depuis l’ombre de la végétation dense, on pouvait apercevoir, à quelques centaines des pas de leur position, l’entrée de ce qui devait être le fameux Gouffre.

Plus surprenant encore, la garde à l’extérieur de la mine. Elle se résumée à trois soldat, profitant de la douceur de l’été. Deux vieillards grisés jouaient aux dés tandis qu’un troisième plus jeune dormait paresseusement à l’ombre des châtaignés tout proches. Selon toute vraisemblance, soit ces hommes avaient une foi inébranlable en la peur que suscité leur troupe, soit ils étaient dotés d’une extrême naïveté pour croire que l’Ordre ne finirait tôt ou tard par découvrir l’existence du Gouffre.

Ceri, Wyl et Skapty se regardèrent perplexe, en haussant les sourcils, tout trois un grands sourire sur le visage. Les murmures des railleries des chevaliers s’élevèrent dans les rangs, amusés et surpris devant tant de candeur. Déjà les troupes, motivé par un assaut si facile, se délectaient d’un assaut aussi facile, certains n’étant retenu que de justesse par d’autre compagnons :

-« Mais qu’est-ce qu’on attend ?! », s’emporta Wyl auprès de ses deux compagnons.
-« De mettre en place une stratégie, je suppose. », répondis le Gallois moqueur.
-« Quelle stratégie !? Ce sont trois pauvres gueux ! Qu’importe la stratégie ! », s’emporta le français.

Ceri et Skapty se lancèrent un regard entendu, un petit sourire moqueur sur les lèvres.

-« Allez ! On attaque ces gueux! », fit Wladyslaw, l’énorme Polonais au manière rustre, que Ceri avait affronté en combat singulier lors de son premier jour dans l’Ordre. A prioris, le contact de Livio – dont il était l’un des seuls « amis » - ne l’avait pas rendu plus maniéré pour autant.

C’est avec les plus grandes difficultés que deux chevaliers le retenaient par les chevilles pour qu’il ne fonce pas directement sur la mine. Ceri leva les yeux au ciel tandis que Daleva éclata d’un rire à peine contenu.

-« Fermez là bon Dieu ! On est pas en ballade !», fulmina Bertrand en direction des chevaliers, accompagnant ses paroles d’un large geste agacé du bras. Il jetta un coup d’œil vers les trois hommes, puis, il siffla plus calmement :
-« Une chance qu’ils soient déjà sourd et soul… »
-« Et ben eux au moins ils ont de la chance. », Marmonna Wladyslaw comme un enfant contrarié, « Moi je suis toujours sobre et j'ai pas tué quelqu'un depuis une éternité...mais puisqu'il faut faire de la "stratégie"...peuh...bande de femelettes... »

Bertrand soupira d’exaspération, puis enjoignis les officiers à le rejoindre.





Laissant le gros des troupes se reposer en silence à l’ombre des bouleaux et châtaignés, Bertrand s’en fut à l’écart. Une douzaine de chevaliers vinrent se placer autour de lui, tandis que Livio vint se tenir à quelques mètres du groupe, ne prêtant pas la moindre attention au regards hostile que lui adressé la plupart des chevaliers, et notamment Skapty.

-« Regarde le celui-là… », Grommela rageusement le Danois, « Mais pour qui il se prend, hein ?! »

Ceri resta une fois de plus impassible et neutre, hochant la tête sans faire le moindre commentaire. L’animosité envers le vénitien avait connu un regain de forme ces derniers jours, et si quelques chevaliers avaient pris le parti d’intégrer le nouveau venu, une part de plus en plus important de l’armée se déclaré ouvertement pour la mise au fer et le jugement de ce dernier. La position tenue par Ceri était d’autant plus fragile que certains de ses compagnons, et notamment Skapty, était de plus en plus agacé par cette neutralité.

Le Gallois remarque alors qu’un gamin au teint pâle se tenait quelques mètres derrière Livio, le regard fixé sur la queue de cheval grisonnante du vénitien.
Ce n’était pas la première fois que Ceri voyait ce jeune homme. Il l’avait repéré plusieurs fois faisant des tours de carte, plumant à tout va les ivrognes de la taverne itinérante du campement. Il avait pu remarqué à quel point il était habile de ses mains, mais aussi avec quelle facilité il embobinait ses pigeons, passant du grec à l’italien, du français à l’anglais, et ce sans accent notable, tout en jouant a merveille de l’humour ou la compassion pour mieux mettre dans sa poches ses « clients ».
Selon les bruits qui courraient, il était Irlandais, ce qui avait retenu l’attention du Gallois. Leur deux peuples, Celtes et héréditairement hostile à l’Anglois, avaient toujours entretenu des liens presque fraternel, et les occasions de rencontrer des membres outre-manche, mis à part les anglais, était plutôt rare depuis l’arrivée en Hongrie.

Alors qu’il se demandé, perdu dans ses pensées, si il fallait qu’il aille à la rencontre de ce gamin, dont s’était entiché Livio, Karl le ramena d’une tape inamicale à la réalité.

-« Et toi tu dis rien évidemment, comme d’habitude ! », s'irrita le Danois, constant son stoïcisme face à l’attitude du vénitien.
-« Euh…Ecoute Skapty, je sais que vous avez eu des différents mais… »
-« Bon, ça sert a rien qu’on en discute, tant que tu ouvrira pas les yeux. », Le coupa Skapty.

Le gallois aller lui riposter lorsque le général pris la parole :

-« Bien. Comme nous avons pu le constaté, la vigilance de l’ennemi n’est pas au plus haut, et c’est tant mieux. Cependant, nous n’avons aucune idée de ce qui nous attend à l’intérieur. C’est pourquoi j’ai décidé, et ce après m’être concerté avec le Connétable de Bretagne et Livio – il jeta un regard réprobateur à l’attitude distante du Vénitien – ici présent, que le lieutenant Daleva serait envoyé en éclaireur et… »

Déjà les visages grimaçait et les protestation allaient s’élever au sein des officiers…

-« …cette décision est irrévocable et sans condition. », Acheva fermement le commandant.

Les débuts de protestations s’étaient éteintes aussi vite qu’elles avaient commencé, mais Ceri perçu sans équivoque que l’ambiance s’était soudainement tendu. Bertrand repris calmement :

-« Le lieutenant Daleva pénétrera donc en premier dans la mine, s’infiltrera dans ces couloirs afin d’assurer au mieux notre arrivée. Une fois la route trouvée et sécurisée, il ressortira de la mine. Nous nous engouffrerons alors à notre tour. »

Il avait dit tout cela du ton le plus naturel et détaché que possible, mais le gallois senti, quelque part au fond de sa voix, que le commandant n’était pas rassuré d’envoyé Livio, seul, dans la mine. Cependant, Ceri ne parvenait à déterminé si Bertrand craignait Livio ou craignait pour Livio.

-« Des questions ? », fit innocemment Bertrand.

Des questions, ou plutôt ici des oppositions, les officiers avaient l’air d’en avoir à la pelle. A commencer par le fait de laisser le vénitien se balader à sa guise dans la mine, et ceux pour un temps indéterminé, ce qui lui laisserai bien le temps d’entreprendre la mise d’un nouveau plan, voir même de prévenir les brigands avant de s’enfuir en tout discrétion, annihilant toute la stratégie des Chevaliers. Les fantasmes de ces hommes, pour lesquels Livio était une menace, n’avaient pas de limites.
Mais ils savaient qu’une fois que le commandant avait pris une décision il était inutile d’insister.

Ceri eu alors une idée. Il toussota poliment pour signifier son interêt.

-« Oui Glamorgan ? », fit demanda Bertrand de Lorraine.
-« Et bien », commença poliment Ceri, « comme vous nous l’avez rappelé, le Gouffre est vaste et ces galeries nombreuses et trompeuses. De plus, nous n’aurons aucun moyen de savoir si Livio a été pris – il jeta un regard vers Livio pour lui signifié que là n’était pas son souhait – et, le cas échéant, nous serons à la merci d’un contre-attaque surprise de l’ennemi. »


Dernière édition par Blacksad le Mar 4 Aoû - 16:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ceri de Glamorgann   Mar 4 Aoû - 15:54

Ceri, encore peu gradé, n’avait encore pris la parole devant ses supérieurs. Néanmoins, à présent, tout les membres présent été tourné vers lui, attendant la suite.

-« Soit. », enchaîna Bertrand, « Que proposez vous ? »
-« Et bien », fit Ceri avec décontraction, « Vous souvenez vous du mythe d’Ariane et de Thésée ? »

L’assemblée se regarda incrédule. Apparemment, consacrer du temps à l’étude littéraire n’avait du être leur fort étant plus jeune.

-« Moi je le connais. »

Livio s’était approché d’un pas.

-« Et bien », poursuivit le Gallois, rassuré de ne pas être entouré que d’ignare, « Nous pourrions attaché le lieutenant Daleva à une de nos très longue corde. Ainsi, au lieu d’attendre qu’il est fini sa progressions, puis qu’il revienne en arrière pour venir nous chercher, nous pourrons rapidement suivre ça piste et arriver presque simultanément au repaires des rebelles. »

Ceri aimait a remémoré les mythes grecs que sa mère lui racontais enfant, et c’est subitement que cette histoire lui était revenu en mémoire, son esprit ayant fait le lien entre le labyrinthe de Dédale et les boyaux du Gouffre.

Comme prévu, les officiers furent ravis, quelques uns prenant même un visage presque sadique. Laisser peu de temps seul Livio dans la mine les rassurés quand à ces chances de leur jouer un mauvais tour. De plus, se lancer à sa poursuite et surtout le voir attaché comme un animal, même si il pourrait se défaire rapidement de ses liens, était une idée qui n’était pas pour leur déplaire.

Cette réaction des officiers redonna même le sourire à Bertrand, que l’on pouvait sentir rassuré. Livio, quant à lui, sembla quelque peu troublé quelque peut de ce changement dans les plans, mais ne s’en irrita pas outre mesure.



-« Soit ! », s’exclama le commandant, rassuré de pouvoir faire baissé la grogne chez ses hommes, « Pourquoi pas ! Nous laisserons une quinzaine de minute d’avance au lieutenant Daleva avant de pénétrer à notre tour dans la mine.»


Quelques instants plu tard, les officiers se dispersèrent à travers le camp afin de communiquer la suite des évènements. Tandis qu’il préparé son matériel, une main vint se posé chaleureusement sur l’épaule du Gallois.

-« Bien joué Ceri ! Au moins, on est presque sûr que ce chien ne pourra pas nous filer dans les pattes comme ça. »

Un large sourire perçait la volumineuse barbe blonde du Danois.

-« Tu sais Karl, je l’ai pas fait contre lui mais pour les intê… »
-« Allez ! Dit pas de bêtise va ! », s’esclaffa Skapty, « C’est normal qu’un jour ou l’autre tu réalise que ce parasite n’a rien de bon en lui. »
Puis, sans le laissais répondre :
-« Bon je vais me préparé. On se voit tout à l’heure ! ».

« Ba ! », pensa Ceri, « Si ça peut lui faire plaisir », puis il entreprit une dernière vérification de son matériel avant d’aller rejoindre ses officiers.

Livio était parti depuis, dix minute. Il avait proposé de s’occuper lui-même et « en toute discrétion » des trois soldats à l’entrée, ce qu’avait accepté Bertrand.
Mais déjà l’inquiétude gagnait les rangs des chevaliers, d’où la rumeur montait peu à peu…

-« Mais qu’est-ce qu’il fait ? »
-« Il se sauvé je suppose… »
-« Ou p’têt qu’il se touche »
-« Ahah ! T’es con va ! »
-« En attendant il à disparu… »
-« Quel chien on aurai du le brûler à Svarga. ! »

Ceri tourna la tête vers Bertrand. Rien ne laissait transparaître le trouble du commandant mise à par une fine goutte de transpiration figée au sommet de son cuir chevelu. Si Livio n’intervenait pas bientôt…

-« Chut ! Le voilà ! »

En effet, à pas de loup, la silhouette de chat maigre de Daleva se profilait à la liséré d’un bosquet de bouleau juste derrière les joueur de dés. La lame de sa dague brillait déjà d’une couleur rougeâtre, alors que le dormeur, parti satisfaire des besoins naturels, n’était pas réapparu de l’ombre du bois…

-« Oui le voilà… », reprit d’un murmure plein de haine Karl, qui était assit tout près de Ceri.

Le gallois s’inquiété de plus en plus de la proportion que prenait cette querelle entre les deux hommes. A ce rythme là, le Danois rejoindrait rapidement ces groupes d’extremiste qui, le soir venu, se réunissaient clandestinement sous des tentes isolées pour pester contre la présence du vénitien, mais également contre l’orientation que prenait l’Ordre sous la direction de vieux Sopraluk. Pour l’instant, Bertrand préféré fermer les yeux sur ces petits groupes d’agitateurs à la marge d’action quasi nulle, le problème résidait surtout dans le fait que, désormais, de un part importante des chevaliers se soutenaient silencieusement ces groupuscules, à défaut d’agir concrètement en leur sens.

En deux mouvements vif et précis, les deux derniers gardes gisaient à terre sans même avoir le temps de relever la tête.

-« Il est silencieux le chien…le genre de couard qui vient t’égorger dans ton sommeil… », pesta Skapty avant de cracher dégoûté.

Sur un signe de Bertrand, quatre chevaliers accoururent auprès de Daleva. Tandis que deux d’entre eux amenaient les corps à couvert, les deux autre harnachaient solidement le vénitien.
Puis, juste avant de s’engouffrer dans la mine, Livio fit un large salut des deux bras, un sourire narquois sur le visage, comme une dernière bravade en direction des Chevaliers. Et leurs réactions ne se firent pas attendre.

-« Non mais il se fout de nous là ?! »
-« Putain…si s’était moi qui avait la corde, j’en aurai bien trouvé une autre utilité… »
-« On aurait déjà du le pendre à Svarga ! »

Alors que les insultes fusées ça et là à l’ombre des châtaignés, Ceri tourna la tête vers le commandant. Même si il ne disait rien et restait calme, la mâchoire serrée et les sourcils froncés de Bertrand parlaient pour lui.
« Tout de même », pensa intérieurement le Gallois, « Si Sopraluk désiré si ardemment garder Livio en vie, il aurait pu garder celui-ci avec lui à Constantinople au lieu de le donner en cadeau empoisonné à Bertrand… »

Soudain, peut-être sentant le regard du jeune lieutenant, le commandant tourna la tête dans sa direction et rencontra les yeux de Ceri. L’un et l’autre détournèrent immédiatement leur regard, l’un honteux d’avoir était surpris par son supérieur, l’autre gêné de se sentir découvert à nu par son subalterne.


Au fur et à mesure que les minutes s’égrainaient, les chevaliers devenaient de plus en plus crispés et impatient. Impatience redoublée par la vue de la fine corde se déroulant peu à peu.

« Aïe », pensa Ceri, « Il y a bien un kilomètre de corde additionnée ensemble, mais si Daleva se trompe trop souvent de chemin ou prend trop de détour, elle ne sera jamais assez longue. »

Au regard fébrile et intense que porté Skapty sur l’amas de corde, il devait se faire exactement la même réflexion. Le Danois transpirait à grosse goutte à travers sa barbe, bouillonnant intérieurement.

-« On y va. », lança finalement Bertrand de Lorraine avec sobriété.

Aussitôt, la troupe se mis en route, tous obnubilé par la corde qui continué de se déroulée doucement. Ceri eu alors un drôle de pressentiment. Il se tourna vers Wladyslaw, mais constata que le Polonais était seul… « Etrange… », se dit-il pensivement, « J’aurai juré que le gamin était avec lui… ». Puis, après un rapide coup d’œil, regagna l’avant de la cohorte avec Karl et Wyl.


Le Gouffre portait bien son nom : froid, humide, d’un noir d’encre, les torches préparées au campement s’avèreraient indispensable. Mais la faible lueur que celles-ci renvoyaient forcerait les chevaliers à marché très groupé dans les tunnels de la mine.

La troupe s’engagea plus en avant, suivant la corde des yeux, tel un vol de luciole dans l’infinité noire d’un nuit éternelle.


Au fur et à mesure qu’ils avançaient, les chevaliers multipliaient les rencontres avec des corps inertes, baignant dans leur sang encore tiède. Malgré le macabre du parcours, les chutes à répétition de Wyl sur les cadavres de rebelles détendaient un peu l’ambiance.
Cependant, le visage des rebelles n’étant pas tombés face à terre refroidis l’effet des pitreries du français. On pouvait lire dans l’expression de leur figure toute la surprise mêlée d’incompréhension qu’avait causé le contact froide de la dague de Livio contre leur gorges, un instant à peine avant que la lame ne déverse sur le sol leurs derniers flots de vie dans des gargarismes pathétiques…

Certains chevaliers pensaient encore que le vénitien pouvait retourné sa veste et décidé, caché dans la pénombre, de les supprimés avec hautement de furtivité que pour les sentinelles rebelles. Et cela était compréhensible : le vénitien avait selon toute vraisemblance éteint toute les torches sur son passage, ce qui avait littéralement transformé le Gouffre en un coup gorge - et le mot était faible – où l’obscurité devenait une cécité dangereuse, même pour le plus aguerri des chevaliers.


Puis, après un marche d’un gros quart d’heure, la lugubre parade aperçu une faible lueur au bout du tunnel où mené la corde. Le câble de chanvre avait cessé de se déroulé quelques minutes au par avant, se qui avait redoublé l’anxiété des chevaliers. La tension était palpable.

-« Restez sur vos garde. », ordonna Bertrand d’une voix basse et calme.

Le groupe avança prudemment dans le couloir, se rapprochant toujours plus de la lueur.
Arrivant vers le fond du tunnel, les chevaliers, sur ordre du commandant, se disposèrent en deux lignes, remontant simultanément les boyaux en longeant les murs.


Quand Ceri, en tête du cortège, déboucha du tunnel, il n’en crut pas ses yeux : l’Ordre avait atteint un très vaste cavité formant un salle gigantesque, une espèce cuvette au proportion vertigineuse, contrastant diamétralement avec les couloirs étriqués traversés jusqu’alors.

En légers contrebas s’étendait devant eux un véritable village souterrain. Des dizaines et des dizaines de tentes étaient dressées, ainsi que plusieurs baraquements de bois.
Partout était entreposés des richesses, tapisseries, coffres, meubles, tissus précieux, témoignage matériel d’un nombre impressionnants de pillage et larcins.
De parts et d’autres étaient allumés des brasiers autour desquels se rassemblés rebelles, bandit et prostitués à bas prix. Tout ce beau monde était plus ou moins habillé, plus ou moins propres, et plus ou moins sobre.

-« Heureusement qu’ils sont complètement ivre. Vous étiez aussi bruyant qu’un troupeau d’éléphants au trot. »

Absorbé par le spectacle décadent, les chevaliers n’avait pas remarqué la présence de Livio Daleva, et quelques uns sursautèrent même en brandissant leur armes vers lui. Le vénitien appuyé contre la roche et plongé dans la pénombre, sourit ironiquement devant leur réaction, puis, se tournant vers Ceri.
-« Bon, maintenant que nous avons mené à bien votre idée, voulez vous avoir l’amabilité de me détaché. Je crois que je n’ai plus beaucoup de mou. », demanda-t-il stoïquement, le fixant de ses yeux verts si profond.




Ceri sourit. Il rechignait à le concéder, s’attachant toujours à se montrer neutre face aux autres chevaliers, mais les manières du vénitien l’amusait plus qu’elle ne l’agacait. Il se tourna vers Bertrand – visiblement rassuré que Livio n’est rien tenté -, qui lui acquiesa la demande de l’ancien Svarog d’un signe de la tête.



Bertrand, aidé de ses officiers, renvoya la troupe dans la galerie, qui accepta de mauvaise volonté de retourner dans l’obscurité. Bertrand se pose discrètement sur le bord du gouffre et enjoignit une fois de plus ses officiers à le rejoindre.

-« Bien. », commença le commandant plein de sérieux, « A vu d’œil, l’ennemi – les catins mise à part – compte à peu près le double de nos effectifs. Quelqu’un a-t-il un plan ? »
-« Ils sont complètement fait. Nous n’avons qu’a donné un assaut frontale, nos hommes n’attendent que ça », proposa l’un de ses seconds, un flamand au nom de famille à
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MessageSujet: Re: Ceri de Glamorgann   Mar 4 Aoû - 16:02

rallonge. Ceri le savait droit et sympathique, ainsi admirable combattant à pied pour l’avoir affronté lors du récent tournoi.
-« Négatif. Je veux minimiser les pertes un maximum Sebaastian. »
-« Mais je ne pense pas que nos pertes seront si conscéq…. »
-« Vous n’avez pas écouté, seigneur Van der Vermaelen. J’ai dis un ‘’maximum ‘’. », le corrigea sans ménagement Bertrand.

Sebaastian ce tu, un rictus vexé au coin de lèvres.

-« Et si…envoyez le génois enflammé leur campement ! », s’exclama l’un des bras droit, « Ceux qui ne…. »
-« Je ne suis pas génois pauvre ignare ! », s’insurgea Livio le foudroyant du regard…
-« Euh… », tenta de reprendre le vieil officier, « Ceux...Ceux brûlerait pas se précipiterait vers la sortie sans même s’être eu armer dans la panique, et nous les abattrons dès qu’ils arrivent sur nous ! Ce Gé…Vénitien est bien assez agile pour ça.»

Livio ne releva même pas le compliment, lui tournant le dos avec désinvolture. Cependant, la plupart des officiers s’enthousiasmèrent. Bertrand semblé plus pensif. C’est alors que Ceri, posément, toussota à nouveau pour prendre la parole. Bertrand sourit devant cette prise de parole si courtoise, lui qui était habitué au manière cavalière de ses impertinents officiers.

-« Glamorgann ? », l’invita le commandant.
-« Je pense que cette stratégie, bien qu’efficace, ferait échoué notre mission. »
-« Commet ça !? », s’insurgea l’officier à l’origine de la proposition, piqué de se voir repris par un jeune officier à peine sergent quelques jours au par avant.
-« Et bien, tout simplement parce que nous devons nous saisir du Lion de Rhodes vivant. »

aux mines déconfites des officiers, on pouvait deviner que la plupart avaient oublié cette partie de la mission. Tous sauf Bertrand, qui le regardé à présent avec un vif intérêt. Le bras droit du commandant ne se laissa cependant pas faire.

-« Et alors !? Nous l’intercepterons quand il se précipitera vers la sortie, comme tous les autres ! », s’emporta-t-il.
-« Mais…ne venez vous pas de dire que certains mourront brûlé ? », rétorqua avec malice le Gallois.

Le vieil officier le fusilla du regard, les lèvres tremblantes. Bertrand repris alors les choses en mains.
-« Soit. Que proposez vous lieutenant ? »

Après quelques secondes de réflexion, Ceri exposa son point de vue.
-« Je pense qu’il faut avant tout repéré le Lion de Rhodes. Une fois que nous saurons où il se trouve dans le campement, nous pourrons passé à l’attaque sans prise de risque pour sa sécurité.
« Comme vous l’avez remarquez, le campement est en contrebas, nous offrant un angle de tir idéal. La forme de cuvette de cet endroit nous permettra de placer nos hommes tout autour du campement, afin de les encercler au mieux, et ainsi éviter la fuite possible du Lion. Je propose donc de placer tout nos le long des parois surplombant le campement, tous armés d’arc, et de tirailler le campement autant conjointement et autant que possible, en prenant bien soin d’éviter notre cher ennemi. Et pas de flèches enflammées ! Cela serait un risque supplémentaire de perdre notre cible de vue, voir de le faire périr malencontreusement dans les flammes. »
« Une fois l’effet de surprise passé, disons l’équivalent de trois volées, nous devrons lancer l’attaque, tous en même temps et donc de tous les côtés. La panique des rebelles sera plus que redoublée. »
« Une fois dans la mêlée, il ne faudra pas perdre de vue que le Lion et lui seul doit survivre. Pas de quartier ni de prisonnier. Ce serait prendre un risque inconsidéré dans une mêlée aussi serrée. Une fois la panique passée, nous pourrons au mieux nous battre à égalité d’effectifs avec les rebelles. »



Ceri avait développé son plan d’une traite et sans s’arrêter. Les officiers se regardèrent entre eux. Puis, le bras droit de Bertrand maugréa quelque chose et tourna le dos à l’assemblée.

-« Quelqu’un a-t-il une opposition à faire ? », demanda le commandant avec calme.

Les officiers se regardèrent en haussant les sourcils, puis signifièrent en haussant les épaules qu’ils n’avaient rien à ajouter.

-« Soit.», reprit Bertrand, « Et bien il ne nous reste plus qu’à trouvez… »
-« …Où se trouve le Lion ? Et bien c’est simple : je pense que c’est le colosse avec une fourrure autour du cou et une hache de deux mètre accrochée sur le dos. »

Livio, un légers sourire taquin sur le visage, remplaça une mèche dans sa queue de cheval et pointa du menton en direction du nord du campement. Là, près d’une grande tente bleue, faisant plus du double des autre tente, un géant d’au moins deux mètres de haut, d’une carrure à faire passé Wladyslaw pour un freuluqué. Une fourrure, peut-être même de Lion, orné ses épaules nues, et une hache massive, à double tranchant, pendait en bandoulière sur son dos.

-« Bon. Et bien vous savez ce qu’il vous reste à faire. », conclu Bertrand d’un sourire nerveux.

Les dernières consignes furent données et chacun des officiers pris avec lui une petite troupe qu’il alla disposé et armé le long du gouffre. Les chevaliers se déplacé aussi tête baissé, avec des pas rapide et silencieux, essayant d’assurer au maximum l’effet de surprise.

Ceri s’était placé avec ses hommes juste dos à la tente bleue. Vérifiant consciencieusement son arc et ses flèches, il eu alors une pensée pour son amis Athan. Il fut soudainement pris de nostalgie, mélancolie de leur duo inséparable, à la ville comme au combat, décuplant leur force par deux et leur permettant de se sortir des situations les plus périlleuse…de vrai d’armes…Il se remémora leur plus grande victoire personnelle : a bout de force et au bout de la nuit, abattre le Capitaine noir et faire basculer la bataille en faveur de l’Ordre…

« J’espère te faire honneur mon ami… »

-« Vous dites lieutenant ? », demanda l’un des chevaliers à proximité.



Ceri avait parlé tout haut sans s’en rendre compte. Il s’empourpra quelque peu avant de mentir d’une voix hésitante :

-« Euh…tenez vous prêt et hardis.

-« Bien mon lieutenant. Nous sommes à vos ordres.

« Merde Ceri… », pensa-t-il, « Reconcentre toi bon sang ! »

A vrai dire, depuis quelques jours, le Gallois pensez de plus en plus à son ami. Il était parti depuis longtemps et, malgré la confiance qu’il avait en ses qualités d’homme et de guerrier, le manque de nouvelles de l’Est commençait a l’inquiété.

Il encocha une première flèche et attendis, les yeux fixés sur le commandant, qui en tirant le premier, donnerait le signal à tous…





Puis, Bertrand jetta un rapide regard entendu à tous ses officiers, puis, terminant par Ceri, lui fit un clin d’œil confiant, avant de se lever et bander son arc.

Ce fut alors une vague synchrone de chevaliers qui se levèrent et, quasiment d’un même geste, tous bandèrent leurs arcs et tirèrent. Le sifflement de deux cent cordes se relâchant en même temps souffla dans la mine.

Les rebelles levèrent la tête vers les sommets de la cuvette. Un brouillard noir envahi tel une nuée d’insecte s’éleva dans le ciel mais ceux-ci ne réalisèrent qu’à ça retombée la nature mortelle de ce nuage d’acier.

Des cris de panique s’élevèrent et rebondir contre les murs du Gouffre, tandis qu’à terre, les victimes de la première volée tombaient inherte ou suffocant, des yeux écarquillés de crainte et de surprise devant la fugacité de l’attaque.

Mais déjà une deuxième ondée mortelle s’élevé retombé sur le campement, fauchant par dizaine les rebelles pris au piège.

Lorsque la troisième volée retomba sur la foule de soulard encore compacte, plus d’une centaine de corps tapissé le campement.

Bertrand de Lorraine, dégaina alors d’un geste vif son épée de son fourreau, puis, indiquant le cœur du campement rebelles, sublima les troupes d’un cri d’une force surnaturelle :

-« CHEVALIERS ! POUR L’ORDRE ! FORTES IN FIDE ! »

« FORTES IN FIDE !!! », s’écrièrent avec rage deux cent cœurs d’un même élan.

Alors, la horde de chevaliers se dévala la pente comme un buffle lancé dans une course folle. Les membres de l’Ordre, aux forces décuplés par le magnétisme de leur leader et l’état de panique de leur ennemi, ne virent même pas l’expression de terreur figée sur le visage de leurs ennemis avant l’impact. Et la collision fut terrible.

Profitant de la pente, la première ligne rebelle, tétanisé par la peur et la panique, fut littéralement taillée en pièce par la déferlante divine.

Les rebelles mirent au moins un vingtaine de seconde avant de se réveiller et d’enfin prendre les armes. Le combat s’engagea mais déjà, l’Ordre avait gagné beaucoup de terrain. Comme l’avait deviné Ceri, la moitié des effectifs rebelles étaient décimés, et les chevaliers se battaient d’égal à égal en nombre contre les rebelles.

Si les chevaliers avait l’avantage d’avoir pour la majorité un équipement défensif prévu pour la mêlée, l’ennemi n’était pas en reste, et se battait avec l’énergie du désespoir, donnant tout, sans réfléchir, la mort les guettant les transformant en véritable machine de guerre.

Tous avaient conscience que pour ce combat, aucun des deux camps ne ferait de prisonniers.


Grâce au enseignement d’Athanasios, les trois flèches tirées par Ceri avaient fait mouche, ayant atteint par trois fois des guerriers encuirassés tout proche du Lion de Rhodes.

A présent, le Gallois bataillé dans la mêlée, coude à coude avec son groupe de chevaliers. Il abattit un, puis deux, puis trois ennemis. Les rebelles portaient des coups terribles lorsqu’ils atteignaient leurs adversaires, mais l’absence de protection de la moitié d’entre eux les rendait plus vulnérables.

Ceri croisait à présent le fer avec un rebelle plutôt habile. Le Gallois para, contre-attaqua, para encore.
La lame de son adversaire lui entailla alors douloureusement l’épaule gauche. Ceri gémir de colère, mais avec vivacité surprenant, il saisit le bras encore tendu du rebelle et s’en servi pour se propulsé en avant et frapper du haut son casque contre le visage de son adversaire.
Dans un craquement effroyable, la mâchoire et les dents du rebelle implosèrent contre le heaume d’acier du chevalier.
A peine fut il retombé à terre que Ceri lui enfonça son épée bâtarde dans sa bouche béante.

Un rebelle témoin de la scène en fut si effrayé qu’il ne prêta même pas attention à la hache qui s’abattis sur le sommet de sont crâne. Skapty, qui était toujours encensé par ces mêlées aussi sauvages que brouillonnes, retira péniblement son armes, enfoncée jusqu’à la moitié du visage adverse.

-« Regarde ce que tu me fais faire ! », dit le Danois, mi goguenard mi fâché.

Ceri n’eut pas le temps de répondre que déjà un nouvel ennemi se précipité sur lui.

Après une courte passe d’arme, il trancha net la tête de l’assaillant, qui en tombant, découvrit un spectacle saisissant : le Lion de Rhodes, encerclé par au moins cinq chevaliers, faisait tournoyait autour sa tête sa hache gigantesque, tranchant sans faire de différences les têtes et buste rebelles comme divins.

-« Skapty, nous devons… »
-« Regarde Ceri ! » s’écria Karle en le coupant.

Le Gallois tourna la tête dans la direction que lui indiqué son ami. Livio remonté la pente, visiblement sans la moindre envie de rester une seconde de plus à combattre.

-« Rrraaaahh le traître ! Je le savais ! », explosa le Danois à travers sa longue barbe blonde tâchée de rouge, « Sans est trop ! Il va payer ! »

Il se précipita alors ça poursuite.
-« Karl ! Non ! Revient ici putain, il faut qu’on abatte le L… »

Ceri pivota de justesse sur son pied gauche pour éviter la masse d’arme qui allée s’écroulée sur sa tête, puis dans le même mouvement trancha le bras du rebelle. L’homme poussa un cri de douleur qui s’arrêta net quand le Gallois lui enfonça sa lame au dessus du plexus.

Il se retourna. Skapty et Livio avait disparu.

-« Putain…évidement, dès que j’ai besoin de lui… »

Il se tourna de l’autre côté. Les chevaliers gagnaient visiblement du terrain, mais les rebelles se battaient comme des beaux diables. En suivant la direction de leurs regards, Ceri comprit la raison de leur rage intarissable.

A quelques mètres de là, le Lion faisait des ravages. Il faisait aller et venir sa double hache massive dans tout les sens, comme si il eu s’agit d’un simple marteau. Déjà à ses pieds, déjà six corps, ou plutôt demi-corps, gisaient dans une marre de sang.

Le colosse s’arrêta un moment, puis contempla la petite bande de chevaliers qui lui faisait fasse, soigneusement éloigné du chef rebelle de plusieurs maître. Le doute pouvait se lire sur leur visage. Le Lion éclata de rire.


C’est alors qu’un homme hommes à l’allure hautaine s’avança d’un pas vers le chef rebelle. Doté d’une coupe au bol blonde retombant presque aux épaules, le visage brûlé par le soleil, et d’une cicatrice disgracieuse partant de son œil droit jusqu’à sa joue gauche, Ceri le reconnu tout de suite : Wyl de France.

Ceri était abasourdi. Le français voulait il l’affronter seul ?
« Mais qu’est-ce qu’il… »

-« Allez, approche gros tas ! J’vais pas te faire de mal parce qu’il faut que je te prenne vivant, alors t’as le choix : soit tu dépose les armes, soit je vais être obligé de te faire très mal. »

Le Lion de Rhodes resta comme paralysé durant quelques secondes, les yeux écarquillait, puis, soudain, éclata de rire. La bande de chevaliers, quant à eux, regardait le chevalier comme si il était fou.

-« Soit. Tu l’auras voulu. », fit Wyl vexé.

Il sauta alors avec une vitesse inattendue et envoya son épée vers l’épaule du géant.

Aussi abasourdi que tout les autres, le Lion ne pu qu’esquiver un peu tard le coup et la lame lui entailla superficiellement le bras, ce qui lui arracha un petit cri de douleur.
Tandis que Wyl se replaçait en garde, l’homme à la peau de lion regarda son bras.
Même superficielle, sa blessure saigné abondamment. Il eu un rictus de honte, puis, il cracha par terre et leva ses yeux vers le français. Son regard était empli de sang et on pouvait sentir qu’il n’avait plus aucune envie de s’amuser avec le chevalier.

Il déploya alors ça hache au dessus de sa tête et fonça sur le français. Deux chevaliers à proximité tentèrent de l’intercepter sans le tuer, mais le Lion les propulsas dans les airs d’un coup d’épaule dévastateur. Arrivée presque sur Wyl, il abattit sa hache avec force dans sa direction.
Le chevalier roula sur le côté d’un bond, évitant de justesse le tranchant mortel de l’arme ennemie qui alla se planter dans le sol. Cependant, il perdit sont épée pendant le saut. Il voulu se précipité sur son arme….mais c’est alors que la hache du Lion sur lame du français, qui brisa littéralement en deux sous le choc.

Wyl s’immobilisa net, abasourdi. Le Lion, encore courber sur ça hache, qui était resté dans le sol après avoir explosait l’épée, se mit à ricaner doucement, puis de plus en plus fort. Soudain, il s’arrêta de rire net. Il releva tout doucement la tête et regarda le français d’un sourire cruel.
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MessageSujet: Re: Ceri de Glamorgann   Mar 4 Aoû - 16:02

Comme si il avait senti le coup venir, il pivota brusquement sur lui-même, décrivant un large demi-cercle de sa lame…et trancha en deux un chevalier venu à la rescousse du français.

Il rit encore une fois, puis se retournant vers Wyl, lui dit paisiblement :

-« C’est fini petit chevalier. »

Il bondi alors sur le français et envoya une premier fois sa lame sur lui. La lame du Lion passa tout près mais, profitant de sa lame double, le Lion envoya derechef la lame dans la direction du français, qui esquiva tout juste. A sa troisième tentative cependant, la hache passa si près que le tranchant coupa une mèche du chevalier, qui trébucha.

Le Lion se précipita alors sur Wyl…mais fut arrêté net dans son élan, s’écroulant par terre en un cri de rage et de douleur. Il se retourna pour voir l’origine de son mal. Une épée bâtarde était profondément enfoncée dans son postérieur. Il hurla de haine. Il tenta tant bien que mal de se relever… C’est alors qu’un coup de pied sec l’atteint en pleine tempe. Le colosse s’écroula net.

Ceri avait profité de la diversion inattendue qu’avait représenté Wyl pour prendre le colosse dans le dos. Le français avait tant et si bien esquivé les attaques du Lion de Rhodes que celui-ci n’était plus obsédé que par le chevalier, ce qui avait permis au Gallois d’approcher assez du géant pour lancer son épée dans les postérieur tout en renchaînant avec un coup de pied pour pouvoir l’assommer une bonne fois pour toute.

Une minute a peine après la perte de leur chef, les rebelles avait complètement craqués et, totalement démoralisés, était taillé en pièce par les chevaliers de l’Ordre.

Le Gallois s’avança vers Wyl, encore haletant de son effort, et lui tendit la main pour l’aider à se relever.

-« Je visais plus ses cuisses que ses fesses, mais c’est le résultat qui compte. »
-« Je…je suis désolé…je n’aurai pas du perdre mon ar… »
-« Désolé de quoi ?! », l’interrompis Ceri tout sourire, « Sans ta bravade, naïve mais très courageuse, jamais nous n’aurions pu contourner se colosse. Tu as été brillant. Un peu stupide de vouloir t’attaquer à un si gros morceau seul…mais brillant. »

Wyl saisi la main de son compagnon en souriant.





Quelques instants plus tard, tout était fini.

La cuvette était désormais jonchée de corps inanimé baignant dans une mare de sang. Dans l'ensemble, les cadavres des rebelles.

Malgré les consignes données en débu de mission, Bertrand avait finalement décidé d'épargner les derniers survivants adverse, une petite dizaine d'homme à peine valide. Ils serait cependant confiés au service de receuil d'information de l'Ordre, ce qui n'était pas gage de survie.

Les soldats commencé à se regrouper et s'organiser, toujours sous la houlette des différents officiers. Ceri vit alors le commandant se dirige vers lui d'un pas pressé. Il semblait exedé.

-"Ceri, avez vous vu ce putai...."
-"Oui...", l'interrompit le Gallois avec calme, tentant de préserver son supérieur d'un accès de colère.
-"Et...où est-il ?", enchaina Bertrand.
-"Je n'en sais rien. Durant le combat, moi et Skapty l'avons aperçu se dirigeant vers le tunnel.", répondit Ceri d'une voix un peu hésitante.

Le commandant ferma les yeux. Ses poings tout comme sa mâchoire s'étaient serrés avec force, Sonvisage vira au rouge écarlate tandis que de fine goutte de sueur étaient apparues sur son front.

Après quelques secondes, Bertrand expira longuement, puis, son teint reprenant une couleur normale, il rouvrit les yeux et se tourna vers ses officiers qui s'étaient rapprochés, leurs donnant la marche à suivre.


Le bilan de la mission était très largement positif : les chevaliers n'avaient a déplorer qu'une vingtaine de perte et environ le double de blessés. Les stratégies adoptés, appliquées à la lettre, avait portées leurs fruits.
De leur côté, les rebelles avaient été décimé, les onze prisonniers représentant les derniers membres en vie de la bande du Lion de Rhodes. Bande forte quinze minutes plus tôt d'un peu plus de quatre cent hommes.

Le campement aussi était complétement chamboulé. Plus une des tentes ne tenaient encore debout. La plus part des marchandises entreposées au Gouffre étaient désormais en piteux état, maculées de sang, percées de flèches ou entaillées par les lames des combattants.
Cependant, les chevaliers ne se contenteraient pas d'une simple expedition punitive. Plusieurs coffres de florins, bijoux et objets précieux furent regroupés, manne non-négligeable pour les caisses de l'Ordre.

Le Lion, encore sonné, avait été solidement attaché et bailloné. Dans l'incapacité de se mouvoir correctement, un brancard lui avait été conçu à la va vite. Brancard qui serait évidement porté par les autres prisonniers rebelles.


Cependant, et alors que toute la cohorte s'apprêtait à quitter le Gouffre, Van der Vermaelen, qui avait été envoyé une minute plus tôt à la recherche de Skapty, revint sur ces pas quelques seconde à peine après avoir atteint l'entrée du tunnel. Il s'approcha du groupe des officiers d'un pas hésitant. Ceri vit tout de suite à sa mine déconfite que quelque chose clochait.

"- La corde a disparue.", déclara-t-il sobrement d'une voix embarrassée.

Un silence éloquant se fit parmi les chevaliers.


Le groupe marchait depuis déjà une demi-heure dans lorsque Wyl trébucha une énième sur un corps à terre. Néanmoins, perdus dans les tunnels tortueux de de la mine, entourés de ténèbres de plus en plus oppressantes, les guerriers n'étaient plus d'humour à rire.

-"Tyrie.", siffla Bertrand, déjà hulcéré par le dernière fourberie de Livio,"Regardez devant vous une bonne fois pour tout bon sang !"

-"Excusez moi mon comm..."

Alors que le français commencait à s'excuser une nouvelle fois, le "corps" en question émis un légers grognement. Abasourdis, les chevaliers approchèrent leur torche de la forme à terre. Skapty, allongé dans la poussière du Gouffre, les regardait hagard, ses cheveux blond en parti sali de sang séché, une bosse ayant pris forme sur son crâne.

-"Karl ! Karl mon vieux !", s'enquit Ceri avec inquietude, "Relevez le vous autres !"

Le Danois fut remit sur ses deux jambes. Soutenu par deux jeunes soldats, il émergé lentement. Apparemment, le coup qu'il avait réçu sur la tête avait été monumental. Le Gallois força son compagnon à boire un peu, se qu'il lui permit après quelques minutes de retrouver presque tout ses esprits.

-"Que c'est il passé lieutenant ?", demanda avec calme Bertrand.
"C'est...c'est ce couard de vénitien...", articula avec difficulté Skapty. Il reprit lentement un rasade d'eau, puis poursuivit. "Je le suivais de prêt...j'allais l'attendre puis..je ne sais plus...j'ai aperçu une forme, une ombre surgir à côté de moi. Je...je n'ai même pas eu le temps de tourner la tête...Livio...maudit chien..."

Dans le noir de la mine, la foule de chevaliers grogna bruyament en entendant le nom du venitien.
Les insultes fusèrent de part et d'autres, et même le très temperé Sebastiaan pesta en flammand contre Daleva.

-"Rien ne sert de resté là.", tonna le commandant,visiblement à bout de nerfs, "Trouvons la sortie
avant tout. Une fois au campement, nous prendrons les sanctions qui s'impose.", conclu-t-il froidement.

Ceri fut presque troublé car, cette fois, la hargne froide qui sonnait dans la voix de son supérieur fit bien sentir qu'il ne s'agissait pas la de paroles en l'air. Ce qu'avait du aussi sentir les autres chevaliers qui, furieux mais visiblement rassurés, se remir immédiatement en route sans rien ajouter. Cependant, Karl, qui reprenait progressivement ses forces, ne cessait de maugréer dans sa barbe. La haine irradiait de lui.


Finalement, presque une heure de marche plus tard, les chevaliers trouvèrent finalement la sortie. D'abord ébloui par le soleil couchant, ils mirent une dizaine secondes avant de constater qu'un individu était adossé à un châtaigné, quelques mètres plus loin. Un individu au large sourire narquois, se déléctant avec malice d'une pomme fraîchement cueilli...

-"Et bien.", fit Livio de toute son irréverence, "J'ai failli attendre !"

Sans crier garde, dix chevaliers au moins, Skapty en tête, se précipitèrent sur l'insolent.

-"Skapty !", s'écria Ceri.

Les chevaliers n'avaient laissé aucune chance au vénitien. Il avait réussi l'espace de quelques seconde à éviter les premiers coup, mais un puissant coup de poing l'envoilla à terre. Ses adversaires lui bondir dessus. Les coups pleuvèrent, et malgré tout ses efforts, Livio ne pu retenir longtemps ses cris de douleur. Les autres chevaliers avaient perdu toute contenance et hurlaient des encouragements haineux aux agresseurs.

Alors, sans réfléchir, le Gallois bondi dans la mêlée. Il balaya un premier adversaire, puis envoya un violent crochet du droit à un autre, tentant tant bien que mal d'atteindre Daleva pour le dégager. Alors, deux autres chevaliers lui sautèrent dessus et l'envoyèrent à terre. Il se releva instinctivement mais encaissa un puissant coup de pied à la poitrine qui le renvoya à terre, la respiration coupée. Alors que ses assaillant aller le lyncher, un brute de deux mètres se jetta sur eux. Wladyslaw.

Ceri se releva tant bien que mal puis repartit à l'assaut, la respiration halletante. Il envoya son genoux dans les côtes d'un des agresseurs, puis envoya son poing dans le ventre d'un autre, qui alla rejoindre son complie à terre, tandis que Wladyslaw avait fort à faire avec les deux autres chevalier encore valides.

Alors, Ceri se retrouva nez à nez avec Skapty. Le Danois, qui s'acharnait sur un Livio ensanglanté et désormais inconscient, regarda son compagnon avec mépris.

-"Ne te mêle pas de ça Ceri !", grogna Karl, l'écume au lèvres.
-"Il sera puni comme il se doit ! Tout cela est sauvage et abusif. Ecarte toi.", réthorqua le Gallois menaçant.
-"Tu n'as vraiment rien compris !", hurla Skapty avec rage.

Il bondi sur Ceri et lui assena un violent crochet du droit, puis un coup de pied au visage que Ceri evita de justesse en encaissant de l'épaule. Le Danois était devenu fou. Comprenant la menace, Le Gallois evita un nouveau coup de poing d'un brusque desaxage, puis envoya le haut de son épaule dans le ventre adverse dans le même mouvement. Karl encaisa difficilement le coup, mais répliqua aussitôt d'un puissant coup de poing à la tempe. L'arcade du Gallois s'ouvrit sous le choc. Malgré le sang qui embrumé sa vision, Ceri recula vivement juste avant qu'un nouveau poing vint raser son visage. Frappant dans le vide, il profta du déséquilibre du Danois pour lui envoyer violement son poing à la mâchoire. Sonné de ce dernier coup, Ceri se saisi alors de sa tignasse blonde et envoya un terrible coup de tête à son adversaire, qui s'étala de tout son long.

C'est alors que deux chevaliers se saisir du Gallois et le plaquèrent contre le sol sans ménagement. Ressentant subitement les effets des coups encaissé, le Ceri suivi la suite des événement comme en état second.La vue trouble, il discerna que les different bélligérant étaient maîtrisé violement. Tandis qu'on l'emmenait à l'écart, il entendait la voix colèrique de Bertrand mais n'arrivait à distinguer ce qu'il disait. Il senti alors qu'on l'attacha dans le dos, puis qu'on le déposa sur une monture. Il se senti tomber dans une demi-inconscience. Finalement, les coups portés par Skapty était plus violent qu'il ne l'aurait cru....


Arrivée au camp, deux chevaliers le saisir, l'emmenèrent jusqu'à ça tente, et le balancèrent sur sa paillasse. Il resta allongé là, hébété, un temps indéterminé. Mais quand il parvint à se remettre sur pied, la nuit était déjà bien avancée. Sa tête lui faisait affreusement mal. Il se sentait sale, le sang séché de son arcade sourcilière ouverte accentuait cette impression.

Il défi sa tunique, puis torse nu, sorti de sa tente et s'avança jusqu'à un bac d'eau. Il y emmergea son corps jusqu'à la taille durant quelques seconde avant de resortir son buste et d'expirer avec force. Dégoulinant d'eau, il regarda vers le ciel. Un nombre considérable d'étoile orné le ciel de l'été byzantin, et une douce brise méditerrannée vint fouetter le visage du chevalier.

Il regarda autour de lui. Mise à part quelques silhouette éparse réunis autour de feu de veille, tout les soldats étaient couché. Puis, lui revint en mémoire la mission dans le Gouffre...le combat...le retour cahotique à la surface..puis surtout la bagarre...avec Karl....

Il savait qu'il aller devoir répondre de ses actes devant Bertrand de Lorraine, mais il redouter tout autant de revoir son compagnon qui, il en était sur, ne lui pardonnerait pas d'avoir une fois de plus choisi de défendre le vénitien plutôt que de le soutenir.

-"Seigneur Glamorgann ?" fit une voix lasse.

Ceri se retourna. Un petit écuyer, visiblement fatigué et sur le point d'aller finir sa longue journée d'aide de camp, le regardé interrogateur, avec des yeux déjà endormi.

-"Oui écuyer ?", répondit il, surpris de se voir soliciter à cette heure tardive.

-"C'est Commandant Bertrand de Lorraine m'envoie.Il vous informe que vous êtes attendu dans sa tente pour entre Tierce et Sexte".

Ceri soupira, persuadé de déjà deviner de quoi serait question cette entrevue.

-"Bien. J'y serais. Merci et...bonne nuit", dit il avec un sourire de sympathie.

-"Merci Messire. Bonne nuit.", lui répondit l'écuyé avec un vague sourir fatigué sur le visage.

Il fit mine de partir, puis rajouta :

-"A propos - commença-t-il, interrompu par un baillement - il ne faut guèrre soupirer messire. Le commandant avait plutôt l'air satisfait."

Ceri, perplexe, sourit de surprise.

-"Merci. Je ne te retiens pas. Bonne nuit."

-"Bonne nuit sire."

Tandis que l'écuyer s'en retournait d'un pas trainant, le chevalier resta immobile dans l'obscurité, pensif et même intrigué par la tournure que prennaient les événements...
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MessageSujet: Re: Ceri de Glamorgann   Mar 4 Aoû - 16:04

Sombre Retour

« LE GRAND MAÎTRE EST TOMBÉ ! LE GRAND MAÎTRE EST TOMBÉ ! »


Ceri se redressa brutalement sur sa couche et parcouru la salle d'un regard paniqué. Rien. Le silence.

Trempé de sueur et haletant, il s’assit au bord du lit, laissant l’adrénaline de son réveil violent redescendre peu à peu.

De l’autre côté de la chambre exiguë, Karl poussait des petits grognements qui trahissait un sommeil agité. A la lumière des braises, Ceri pouvait distinguer que le visage de son compagnon de chambrée grimacait par intermittence.

Le Gallois plongea son regard dans les braises encore rougeoyantes du foyer et réfléchit.

Depuis quelques semaines, depuis la nuit dramatique où la croisade de l’Ordre avait pris fin, il rencontrait les plus grandes difficultés à trouver le sommeil. En réalité, il somnolait plus qu’il ne dormait, et il lui était déjà arrivé par deux fois de se réveiller vivement, en pleine nuit, assaillit par l'angoisse et le stress.

« Constantinople…Constantinople… » murmura-t-il faiblement dans la pénombre.

Ceri n’avait eu de cesse depuis de repenser à cette terrible soirée…
Les mots qu’il avait prononcé étaient les mêmes qui, plus d’un mois plus tôt, avaient foudroyé son âme a cœur de la bataille. Les mêmes mots qui ce soir avaient percuté si fort son inconscient qu'il se réveilla en nage au beau milieu de la nuit.

Ceri se rappelait…

Le sang trempant ses habits…la fumé, comme un brouillard étouffant…et le feu…le feu partout. La cité, comme en plein jour, illuminée de mille incendies.

Il se revoyait encore, suant à grosses gouttes, l’épée poisseuse dans une main, l’étendard de l’Ordre dans l’autre, et Skapty à ses côtés. Un combat irréel dans une Constantinople surréaliste. Les corps jonchant la rue…Les ruisseaux de sang…le feu, encore…la fumé toujours, enveloppant tout d'un rideau noir d'où pouvait à tout moment surgir la mort.

Envoyé en avant par Bertrand avec une cinquantaine d’hommes pour endigué une contre-attaque des bandits, Ceri percevait clairement que l’ennemi était entrain de prendre le dessus.

Les chevaliers, pourtant plus habiles et plus vifs que leurs adversaires, étaient peu à peu surpassés par l’ennemi. Pour un bandit tombé, deux nouveaux apparaissaient. En fait, seul l’étroitesse des rues pouvait encore évitée au groupe détaché d’être complètement submergé.


Il se souvenait…


-« Karl ! C’est intenable ! », Gueula Ceri en esquivant une nouvelle lame. Son adversaire n’eut pas le temps de se reculer que le Gallois avait déjà abattu le tranchant de son épée à la base de son cou. Les os craquèrent, le sang jaillis et le Gallois délaissa son adversaire à son trépas pour repousser un nouvel assaillant.

-« Je sais ! », s’époumona Skapty, « Nous ne tiendrons pas très… », Commença-t-il avant d’être interrompu par une nouvelle attaque.
Tout autour, les chevaliers perdait du terrain tandis que leur nombre diminué à vue d’œil.

Ceri décapita son adversaire direct et profita de cet instant pour foncer plus près de son ami, qui venait d’être pris par deux adversaires. Il sectionna instinctivement le bras d’un nouvel ennemi dans sa course avant se ruer épaule contre épaule avec Skapty. Le double-duel s’équilibra et bascula en quelques secondes.

Karl abattis sa hache avec hargne sur le bouclier que le bandit brandi face à lui. L’écu éclata et le bras du byzantin fut tranché dans le même mouvement. Ceri avait déjà transpercé son opposant.

-« Karl, sonnons la retraite ou nous sommes perdu ! », lança le gallois à Skapty, qui n’avait jamais vu son ami aussi inquiet dans un combat.
D’un coup d’œil interdit, il constata que son compagnon avait raison.
-« Retraite ! », crièrent-ils en cœur.

La trentaine de Chevaliers encore debout se retirèrent prestement. Malgré la fatigue, leur sens de combattants professionels avait repris le dessus et instinctivement ils organisèrent leur retrait en rang serré, minimisant leur perte et gardant leurs ennemis à distance.

-« Vite ! Rejoignons les autres ! », Cria Ceri aux hommes épuisés lorsqu’ils s’aperçurent que l’ennemi ne les poursuivait pas.

A peine eurent ils atteint la Rue Des Bottiers qu’ils débouchèrent à leur grande surpris dans le dos d’une cohorte ennemie. Celle-ci avait donné la charge aux troupes de Bertrand, prête à réceptionner l’attaque.
Abasourdi, Karl et Ceri se regardèrent en hésitant une demi-seconde.
-« On y va ! », hurlèrent ils de concert

Le groupe de chevaliers lança la charge sans un cri, et c’est totalement par surprise qu’ils percutèrent violemment les lignes arrières des bandits.



Skapty s’était à présent calmé et dormait plus paisiblement.

Ceri, qui n’arrivait décidément pas à trouver le sommeil, enfila des bas et une chemise simple, puis quitta la pièce à pas de loup pour ne par réveiller le Danois.

Il sorti dans le couloir pour prendre un escalier menant au rempart. Il salua en chemin deux sentinelles ensommeillées qui le reconnurent et le saluèrent respectueusement, puis croisa un troisième garde une fois arrivé sur les remparts.

La nuit était douce en ce début d’été, et la lune plein et lumineuse limitait l’intérêt des torches sur les murailles.

Ceri s’assit sur le bord d’un des créneaux et contempla l’horizon, le regard à l’Est, songeur.



Ceri souriait tandis qu’il affrontait un nouvel assaillant. Malgré la fatigue d’une bataille déjà entamée depuis la veille, il se réjouissait intérieurement.

Avec l’aube était apparu aux portes Ouest de la ville de nouveau renfort de combattant pour l’Ordre, ce qui avait fait naitre la panique chez l’armée adverse. Puis l’instant d’après, alors que la mêlée faisait rage, des cris de joie et d’épouvante s’élevèrent respectivement dans chaque camp : le Général était tombé et sa tête a peine tranché était déjà brandi à bout de pique, afin de affoler ses hommes.

D’un même mouvement Ceri désarma son adversaire direct et lui enfonça son épée dans le ventre jusqu’à la garde. L’homme fut si surpris qu’il ne pu qu’émettre un grognement sourd et bref.

Il dégagea vivement sa lame et laissa le bandit tomber à genoux au ralenti. Mourant, il tenta de se relevé avant de s’effondrer finalement face contre terre. Une flaque déjà large se formait sous lui.

Tout s’était ensuite passé très vite. Bertrand avait assigné à Skapty et Ceri un groupe d’homme qui irait se poster à la porte Est pour couper la retraite adverse. Le groupe épuisé mais ragaillardi par les derniers événements traversa la ville chaotique au pas de course, et s’organisa aux alentours de la porte. Comme prévu, il ne leur fallut qu’un instant pour voir affluer un premier groupe de ce qu’il restait des troupes ennemies.

Les bandits étaient à bout de force et vraisemblablement complètement paniqués. A la vue des du groupe envoyé par Bertrand, ils foncèrent dans le tas en espérant pouvoir passer à travers le mur que formait les chevaliers. Las, cette tentative suicidaire se solda par un massacre dans l’instant et sans aucune pitié, les bandits se faisant déchiqueter à la rencontre des chevaliers.

Certains voulurent alors faire demi-tour mais c’est à ce moment qu’un petit groupe sous les Ordre de Adrian Gordon surgit d’une ruelle adjacente et les massacra.

Ceri avait déjà combattu avec l’écossais, qu’il savait redoutable au combat. Cependant, l’allure du guerrier le laissa interloqué. Sa tunique, largement déchiré, était maculée de sang qui prenait une couleur brune. De son visage recouvert de suie, ses yeux lançaient des éclairs. Ces cheveux, poisseux de sang, lui collé négligemment à la nuque.

Ceri baissa les yeux sur lui-même et se rendit alors compte qu’il devait ressembler à peu près à la même chose.

Les hommes du second groupe les rejoignirent au bas des portes tandis que Ceri, Karl et Adrian se rapprochèrent.
-« Content de vous savoir en vie Gordon. », dit Ceri d’un ton neutre.

Bien que Ceri et Adrian se connaissent depuis la campagne d’Hongrie et qu’ils aient lutté dos à dos à plusieurs reprises, les deux britanniques se vouvoyer encore. Il faut dire qu’Adrian était un grand solitaire, sur et en dehors du champ de bataille. On pouvait même estimer que lui et le gallois avait un rapport un peu privilégié tant le géant écossais se mettait en marge des autres chevaliers.

-« De même pour vous, Glamorgann», leur répondit l’écossais sans effusion. « Skapty. » Dit-il en hochant la tête lorsque le Danois arriva à hauteur des deux hommes.

-« Quel est l’état des lieux ? », s’enquit Gordon.

-« Nos pertes sont très élevé mais le combat tire à sa fin », résuma Skapty, « Le Général est mort et ses troupes sont dispersées et paniquées. Ce n’est plus qu’une question de temps ».

-« Je sais oui. Je m’en suis douté en voyant la tête du Général au bout d’une pique tout à l’heure », reprit l’écossais.

-« Le gros de l’ost ennemi se fait rapidement repousser par Bertrand. », continua Ceri, « Il devrait débouler d’un instant à l’autre. Avec un peu de chance totalement désorganisé et paniqué. »

-« Bien. Nous allons nous joindre à vous. Achevons cette foutue bataille », acheva Adrian.

Le soleil commençait déjà à percer à travers les fumés de Constantinople, et la rosée venait rafraîchir les chevaliers exténués. Les cris de terreur et de panique se firent de plus en plus présents.

Les Chevaliers s’étaient positionnés en demi-cercle ouvert devant la porte Est. Gordon s’était placé avec ses hommes sur la gauche de l’arceau tandis que Ceri et Karl occupé le centre et la droite de celui-ci.

-« Tenez-vous prêt ! », ordonna Skapty. Dans l’état de fatigue de la troupe, le plus terrible serait de craquer et se déconcentrer lors de ce qui serait probablement l’ultime affrontement de cette bataille.

Les trois officiers se regardèrent brièvement, d’un air entendu.

Soudain, un bandit déboucha de l’artère adjacente aux portes, à cinquante mettre des chevaliers. Couvert de sang et les frusques déchirées, il courait en boitant, affolé et à bout de souffle. Il saignait abondamment de l’ ‘épaule gauche et ne portait même plus d’arme.

Apparemment complètement déboussolé, il lui fallut encore vingt mètre avant de s’apercevoir que les chevaliers de l’Ordre lui faisait face et bloqué les portes. Il s’arrêta net.

Un ange passa.

Puis l’homme, comme soudain pris de folie, poussa un cri de rage d’une voix cassée et fonça comme un fou sur les chevaliers.

Adrian s'était déjà avancer indifférent et l’épée levé lorsqu'il vit Ceri courir à la rencontre du forcené.

Au moment ou le bandit allait se jeter sur le gallois, celui-ci lui assena violemment le plat de sa lame sur le dessus de la tête. Son adversaire s’étala de tout son long sur le parvis, sonné.

Ceri traina rapidement l’homme derrière les rangs de l’Ordre, ne prêtant pas attention au regard désapprobateur de Gordon.

A peine avait il reformé le rang que la voix de Skapty s’éleva :

-« Les voilà ! »

En effet, une masse désorganisée et affolée d’homme déboula de l’artère. Et ces hommes fonçaient sans hésiter vers les chevaliers.

-« Tenez les rangs ! », beugla Adrian.

-« On les achèvent ici », hurla Ceri.

-« Pour l’Ordre ! Pour la victoire ! », cria Karl.

L’instant d’après, les bandits s’abattirent sur le mur de bouclier des chevaliers en une vague sauvage de guerriers épuisé et désespéré. Et comme une vague sur les rochers, ils se brisèrent sur la ligne adverse, les chevaliers firent jaillir le sang. Les rangs serré ne bougèrent pas d'un centimètre et ne laissaient aux bandtits aucun espace pour la fuite.

Moins d'une minute après l’onde de choc, ce furent non plus des Chevaliers Divins mais plutôt des guerriers hurlants et rageurs, poussés à la haine par l’usure et l’âpreté du combat, qui surgir à l’autre bout de la place.

Les ennemis de l'Ordre n'avaient plus aucune chance.

Cette dernière escarmouche fut courte, sanglante et inégale. Pris en étaux, les derniers adversaires survivants, à bout de force et d’espoir, furent décimés, déchirés, massacrés jusqu’au dernier sans aucune pitié.

Moins d’un quart d’heure plus tard, les chevaliers étaient déjà à pied d’œuvre et déblayaient les lieux du combat. On entassait les corps ennemi et regroupé ceux des chevaliers tombé, on éteignait les derniers feux encore allumés et on ramassait les armes encore en état de marche.

A l’écart avec leurs hommes, Ceri et Skapty réoccuperaient tant bien que mal. L’odeur aigre de la chair brûlée envahissait leurs narines à mesure que l’odeur du sang absorbé pendant les combats s’estompait.

-« Où est Bertrand ? », S’inquiéta Skapty, « Il était sensé conduire le gros des troupes dans la dernière ligne droite, mais je ne l’ai pas vu lors de la dernière mêlée ».

-« Sûrement avec Sopraluk. », répondit le gallois qui avait finalement réussi à enlevé la tuniqué ensanglanté qui lui collée à la peau.Humide du sang de ses ennemis, il la laissa choire par terre et vint s'asseoir à même le sol près de ses camarades.

Ceri et Skapty burent le reste d’une outre de vin en silence, chacun sentant la chaleur du vin passé dans leur corps meurtris.

C’est alors que des cris de détresses retentir dans l’artère menant à la Porte Est. D’abord incompréhensible, les cris était peu à peu repris par plusieurs chevaliers. Un trouble sembla gagner peu à peu les differents groupes de soldats.

-« Quelle est cette agitation ?! », murmura anxieux le danois.

-« A mon avis rien de bon qui v… »

Ceri n’avait pas finis sa phrase qu’un cri, plus intelligible que les autres, arriva à leurs oreilles.

Les deux compagnons se tournèrent l’un vers l’autre, abasourdi. Ils doutèrent d’avoir bien entendu mais avant même d'avoir pu rouvrir la bouche, le cri retentis à nouveau, cette fois si clairement qu'il n'y eu plus de doute possible :

« Le Grand Maître est tombé ! Le Grand Maître est tombé ! »



Ceri rouvrit les yeux. L’aube se levait.

Toujours adossé au rempart, il avait somnolé toute la nuit, ne sachant bien déterminé s’il avait rêvé ou bien juste pensé aux événements de Constantinople.

Il bailla, se frotta les yeux, puis se leva après un dernier regard vers l'Est. Il repassa devant une la sentinelle à présent totalement assoupie, puis redescendit les escaliers menant au dortoir.
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MessageSujet: Re: Ceri de Glamorgann   Mar 4 Aoû - 18:06

Karl dormait toujours lorsque Ceri fut revenu dans sa chambre. A présent, les premiers rayons commençaient à filtrer en de minces traits de lumière à travers la pièce et les braises s’était complètement éteinte.


Le Gallois se déplaça en silence jusqu’à la bassine d’eau à l’autre bout de la chambre. Avec un minimum de bruit, il fit une rapide toilettes, s'essuyat ses cheveux raides et noirs corbeau, puis enfila des chausses neuves. Par dessus, il s'habilla d'une tunique noire et bleu, couleurs des Glamorgann. Avec toujours autant de discrétion, il pris sa ceinture avec son épée au fourreau et, avant de sortir, vérifia une dernière fois de ses yeux métallique qu’il n’avait pas dérangé le Danois. Il éprouva une soudain nostalgie, puis clos la porte derrière lui.

Durant sa traversée de la forteresse des dortoirs jusqu’au réfectoire, il ne croisa que peu de chevaliers. En effet, depuis son retour deux jours au par avant, l’Ordre semblé comme suspendu dans le temps. Les chevaliers se levaient pour la plu part tard, s’entraînaient sans plus d’entrain, et allaient pour la plus part à pas plus de trois office par jour. Cette ambiance étrange, entre attente et morosité, régnait depuis qu’il avait quitté les terres byzantines et c’était accentuée à leur arrivée en France.

Les chevaliers étaient en réalité confus, dans l’expectative. Après la mort du Grand Maître, personne ne savait bien qu’elle direction allait prendre l’Ordre. Naturellement, les chevaliers s’étaient organisé autour de la houlette de Bertrand de Lorraine depuis le départ de Constantinople. Et évidemment, il était clair que c’était le Maréchal Renald le Noir qui reprendrait les rênes de l’Ordre dès qu’il serait rentré de Germanie.

Mais un vrai problème se posé cependant. En effet, l’ennui n’était pas tant organisationnel mais plutôt « idéologique ». De façon très simple, le soucis était que les chevaliers ne connaissait rien où presque de la façon de penser du Maréchal.
Bien que doué au armes, fin stratège et dignitaire de l’Ordre, peu d’hommes même parmi les cadres de l’organisation n’avaient côtoyé Renald.
Celui-ci avait forger sa place parmi les grands après des combats glorieux lors des tout premiers temps de l’Ordre, avec notamment la victoire héroïque de la 1ère Armée sur les force rebelles. Mais depuis, il était resté basé à Francfort, gérant pour l’un des principaux Chapitre de l’Ordre des Chevaliers Divins, mais dont personnes n’avait d’échos hormis l’arrivée régulière de étreintes recueilli par le Chapitre.

En arrivant au réfectoire, Ceri pu constaté qu’il était quasiment le seul déjà levé. Hormis quelques aides-cuisine et serviteurs allant ça et là, l’énorme salle était vide. Seul un petit groupe de clercs parlant mangeant en silence et deux chevaliers parlant à voix basse dans un coin du mess rompaient le calme de l’endroit.

Ceri s’approcha du marmiton et le salua poliment. Encore endormi, le jeune cuisinier bedonnant lui adressa un sourire honnête et lui servi sa pitance.

Le Gallois le remercia et alla s’installé au bout d’une des longues tables en chêne du réfectoire. Il repensait à Karl.

En effet, depuis maintenant plusieurs mois, les deux chevaliers entretenait des relations très distante. En réalité, depuis le débordement qui avait eu lieu à la fin de la mission du Gouffre.

Ce jour là, alors que Livio avait provoqué une fois de plus l’Ordre, Skapty et d’autres chevaliers s’était attaqué brutalement à l’italien et l’auraient battu à mort si Ceri puis d’autre chevaliers n’étaient pas intervenu. Durant cette rixe, les deux compagnons d’armes s’étaient battus violemment.

Depuis lors, ils ne s’étaient presque plus adressés la parole. Cependant, ils ressentaient l’un pour l’autre une trop grande amitié pour se fâcher définitivement. Ils continuaient donc à être compagnons de chambrée, à manger avec les mêmes groupes de compagnons, et se retrouvaient souvent ensemble au combat, leur postes de sergent aspirant lieutenant les assignant le plus souvent au même mission.

Cependant, quelques choses s’était cassé et avait jeter un trouble dans leur relation. Quelque chose ou plutôt quelqu’un : Livio Daleva.

Si Ceri se posait, sur l’exemple du Connétable de Bretagne, en exemple de neutralité envers le Vénitien, ce n’était pas le cas de Karl. Le Danois l’avait détesté dès les premières heures, et un rapport tout particulier de haine réciproque s’était installé entre Livio et lui.

Depuis cette fameuse mission, Livio et Karl ne s’étaient plus adressé un mots et prenaient soin de ne jamais se trouver au même endroit. Cependant, Skapty ne parlait plus à Ceri que très peu, généralement pour des banalités, et du moins évitait strictement de reparler de ces événement, leur point de vue sur Daleva divergeant du tout au tout.

Cependant, le Gallois était sur que son ami tramer quelque chose, notamment lorsqu’il rejoignait discrètement d’autre chevaliers au milieu de la nuit. Ceri connaissaient la plu part d’entre eux et les savaient fervent ennemis du Vénitien.


Ceri était plongé dans ces pensées, le regard distrait, lorsque il entendit soudain une voix en face de lui. Emergeant d’un seul coup de ses réflexions, il scruta surpris l’arrivant, et fut doublement décontenancé par ces yeux bleus clair sur sa peau particulièrement mâte.

-« Euh….excusez-moi, vous disiez ? », reprit-il hésitant.
-« Euh…juste bonjour », fit hésitant le nouveau venu.
-« Oh, bonjour », répondit le Gallois confus, « Excusez moi, je…j’étais ailleurs. »

L’homme, de taille moyen mais de corpulence athlétique lui adressa un sourire d’excuse, puis dit d’un air qu’il voulu décontracté :

-« Cette place est-elle libre ? »
-« Oui, oui, installez vous je vous en prie. », dit promptement Ceri, en tentant de faire bonne figure.
-« Merci », dit l’homme tout sourire.

Pendant qu’il s’installait, le Gallois l’observa. C’était la première fois qu’il voyait se chevalier, mais il fut tout de suite intrigué par le blason que portait le chevaliers sur son tabard et qu’il savait d’origine ibérique.



Pendant un minute chacun mangea en silence. Puis Ceri releva la tête de son écuelle.

-« Nouveau ? », demanda-t-il.
-« Oui et non, », fit l’autre gêné, « J’ai combattu à Constantinople… »
-« Ah bon ? », s’étonna le Gallois.
-« Oui mais…je ne connais pas grand monde encore. », confessa-t-il.

-« Eh bien, comment t’appels tu ? »
-« Rodrigo », répondis le blond en souriant, « Rodrigo de Utrera ».
-« Aragonais ? », tenta Ceri.
-« Perdu », répondis le Rodrigo en rigolant, « Castillan ».
-« Oh désolé. » sourit Ceri, « Je sais ce que c’est : on me prend toujours pour un Irlandais. »
-« Ah vous ne l’êtes pas donc », avoua l’Espagnol qui allait justement faire la bourde.
-« Non, non, Gallois. », dit fièrement Ceri.
-« J’aurai dit Irlandais figurez-vous. », plaisanta Rodrigo.

Ils parlèrent encore quelques minutes courtes minutes, mais Ceri apprécié déjà cet homme. Il le senti franc et honnête, bien qu’un peu utopiste. « Vieille École », pensa-t-il en souriant. Qui plus est, il semblait un peu plus érudi que la plu part des chevaliers de l'Ordre, ayant le plus souvent reçu une formation uniquement au combat.
Puis voyant, que les clercs commençaient à ce diriger vers la chapelle, Ceri s’excusa allez assister à Matines.

-« A une prochaine fois donc, sergent. », lui dit Rodrigo.
-« Oh, j’oubliai », sourit-il, « Je m’appel Ceri. Ceri De Glamorgann. »
-« Et bien enchanté compagnon. », répondit visiblement satisfait Rodrigo.

Ceri s’éloigna en direction de la porte. D’après ce qu’il avait pu constaté, l’Ordre avait acquis un nouveau chevalier fin combattant, mais surtout droit et fidèle, ce qui était assurément très positif au vue de la passe difficile que les chevaliers traversés.


Arrivé dans la chapelle, il s’assit sur un banc proche du chœur et écouta le prêche du religieux toujours aussi fatigué mais un peu plus apaisé.
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