L'Ordre des Chevaliers Divins

L'Ordre des Chevaliers Divins regroupe nombre de soldats plus ou moins expérimentés mais se battant pour une cause juste, Dieu.
 
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 Sombre retour [le renouveau de l'Ordre]

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SquallDiVeneta
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MessageSujet: Sombre retour [le renouveau de l'Ordre]   Ven 31 Juil - 23:28

Sombre retour


Le commandant Bertrand de Lorraine chevauchait en silence en compagnie de l’avant-garde de l’armée de l’Ordre, regardant avec morosité le ciel gris, annonciateur de pluie, il soupira en silence afin de respecter le silence de ses hommes. Chaque chevalier portait un bandeau noir, noué au bras droit par-dessus son équipement, depuis quelques heures, ils avaient atteint les premières fermes du domaine du seigneur Sopraluk. Ces vastes terres agricoles du sud-ouest de la France, logées entre les hautes collines au nord et les marécages au sud lui appartenaient. Elles auraient été magnifiques s’ils ne s’y étaient pas trouvés au début de l’hiver et que le chagrin n’étreignait pas le cœur de chaque individu. Car chaque serf, chaque homme libre, qu’ils avaient croisé jusque là s’était décoiffé et avait attendu sur le bord de la chaussée que la lente procession passe dans son ensemble, la mine sombre, le regard triste.
Nul ne l’ignorait, tous savaient que l’un des plus grands hommes du royaume et peut-être même d’Europe avait trouvé la mort, et que c’était sa dépouille que ses chevaliers rapportaient sur ses terres.
Le retour avait été long, épuisant et honteux, car cette armée forte de presque douze mille hommes au départ, partant pour la Terre Sainte, revenait après deux ans d’absence sans avoir atteint son but, réduite à quelques quatre mille hommes, dont plus de la moitié étaient des hommes engagés en Hongrie et en Empire Byzantin. Et par-dessus tout, ils avaient perdu leur Grand Maître au combat, aux yeux de Bertrand, la mort de Sopraluk était une honte que chaque chevalier portait en son cœur.

Tout au long de ce voyage de retour, Bertrand n’avait cessé de se ressasser le passé, depuis le jour où il fut chassé des terres de son père, le duc de Lorraine, jusqu’au funeste moment où l’homme qu’il avait apprit à respecter au-delà de tout ce qu’il pensait imaginable, était tombé au combat. Regardant les visages affligés de ses hommes, le jeune commandant, qui n’était âgé que d’une trentaine d’année, mais qui se sentait déjà beaucoup plus vieux, se remémora les derniers événements de la désastreuse campagne Byzantine.


16 février 1153, aux portes de Constantinople en milieu d’après-midi

Bertrand observait la gigantesque foule qui prenait d’assaut les portes de la merveilleuse cité de Constantinople. Lui et ses hommes étaient censés endiguer le flot intarissable de manants qui cherchaient à se réfugier derrière les murs de la cité, mais il leur était impossible de véritablement gérer cet exil, le nombre d’hommes, de femmes et d’enfants fuyant les exactions des bandits du Général ne cessait d’augmenter de jour en jour, tout ce qu’ils pouvaient faire, c’était éviter que tout cela ne vire à l’émeute.
Depuis des mois, l’Ordre avait de plus en plus de mal à gérer le conflit qui se déroulait dans l’Empire, attaqué à l’est par les seldjoukides et à l’intérieur même de ses frontières par des hordes de bandits menés par un homme mystérieux qui se faisait surnommer le général, la situation devenait un véritable bourbier.
Posté au sommet d’une petite colline non loin du faubourg sud-ouest, Bertrand restait là, impuissant, regardant ce triste spectacle en compagnie de son état-major, constitué de quelque sous-officier de confiance.

-Regardez moi-ça. S’exclama Athanasios de Rhodes, un byzantin que Bertrand appréciait tout particulièrement, balayant la scène d’un revers de main. Tous ces pauvres gens qui cherchent à trouver un refuge et nous ne pouvons rien faire pour eux. Nous ne sommes pas fait pour jouer le rôle de gardes, si tout cela continu, ils seront tellement serrés dans ces murs que la cité va exploser…

-Nous n’y pouvons rien, le maître nous a désigné pour faire régner un semblant d’ordre ici et nous allons faire notre devoir. Répliqua Bertrand avec fermeté, cependant, il ajouta presque aussitôt d’un ton plus conciliant. Cependant, je comprends ce que tu ressens Athan --depuis qu’ils avaient passés l’hiver ensemble dans l’inactivité, il avait prit l’habitude de parler avec franchise, oubliant le protocole, avec ses hommes de confiance lorsqu’ils étaient seuls-- rester là à ne rien faire, incapable de faire bouger les choses…c’est insupportable, tant de souffrance sous nos yeux sans pouvoir rien n’y faire…

-Même les faubourgs ne sont plus vraiment sûrs. Renchérit Adrian Gordon, un géant écossais, qui à défaut d’être très loquace avait souvent des remarques et des suggestions pertinentes, de plus son physique et sa forte voix lui permettaient de remettre le calme aussi bien dans le rang des chevaliers que dans une foule de manants en colère. La semaine dernière, des brigands ont incendié deux bâtiments aux abords de la jetée nord, je comprends qu’ils cherchent à se réfugier là-dedans.

Bertrand acquiesça sans dire un mot, depuis des semaines, la campagne prenait une drôle de tournure, les bandits attaquaient villages et petites villes, cherchant plus à brûler, saccager et semer la terreur que de prendre de véritable position d’où ils pourraient lancer des attaques coordonnées et efficaces. Au lieu de cela, ils fuyaient dès que le moindre signe de résistance apparaissait, disparaissant dès que l’Ordre tentait des les pourchasser. Cela faisait presque trois mois que Bertrand et ses hommes n’avaient pas prit part à un véritable combat. Depuis, la population des campagnes avait fuit leurs champs et leurs masures, tentant de trouver refuges dans les villes, et surtout à Constantinople. Sopraluk, le Grand Maître de l’Ordre avait alors ordonné à certaines compagnies d’escorter ces gens, de réguler le flux et d’empêcher tout débordement, le destin avait voulu que Bertrand et ses hommes héritent de la pire position, celle aux portes de la capitale.

-Mais tout de même ! Poursuivit Gordon, admiratif devant la cité. si hauts que nul ne pourrait les escalader,ces créneaux et postions de tirs asser nombreuses pour couvrir chaque ruelles des faubourgs,ces plateformes pour armer balistes et catapultes,et ces flots qui nous protégent,solidement gardés par les feux grégeois qui ne demandent qu’a dévorer les navires ennemis,l’invasion qu’elle soit terrestre ou maritime est condamnée à l’échec…Pour ouvrir ces portes, il faudrait soit être doté d’ailes, soit en avoir les clés !

Ces mots firent rire quelques officiers mais glaça le sang de Bertrand. Toutes ces attaques, poussant la population à fuir dans les villes, forçant l’Ordre à chercher toujours plus loin dans les campagnes, mobilisant la majorité de ses effectifs à des tâches insignifiantes ou épuisantes, il y avait un but derrière tout ça, un plan, et il pensait avoir trouvé lequel.



Bertrand avait vu juste, alors que ses hommes cherchaient à maintenir le calme, l’ennemi s’était infiltré dans Constantinople même, se mêlant à la foule de fuyards. Tout ça n’avait servit qu’à attirer l’attention de l’Ordre et des quelques éléments de l’armée impériale loin de la capitale, d’atténuer leur méfiance pour les prendre à la gorge sans prévenir. Mais alors qu’ils prenaient conscience de l’ampleur du danger, il était trop tard, débordés, les autorités de la capitale n’avaient même pas daignés à écouter les mises en garde de Bertrand, les Seldjoukides ayant lancé une offensive majeur sur la frontière orientale, toute l’attention était portée à l’est.
Alors que la nuit tombait sur Constantinople, de sombres flammes s’élevèrent au-dessus de ses toits, des cris se firent entendre, l’acier retentît, et tous comprirent que l’ennemi n’était pas aux portes mais à l’intérieur même de la cité. Avait alors commencé la pire nuit de l’existence de Bertrand.

-Commandant, vous avez l’air perdu en un autre lieu et une autre époque. L’interpella Athanasios de Rhodes.

-Oui mon ami. Acquiesça Bertrand avec un sourire triste qui le vieillît d’au moins une dizaine d’années. Le passé, il est souvent bien amère de s’y replonger, et le mien me semble parfois plus lourd qu’il ne l’aurait dut.

-Vous aviez fait tout votre possible mon commandant. Objecta Athanasios avec un semblant de dureté dans la voix, puis, plus bas pour que les hommes n’entendent pas cette familiarité. Tu n’aurais pas put mieux faire, et tu le sais...

-Peut-être ne pouvais-je pas mieux faire en effet, mais j’aurais dut…Cet échec, jamais je n’aurais dut le laisser se produire.



16 février 1153, aux portes de Constantinople au crépuscule

Bertrand s’avança avec impatience vers Athanasios, revenant au triple galop, tout autour d’eux, les hommes s’activaient, s’équipant en armes et armures, prêts à intervenir à n’importe quel endroit où il le faudrait.

-Alors ? Cria t-il pour se faire entendre par-dessus le vacarme.

-Ce chien galeux n’a même pas voulu me voir et son page n’a pas daigné à lui transmettre le moindre message ! S’exclama le byzantin avec rage, sautant du dos de son cheval dont la robe était couverte d’écume tant l’effort avait été intense de faire l’allé retour au galop du camp de l’Ordre jusqu’à la garnison impériale en ville, passant dans la foule qui s’y trouvait.

-Saloperie de bougre de con vaniteux. Jura Bertrand en se référant au capitaine de la garde impériale, en charge des défenses de la cité en l’absence de l’Empereur.

Il avait envoyé Athanasios et quelques un des membres de sa compagnie prévenir les autorités de ses soupçons, mais apparemment, le dit capitaine ne semblait pas vouloir recevoir de conseils et encore moins d’ordre de sa part.

-Ou sont tes compagnons ? Demanda Bertrand, remarquant seulement qu’Athanasios revenait seul.

-Je les ai envoyé prévenir les autres officiers dans les différentes casernes de la cité et des faubourgs, peut-être certains se montreront moins stupides et…

Mais il ne finit pas sa phrase, car malgré le vacarme assourdissant du camp se préparant au combat, il entendit au loin les hurlements et le murmure des combats en provenance de la capitale. Lui et le commandant se tournèrent vers la cité où d’immenses colonnes de fumées s’élevaient en différents endroits.

-Athanasios, mon ami, part chercher de l’aide. Ordonna Bertrand d’un ton qui ne laissait nul doute planer sur la gravité de la situation. Prends ta Compagnie du Vent et va ! Sopraluk doit être à trois lieues d’ici au sud-ouest, Charles de Bretagne et ses chevaliers Varègues à deux lieues au nord-ouest.

Presque d’un bond, Athanasios sauta en selle et décrocha de sa ceinture un petit cor dans lequel il souffla, lorsque son chant retentit, une centaine d’hommes relevèrent la tête, vétérans et nouvelles recrues de la Compagnie du Vent s’élancèrent sur leurs montures et en quelques minutes tous furent prêt à partir derrière leur capitaine.

-Prenez bien garde à vous lieutenant, j’ai un mauvais pressentiment, comme en Hongrie lorsque les Svarogs nous ont taillés en pièce à Avalanche. Confia Bertrand en serrant le bras d’Athanasios, faisant référence à une offensive de l’Ordre qui avait viré au désastre en Hongrie. Nous avons besoin d’hommes comme toi et tes cavaliers, reste en vie mon ami et revient avec beaucoup de lances et d’épées pour nous aider ici.

-Vous ai-je jamais déçu mon commandant ? S’exclama Athanasios avec un grand sourire.
-Non, et je compte sur vous pour ne pas commencer en ce jour.

-Très bien ! Cria le byzantin. Compagnie du vent, il nous revient d’aller chercher nos frères pour les convier aux festivités de ce soir, chevauchez avec célérité et grâce, montrons aux chevaliers de l’Ordre ce que de vrais cavaliers byzantins savent faire ! Darios avec cinquante cavaliers, au nord-ouest, allez chercher notre bon Connétable Charles ! Compagnie du Vent, en avant !

Tous s’élancèrent au galop, Bertrand ne prit pas le temps de regarder son ami s’éloigner au loin, à peine fut-il parti qu’il se tourna pour organiser ses propres hommes pour la bataille qui les attendait.


Dernière édition par SquallDiVeneta le Sam 31 Oct - 5:57, édité 2 fois
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SquallDiVeneta
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MessageSujet: Re: Sombre retour [le renouveau de l'Ordre]   Sam 1 Aoû - 2:11

-Cet échec, nous le portons tous en nous commandant. Murmura Athanasios, voyant la tristesse dans le regard de son ami. Cette nuit, nous avons tous perdu notre guide, mais aussi des amis, la route jusqu’à Constantinople a couté bien des vies…

A son tour, Athanasios se remémora cette fameuse nuit ou tout bascula pour l’Ordre.


16 février 1153, à l’ouest de Constantinople à la tombée de la nuit

Athanasios talonna sa monture une fois de plus, l’obligeant à garder un rythme constant, il devait à tout prix trouver Sopraluk et ses troupes pour les faire venir au plus vite à Constantinople, il avait apprit à avoir une confiance aveugle en le jugement et en les intuitions de Bertrand de Lorraine son commandant, et si ce dernier lui disait qu’il avait un mauvais pressentiment, il le croyait.
La capitale était vulnérable, sa garnison réduite au strict minimum, les troupes de Bertrand s’élevaient à un millier d’hommes, ce chiffre n’était pas négligeable, mais répartit à travers tout Constantinople, dans ses rues, ses faubourgs et dans les fermes environnantes. Si l’offensive des brigands était suffisamment forte et organisée, les choses pouvaient très vite tourner à la catastrophe.

-Là-bas, des cavaliers ! S’exclama un membre de la Compagnie du vent juste à côté d’Athanasios.

Sortant de ses pensées, le byzantin aperçu au loin, à un embranchement de la route impériale entre une ferme imposante et un bosquet d’arbres, une forte troupe de cavaliers immobile.

-Halte ! Cria Athanasios en levant la main, faisant signe à ses hommes de stopper leur folle chevauchée.

-Vous pensez que ce sont les nôtres ? Ou les impériaux ? Demanda le même soldat qui l’avait averti de la présence des cavaliers.

Mais Athanasios n’eut pas besoin de beaucoup de temps pour les identifier, à peine ces derniers les avaient vu qu’ils avaient éperonné leurs chevaux, lances au poing, chargeant les chevaliers de l’Ordre.

-Notre mission est de trouver le Grand Maître afin de sauver Constantinople ! Rappela le commandant de la Compagnie du Vent à ses troupes. Nous ne pouvons pas nous permettre le moindre contretemps ! On charge au travers, qu’aucun de vous ne s’arrête, nous devons accomplir notre mission, même si un seul de nous survit pour aller chercher de l’aide ! Chargez !

Sans la moindre hésitation, les cinquante cavaliers s’élancèrent vers l’ennemi.


Athanasios ferma les yeux, il n’avait pas eu d’autre choix, prit entre des bois épais et des champs rendus trop boueux par la pluie pour être praticable par des cavaliers, le seul choix qui s’était offert à lui était le combat frontal. Les pertes avaient été terribles, ses hommes brillaient au combat à distance, dans les poursuites, pour harasser l’ennemi, mais dans un tel combat, ils étaient désavantagés. Il s’en était fallut de peu que lui-même ne s’en sorte pas, fonçant à travers la mêlée, évitant les coups, les flèches et les ruades des chevaux, une poignée seulement s’en était sortie. Telle était son propre fardeaux, il avait finit par trouver le Grand Maître et ses troupes et les avaient guidés ensuite à Constantinople, mais là aussi résidait son péché, car il avait amené le grand Maître de son Ordre à la mort en fin de compte.


Voyant que son ami était à son tour plongé dans ses pensées, Bertrand se concentra sur la situation actuelle. Sa colonne servant d’avant-garde à l’armée de l’Ordre avançait à présent à travers quelques basses collines et plateaux, d’ici à la tombée de la nuit, ils seraient de retour au château de la seigneurie, après plus de deux ans d’absence. Beaucoup même n’avaient jamais vu les terres du seigneur Sopraluk, la plupart ayant été enrôlé en Hongrie et dans l’Empire. L’un d’entre eux marchait non loin de là, tenant les rênes du cheval de celui qu’il considérait comme son maître, et que la plupart des chevaliers de l’Ordre considéraient comme un ennemi à abattre, Bertrand y compris.
Livio Daleva n’était pas très à l’aise à cheval, ainsi, Patrick, son jeune protéger, se chargeait de maintenir la jument que chevauchait avec difficulté son maître afin de lui éviter de se faire désarçonner. Pour beaucoup, l’ancien Svarog n’avait rien à faire dans l’Ordre, seul les caprices du destin lui avaient permit d’échapper à la potence et d’être enrôlé par Sopraluk. Ce dernier comptait sur ses connaissances et ses capacités pour se rendre utile, cela, il l’avait fait, mais il n’en était pas moins un insupportable individu, cynique, sarcastique et malhonnête. Beaucoup s’interrogeaient sur les raisons qui l’avaient poussés à rejoindre l’Ordre, en réalité, il l’avait rejoint car il n’avait pas trop le choix, la seule alternative étant la mort. Capturé par l’Ordre lors de la chute des Svarogs, cette option était la seule qui lui aurait permit de sauver sa vie, mais en plus de cela, il avait une raison personnelle, l’un des officiers Svarogs, du nom de Kyojiro, avait assassiné Sclavo, le jeune frère de Livio, alors membre de l’Ordre. Il avait ainsi juré de le venger.
Mais, c’était là que résidait la plus grande interrogation sur les motivations de Livio à rester au sein de l’Ordre, même Bertrand les ignorait, car au cours de la bataille de Constantinople, Sclavo Daleva avait été vengé, son assassin ayant été mit à bas par Livio.
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SquallDiVeneta
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MessageSujet: Re: Sombre retour [le renouveau de l'Ordre]   Sam 1 Aoû - 2:12

16 février 1153, Constantinople, palais impérial, au cœur de la nuit

Le chaos régnait dans la capitale, la population se mêlait aux brigands, aux chevaliers et aux gardes combattants avec acharnement dans les rues en proie aux flammes. C’était un véritable tableau d’horreur qui se peignait sous le regard de Livio depuis son poste d’observation sur un toit du palais impérial. Durant la matinée, il s’était fixé comme objectif de tenter de s’introduire dans le palais impérial, et il y était parvenu sans trop de difficulté, mais à présent, la bataille faisait rage tout autour de lui.

-Décidemment…Grommela t-il. Ou que j’aille je porte la poisse il semblerait.

Les rues s’étaient transformées en champ de bataille âprement disputés et les portes du palais étaient prises d’assaut, déjà, certains brigands avaient franchi les murs d’enceintes et s’acharnaient à ouvrir les portes de l’intérieur. Tirant son sabre discrètement, Livio souhaita silencieusement bonne chance à Patrick, son apprenti qui avait quant à lui choisit de prendre son après midi en ville, sans l’avértir au passage, il espérait qu’il retiendrait la leçon…
Alors qu’à contrecœur, Livio s’apprêtait à se jeter sur quelques bandits qui avaient prit à revers une poignée de gardes bien déterminés à défendre les portes des jardins, il senti une présence non loin de là. Livio était croyant, il croyait au monde supérieur, à ses dieux païens qu’il vénérait malgré les objections de l’Ordre, cependant, il ne croyait que moyennement en la magie et toutes ses variantes. Trop de charlatans se faisaient appeler druides, mages ou sorciers, nonobstant, il sentît très bien cette présence, cette âme damnée noire, puant la cruauté, le vice et la charogne, lui-même n’était pas un saint. Assassin confirmé, il avait commis d’innombrables exactions, au nom des Svarogs, l’Ordre et les Ombres, une secte d’assassin opérant au sein de l’Ordre, ces derniers n’ayant rien à envier eux aussi en vice et en atrocités en touts genres. Mais cette présence là, il pouvait la sentir parmi des centaines d’autres, car empreinte de folie meurtrière, un être amorale, versé dans la barbarie et puant la démence, Kyojiro, le meurtrier de son frère.
Escaladant un muret qui le séparait d’un toit adjacent, il aperçu l’homme au teint pâle, suivit par quelques créatures elles aussi noyées dans la barbarie, autrefois appelés Gardes de Rod, ces êtres défigurés, plus proches de la bête que de l’homme, le suivant à travers les jardins du palais, massacrant quiconque se trouvant sur leur passage.
Livio fut prit de doute un court instant, mais il ne lui fallut pas plus de quelques secondes pour se ressaisir, la dernière fois qu’il l’avait affronté, il était faible, épuisé et anéanti par le chagrin, lorsque son peuple se faisait massacrer par l’Ordre et la Koalition, et que son frère venait de se faire assassiner, à présent, il n’était plus le même homme. Il le sentait en lui, il avait suivit l’entraînement de Charles de Bretagne, le plus redoutable guerrier de l’Ordre, aussi bien l’épée à la main ou désarmé. Il avait également été formé par les Ombres, qui comptent dans leurs rangs les meilleurs assassins d’Europe, égalant les ashishins arabes. Livio avait retrouvé toutes ses capacités de sa jeunesse, non, il était encore bien plus fort qu’à l’époque…s’il le voulait, s’il se montrait suffisamment impitoyable, rusé et minutieux, il réussirait.
Glissant entre les ombres, ignorant le massacre qui se déroulait autour de lui, Livio se mit à traquer sa proie.

Et c’est ce qu’il fit, pourchassant sans relâche ses ennemis à travers le palais impérial, tous étaient tombés sous ses coups, lors de ses pièges, ses embuscades, une ombre parmi les ombre, une main noire invisible frappant avec une terrible efficacité. Jusqu’à ce qu’il ne reste plus que l’un d’entre eux, le dernier, Kyojiro, celui-là, il l’avait gardé pour la toute fin, et c’était sur le balcon des appartements de l’empereur qu’il l’avait acculé. Pourfendant par derrière le dernier laquais de Kyojiro, Livio se surpris à sourire avec un impitoyable sentiment de triomphe, sa proie ne l’avait entendu qu’à la toute dernière seconde.

-Si tu cherches l’Empereur, il n’est pas là. Lança Livio, se délectant de son sentiment de puissance. Partit guerroyer contre les seldjoukides, loin à l’est.

Lentement, Kyojiro se retourna, son ignoble faciès jaune fendu d’un large sourire cruel. Ce visage, jamais Livio ne l’avait oublié, aussi pâle que la mort, d’un teint maladif, reflétant la pourriture qui gangrénait l’âme de cet être dément. Sous son étoffe sombre, à la place de son bras droit, un sabre était fixé à un moignon, blessure infligée par Charles de Bretagne. Le sabre que Livio portait lui appartenait en réalité, dérobé lors de l’affrontement ou Sclavo avait périt et ou Kyojiro avait subit cette terrible blessure.

-C’est toi que je cherchais Livio. Confia Kyojiro de sa voix sinistre, comme celle d’un mourant, mais chaque mot donnait une impression de perversité, comme s’ils étaient rongés par le vice. Ho, en réalité, je dois également distraire tes amis de l’Ordre et les gardes loin de la bibliothèque impériale, Kaujan et Viera s’y trouvent, ils complètent leur collection.

-Kaujan est ici ?! S’exclama Livio, interloqué, il considérait Kaujan, ancien membre du Svarog comme en partie responsable de la défaite des siens depuis que ce dernier s’était avéré être un traitre à la solde de la Koalition der Gerechten.

Quant à l’autre, Viera, un traitre de l’Ordre, il n’en avait que faire, mais pour Kaujan, c’était une autre histoire.

-Oui. Poursuivit Kyojiro. Il est passionné par les livres, dont certains textes très anciens, c’est pour cela qu’il avait infiltré le Svarog, pour leur quête de l’ancien temple de Rod et du livre de Vélès. Il le voulait pour lui, c’est un être très à part, avide de pouvoir, comme tous les membres de son clan…le tien Livio.

-Tout ce que tu me racontes n’a aucun sens ! Cria Livio, à bout de patience.

D’un bond, il se jeta sur Kyojiro en tentant de lui porter une estocade pleine de rage, mais son adversaire l’évita d’une roulade et se retrouva dans son dos tandis que Livio s’écrasait contre le balcon, à une bonne dizaine de mètres du sol en bas, avec derrière lui une sinistre vue, celle de Constantinople en proie aux flammes.

-Magnifique non ? Demanda Kyojiro, le regard plein de folie. Tout cela est si stimulant, les flammes, la mort, la souffrance, c’est ainsi que va le monde, ainsi que vont les hommes. Si les dieux existent-ils doivent se délecter de nous voir nous entretuer avec toujours plus d’ingéniosité et d’allégresse, tels des enfants regardant des fourmis de deux fourmilières se battre à mort. C’est pour cela que je partage la route de ton frère, pardon, demi-frère, il faut savoir que ton père aime beaucoup les femmes, et encore plus jalonner l’Europe de petits bâtards comme toi.

D’un coup, Kyojiro fut prit d’un fou rire irrépressible, à mesure que la conversation se poursuivait, Livio perdait de son assurance, l’aura de cette créature en proie à l’hilarité était si putride qu’elle sapait ses forces, de plus, il était à présent acculé sur le balcon.

-Kaujan ne pense qu’à sa vengeance, au pouvoir et il pense y accéder par ses précieux livres, personnellement, je préfère mes lames, mais chacun trouve son petit plaisir ou il peut, d’ailleurs je me rappel encore avec jouissance du moment ou j’ai découpé la gorge de ton frère vraiment. Poursuivit Kyojiro en parlant de plus en plus vite. Mais j’avoue avoir quelques remords, la tête n’avait pas été bien sectionné, j’aime tellement les voir rouler sur le sol, on ne sait jamais quand elles s’arrêtent.

Poussant un terrible hurlement de rage, Livio se rua sur son adversaire, enchainant les attaques et parades aussi vite qu’il le pouvait, mais il était encore dominé, il le sentait. Kyojiro était toujours plus fort, se battant à l’aide du sabre greffé au peu au-dessus de son épaule, il maitrisait son nouveau style de combat à la perfection. Au bout de quelques échanges, les deux combattants se séparèrent de quelques mètres, le souffle court, tentant de trouver une faille.

-Ha ha ha… Murmura Kyojiro, comme s’il réprimait un enfant trop empressé. Nul besoin de commencer si tôt les divertissements, cependant, je remarque que tu t’es grandement amélioré Daleva. Mais laisse-moi finir de te parler.

-Pourquoi tu me dis toutes ces conneries ?! Explosa Livio à bout de nerfs.

-Au cas ou tu survivrais à notre rencontre, je veux que tu en saches assez pour reprendre le combat de plus belle contre Kaujan et la Koalition, tu le dois.

-Pourquoi m’aiderais-tu ?!

-Tu n’as pas écouté ce que je t’ai dis. Soupira Kyojiro avec une réelle tristesse dans la voix. Car j’en ai besoin, ça m’est aussi vitale que respirer, délectable…je veux voir ce monde brûler, et j’ai sentit dans le sang de ta famille ce pouvoir, il m’a appelé jusqu’ici depuis les lointaines contrées ou je suis né. Peut-être me considères-tu comme un monstre, mais je ne suis que le déclencheur, je suis l’étincelle qui mettra le feu à ce monde, mais le combustible, c’est toi. J’ai senti tant de haine, de soif de pouvoir dans ton clan, tu ne peux le nier, tu es tout comme ton père, le souverain de la Koalition der Gerechten, la vengeance et la haine vous fait vivre et vous êtes prêts à entraîner le monde dans votre chute. Tu me complètes Livio, toi et moi sommes plus liés que quiconque ne pourrait jamais l’être en ce monde, tu es…mon inspiration, ma raison d’être.

Le dégout submergea Livio à mesure qu’il prenait véritablement conscience de l’ampleur de la folie qui habitait cet être en face de lui.

-Tu es une abomination. Cracha Livio.

-Je suis ton abomination mon cher Livio, et tu es la mienne. Renchérit Kyojiro avec un horrible sourire.

Livio voulut répliquer à cela, mais il comprit que quoi qu’il dise, quoi qu’il fasse, il ne pourrait raisonner cette créature qu’il refusait de considérera comme un homme. Alors, il se jeta sur lui, prêt à mourir s’il le fallait, mais il vaincrait, dusse-t-il l’emporter dans la mort.
Livrant un duel sans merci dans les appartements impérieux, Livio et Kyojiro montraient chacun l’étendu de leur science du combat, lançant botte sur botte, parade sur parade, s’affrontant sans la moindre pitié ni la moindre hésitation. Bien que se sachant moins habile, Livio remarquait peu à peu qu’il était plus endurant que son ennemi qui avait perdu de sa résistance depuis la perte de son bras droit. Profitant de cet avantage, il redoublait d’effort, lançant des attaques de plus en plus puissantes et rapides, dans l’espoir d’épuiser son ennemi avant que lui-même ne s’écroule, emporté par la fatigue.
Au bout de près d’une heure de combat, tandis que les combats redoublaient d’intensité dans la capitale, les deux guerriers s’arrêtèrent, tous les deux haletant, leur respiration rendue difficile par la chaleur provoquée par les innombrables incendies qui dévoraient Constantinople. Chacun se tenant à une extrémité du balcon de la chambre, ils se toisèrent du regard, cherchant à évaluer les forces qu’il leur restait.

-Ce combat est sans conteste le plus beau de mon existence. Confia Kyojiro, soudain la voix dénuée de folie, comme si la concentration le rendait plus serein. Toi et moi sommes véritablement liés, le reflet parfait de l’autre.

-Je n’ai rien à voir avec toi ! Répliqua férocement Livio. Je ne suis pas…

-Un assassin ? Le coupa Kyojiro avec un rire sinistre. Un meurtrier, un fou ? Cite moi un seul de tes crimes qui ne te valle pas d’être ainsi nommé, Livio, tu es tout comme moi, un guerrier, mué par son instinct, le miens me guide vers la destruction, le tiens vers la haine, mais au final nous nous complétons. Jamais tu n’aurais pu ainsi égaler ma force si tu n’avais pas été mon parfait jumeau, toi et moi avons été liés par le destin dès notre naissance, un lien plus fort que le sang.

-Peut-être suis-je un meurtrier, peut-être même suis-je fou, mais jamais je ne te permettrais de dire que nous sommes pareil ! Rugit Livio avec une telle rage et un tel désespoir que des larmes perlèrent à ses joues. Tu m’as pris mon frère !

-Sclavo ne valait rien, il avait renié son sang, renié l’appel de sa haine. Répliqua Kyojiro. Un homme qui renie ce qu’il est est un moins que rien, à peine mérite-t-il d’être nommé homme.

-Sclavo valait mille fois mieux que je ne vaudrais jamais ! Hurla Livio, mais son crie était plus proche du sanglant. Et tu me l’as pris, il était innocent, juste, c’était mon petit frère, j’avais juré de le protéger…

-Sclavo était une larve, je l’ai tué pour toi, pour te libérer. Tu le sais, jamais tu ne t’es senti aussi bien, aussi vivant et toi-même que depuis que je l’ai tué. Si tu étais moins hypocrite tu me remercierais au lieu de pleurer sur son sort !

Les yeux de Livio s’exorbitèrent, un déluge de rage l’étreignit, et sans même s’en rendre compte, il se rua sur Kyojiro en hurlant comme un damné, le sabre en avant.
Mais la colère l’avait aveuglé, et en un mouvement souple et vif, son ennemi passa sous sa garde et le transperça de son sabre fixé sur son avant bras. La douleur l’envahit, sa vue se brouilla et Livio tomba à genoux, toujours embroché par le sabre de Kyojiro qui s’agenouilla en même temps que lui, comme s’il voulait le soutenir dans un geste amicale. Avec douceur, ce dernier lui serra l’épaule de la main gauche, presque avec délicatesse.

-Abandonne Livio, tu peux encore vivre, mais abandonne. Murmura t-il. Tu es destiné à apporter le chaos, oublie tous ces sentiments de faible…
Livio ferma les yeux, en un instant, il se remémora son enfance, beaucoup disent que lorsque la mort est proche, l’on revoit sa vie défiler devant ses yeux. Lui ne se rappela que les instants avec son jeune frère, lorsque enfants, ils jouaient ensemble sur le bateau de leur mère et de leur père adoptif, de brefs instants d’innocence, le visage d’un garçonnet aux cheveux sombres et au visage souriant, puis d’un homme défiguré, portant une profonde blessure en lui. Livio avait échoué, il n’avait pas sut protéger son petit frère de la dureté de la vie, ni de la mort, pour lui était venu le temps du choix.

-Pour toi petit frère. Murmura-t-il à voix basse.

Brusquement, Livio attrapa le bras amputé de Kyojiro sur lequel était fixé son sabre et le tira vers lui, enfonçant la lame encore plus profondément dans son ventre, lui arrachant un cri déchirant.

-Que fais-tu ?! S’exclama Kyojiro, de la véritable surprise, mêlée à la peur dans la voix.

-Tu as raison, nous sommes liés. Cracha Livio. Et ce lien, crois moi tu vas regretter qu’il existe.

Réunissant ses dernières forces, Livio prit son ennemi dans ses bras, le serrant de toutes ses forces, se leva d’un bond et courût vers la balustrade du balcon, l’entrainant avec lui.

-Non ! Attends ! Hurla Kyojiro dans un accès de panique insoupçonnable de sa part.

Mais trop tard, les deux corps atteignirent le parapet et tombèrent dans le vide, la folie reprit le dessus et un long rire strident retentit un bref moment avant que les corps des deux hommes ne heurtent le sol.
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Le-Nain
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MessageSujet: Re: Sombre retour [le renouveau de l'Ordre]   Sam 1 Aoû - 18:31

Tu as pas perdu tes talents d'écrivain à ce que je vois MrGreen
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MessageSujet: Re: Sombre retour [le renouveau de l'Ordre]   Sam 1 Aoû - 19:02

Le-Nain a écrit:
Tu as pas perdu tes talents d'écrivain à ce que je vois MrGreen

J'espère on verra bien si ça dure...à moins que tu ne sois ironique Sad salaud MrGreen

La suite bientôt, avec toi et quelques autres.
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Le-Nain
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MessageSujet: Re: Sombre retour [le renouveau de l'Ordre]   Sam 1 Aoû - 19:12

Merci Cool santa
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MessageSujet: Re: Sombre retour [le renouveau de l'Ordre]   Dim 2 Aoû - 2:18

Aïe aïe aïe !

La suite la suite, qu'on puisse réécrire !

t'as rien perdu de ta plume Squall. =)
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MessageSujet: Re: Sombre retour [le renouveau de l'Ordre]   Dim 2 Aoû - 3:21

Livio avait survécu à ses blessures, Kyojiro quant à lui avait été retrouvé le corps brisé et égorgé, personne ne savait qui avait apparemment achevé l’immonde créature qui avait terrorisé les chevaliers de l’Ordre durant la campagne hongroise. De sa victoire sur lui, Livio en avait tiré, non pas de la reconnaissance ni de la sympathie, mais un profond respect, tous s’accordant à dire que l’ancien Svarog était devenu un bretteur redoutable pour avoir réussi à le mettre en échec.
Tous s’étaient attendus après cela qu’il quitte l’Ordre sans demander son reste, néanmoins, il était resté, gardant à ses côtés Patrick et Wladyslaw, un énorme polonais, vulgaire, alcoolique, violent, menteur et légèrement dérangé qui attirait cependant un peu de sympathie lorsqu’il s’abstenait de se battre avec quiconque croisait son chemin et de s’enivrer au point de devenir incontrôlable. Ainsi, Livio était resté auprès de l’Ordre, sans la moindre explication, pour Bertrand, c’était un mystère complet, pour lui, cet homme n’avait aucune raison de rester, ni attache, ni véritable affection pour l’Ordre, mais il le supportait, car même lui s’était montré très respectueux face au deuil des chevaliers et leur peine pour la disparition du Grand Maître et semblait la partager à sa manière, il n’était pas affligé comme certain, mais touché.

-Commandant. Appela Athanasios en le rattrapant, plaçant son cheval à son niveau. Notre aile gauche s’est un peu trop éloignée.

Bertrand constata effectivement que ses ailiers étaient hors de vue, séparés d’eux par un bosquet d’arbres qui longeait la grande route. Athanasios se proposa pour aller les chercher mais Bertrand lui fit signe de rester et de prendre les choses en main, après tout, il ne faudrait plus beaucoup de temps au jeune lieutenant pour être promut capitaine, avec ses derniers exploits et le besoin croissant de l’Ordre en officier compétant…
Le lorrain talonna sa monture et la lancer à travers les arbres, le bosquet était plutôt praticable et dégagé mais trop épais pour que l’on puisse voir bien loin au travers, quelques minutes après, il rattrapa ses ailiers. Les soldats d’infanterie s’écartèrent alors que Bertrand remontait leur colonne au trot, rejoignant le lieutenant Adrian Gordon. Le géant écossais attendait lui aussi une promotion prochainement, Bertrand aimait le comparer à un rocher, même dans les pires situations, il semblait imperturbable, ou en tout cas, il en fallait beaucoup pour l’ébranler. Cela, il avait put le constater quelques semaines plus tôt à Constantinople, mais il avait également remarqué ce qui semblait une soif de sang latente en lui. Pourtant jeune, Adrian avait enduré bien plus que des hommes bien plus vieux que lui et tout cela l’avait marqué.

16 février, grande avenue impériale à Constantinople, au cœur de la nuit

Bertrand para une attaque fulgurante portée au visage par un cavalier ennemi et repoussa ce dernier avant qu’il ne se fasse presque coupé en deux par l’immense épée à deux mains d’Adrian Gordon. Le géant écossais se tourna presque immédiatement sur sa selle et trancha d’un coup net et rapide la tête d’un cavalier passant à côté de lui, il maniait sa claymore avec une habilité ahurissante même à cheval. Les chevaliers s’étaient élancés à travers Constantinople en proie aux flammes, traquant les brigands dans chaque rue, chaque bâtiment, combattant de quartier en quartier, forcés de diviser leurs forces, et plus ils avançaient, plus ils étaient obligés de faire face à des ennemis plus nombreux avec moins de chevaliers pour combattre. Déjà, Bertrand avait envoyé une cinquantaine d’hommes menés par Karl Skapty, il n’osait pas imaginer quel massacre ça devait être là-bas.

-Commandant ! D’autres arrivent par là ! Hurla Gordon en pointant l’extrémité de l’avenue avec sa claymore.

Effectivement, près d’une centaine d’hommes en armes à pied avançaient vers eux, chargeant les armes levés, Bertrand ne disposait plus que d’une trentaine de cavalier à ses côtés pour leur tenir tête.
Au loin, le jeune commandant entendit les ordres de repli lancés par une voix semblant fortement être celle de Skapty, l’ennemi avait enfoncé ses rangs, le forçant à battre en retraite vers leur position.

-Adrian ! Cria Bertrand, faisant fit du protocole et des grades dans un tel chaos de flammes et de sang. Prend dix hommes et prends la rue des bottiers !

Une lueur de compréhension brilla dans le regard de l’écossais qui appela à ses côtés dix chevaliers et leur ordonna de se rallier à lui alors qu’il se ruait dans la rue en question, appelée ainsi à cause des nombreux cordonniers qui y avaient élus domicile.
Faisant de grands moulinets avec son épée, Bertrand poussa un long hurlement de défi et chargea l’ennemi, rapidement suivit par ses maigres troupes, le combat reprit avec toujours plus d’intensité, les chevaliers abattant ennemi après ennemi dans une marée de lames et de lances qui leur semblait intarissable. Après quelques minutes de combat intense, Bertrand lança l’ordre de repli à ses troupes, aussitôt, les survivants qui l’entouraient firent faire demi-tour à leurs montures, mais son cœur se serra lorsqu’il vit qu’une poignée d’entre eux avaient perdu leurs chevaux et restèrent pour retarder l’ennemi.
Talonnant sa monture épuisée, Bertrand pria pour leur salut, autour de lui, les bâtiments bordant l’avenue étaient tous en proie aux flammes et des civils tentaient encore d’échapper au massacre, soudain, un cor retentit et il put donner l’ordre à ses hommes de cesser leur repli.

-Reformez la ligne ! Préparez vous à la charge ! Hurla t’il, levant son épée, même ce simple mouvement lui arracha une grimace de douleur, après des heures de combat, l’épuisement était sur le point d’avoir raison de lui.

Regardant ses hommes à ses côtés, il put lire en chacun d’eux la même fatigue, le même désespoir, mais tous se mirent en ligne afin de se lancer dans une dernière charge désespérée. L’ennemi avançait toujours, se taillant un chemin dans la masse de civile à coup d’épées et de lances.

-Chargez ! Pour l’Ordre !

La ligne s’ébranla, les chevaux poussés dans leurs derniers retranchements par leurs maîtres touts aussi épuisés, à nouveau, un cor résonna, et quelques secondes avant le choc, Adrian surgît d’une rue adjacente à la tête de ses hommes, transperçant le flanc droit de l’ennemi. La rue des bottiers formait un grand U et rejoignait à nouveau l’avenue impériale, il avait ainsi put donner l’impression de prendre la fuite pour leur tomber dessus sans que l’ennemi ne s’y attende. Prit de cours, les bandits stoppèrent leur charge et celle des survivants de l’Ordre n’en fut que plus dévastatrice. A ce moment, quelques mètres plus loin, les troupes en déroute de Skapty apparurent dans le dos de l’ennemi, sans vraiment prendre le temps de comprendre ce qui se passait, le danois lança l’ordre à ses hommes de charger, prenant ainsi l’ennemi à revers. Le plan de Bertrand fonctionna, l’ennemi dans sa hâte de les poursuivre dans leur fuite avait oublié de prendre garde à leurs arrières et à leurs flancs, s’exposant aux troupes moins nombreuses mais plus déterminées et plus entraînées de l’Ordre. Les bandits, coupés en deux par les cavaliers de Gordon furent prit de panique, autant par la surprise que par la peur engendrée soudainement par un géant, semant la mort dans leurs rangs, maniant son immense épée avec la rage d’un démon.


D’ailleurs, Adrian était depuis quelques temps surnommés « le démon des hautes terres », craint et respectés par les autres chevaliers, beaucoup le considéraient comme l’un des plus dangereux combattants de l’Ordre.

-Lieutenant. L’interpella Bertrand. Vos hommes se sont un peu trop écartés de la route principale. Rabattez les plus près de notre flanc dès que possible, mais envoyez quelques éclaireurs sur les hauteurs au sud, je ne veux pas de mauvaise surprise.

-Bien commandant. Se contenta de répondre l’écossais sans laisser voir la moindre émotion.

De Lorraine fit faire demi-tour à sa monture et regagna ses propres troupes, se disant qu’il lui faudrait prochainement se pencher sur le cas du lieutenant écossais, un tel homme méritait une promotion, mais il restait à savoir s’il serait judicieux de la lui attribuer. Gordon était un guerrier redoutable et un excellent meneur, mais en tant que capitaine, il devrait aussi s’assurer de prendre soin de ses hommes et de leur inspirer autant de confiance que de respect, et il craignait que sa réputation de guerrier impitoyable ne nuise au moral de ses propres troupes à l’avenir.
Alors qu’il était dans ses pensées, Bertrand aperçu au loin leur destination, émergeant au détour de la route qui gravissait une colline rocheuse, le château de l’Ordre apparût. Siégeant au sommet d’une élévation similaire à celle qu’ils venaient de franchir, loin d’être une merveille de beauté architecturale, il n’en remplissait pas moins son office. Ses hautes murailles pouvaient abriter pas moins d’au moins deux mille soldats, et le double pouvait aisément camper à moins de cinq cent mètres des remparts. Un large fossé protégeait ses remparts, forçant l’ennemi à devoir procéder à un long siège où à déployer des merveilles d’ingénierie pour enfoncer ses murailles et ses portes, quant à ses hautes tours qui garnissaient le donjon et les murs, elles offraient des positions de tirs idéales pour les archers et des catapultes ou balistes.
Au pied de la colline sur laquelle il se dressait, une petite ville s’était formée, ne disposant que d’une mince barricade en bois, elle jouissait cependant d’une protection à toute épreuve de par la présence de l’Ordre et d’une croissance importante. Toute la vie de la région était centrée sur l’imposant château qui dominait ces lieus.
Des murmures admiratifs s’élevèrent parmi les hommes qui n’avaient encore jamais vu ce château, qui bien que rustique illustrait parfaitement la place forte défensive de rêve, ou de cauchemar s’il fallait la prendre d’assaut.

-Je vais rejoindre la colonne principale, Athan, je te confie l’avant-garde. Murmura Bertrand à son ami qui resta coi.
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MessageSujet: Re: Sombre retour [le renouveau de l'Ordre]   Dim 2 Aoû - 15:59

Magnifique ! Tu as un talent réel pour l'écriture Squall, on reste "scochté" à tes lignes du début jusqu'à la fin... Plus je vois toute l'histoire autour de l'ODCD, plus je me dis qu'on pourrait sortir un livre, ou en faire un jeu de rôle (n'exagéront rien quand même cela reste qu'une blague) ! Et c'est en grande partie grâce à toi Squall. Very Happy
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MessageSujet: Re: Sombre retour [le renouveau de l'Ordre]   Dim 2 Aoû - 15:59

Hé bien....ce fut un plaisir de lire ces quelques lignes,motivantes au plus haut point,je vais moi aussi me mettre à écrire,en essayant de conserver le maximum de cohérence avec ton récit.
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MessageSujet: Re: Sombre retour [le renouveau de l'Ordre]   Dim 2 Aoû - 17:38

-Karl, Ceri. Salua Bertrand en voyant les deux sergents chevauchant en haut de la colonne principale. Comment vont les hommes ?

-Silencieusement. Répondit Ceri de Glamorgann avec un air sombre, la bataille de Constantinople semblait l’avoir fortement marqué. Mais je pense que la tension s’apaisera lorsque l’on sera enfin arrivé.

-Et Charles ? Demanda Bertrand, faisant référence au Connétable Charles de Bretagne qui avait prit le commandement de leur armée après la fin de la bataille de Constantinople, bataille au bilan mitigé.

-Plutôt bien, il ne lâche pas le cercueil de son ami du regard. Intervint Karl Skapty, lui aussi avait été marqué, mais différemment, semblant essayer de mettre le plus de distance entre lui et les choses susceptibles de le concerner, peut-être deviendrait il véritablement insensible avec le temps s’il refusait d’accepter sa peine et ses troubles. Il faut dire que d’après ses chevaliers Varègues, le Maître et lui étaient de vieux amis, je suppose qu’il fait son deuil à sa manière…

Bertrand acquiesça, Charles de Bretagne n’était plus le même depuis la mort de leur Grand Maître, il continuait d’assumer ses fonctions avec la même efficacité, mais l’on sentait son trouble et sa douleur, lui qui était autrefois si taquin avec ses hommes était froid et distant.
Abandonnant les deux sergents à leur tâche, Bertrand continua de remonter la colonne jusqu’à arriver face au cercueil du seigneur Sopraluk, posé sur un chariot tracté par quatre chevaux, les hommes avaient montés quatre tréteaux pour y suspendre une longue bâche de tissu noir huilé, rendu ainsi étanche, afin de le protéger des intempéries. Juste à ses côtés, Charles de Bretagne tenait sa monture à hauteur du cercueil, lui lançant régulièrement des regards fatigués, le vieux Connétable avait toujours gardé une forme incroyable, restant bien plus vigoureux que des hommes plus jeune, mais avec la perte de son compagnon, l’âge semblait le rattrapé.

-Monseigneur, tout va bien ? Demanda Bertrand.

-Non, mais c’est rarement le cas. Répondit Charles un brin sarcastique. Nous ne sommes plus très loin, jamais je n’aurais imaginé raccompagner ce vieux bougre chez lui ainsi, j’ai toujours pensé que ce serait moi que l’on viendrait enterrer ici le premier…le Seigneur nous joue bien souvent des tours bien cruels.

Bertrand ne put qu’acquiescer en silence.

17 février 1153, rues de Constantinople, peu avant l’aube

-Il faut nous replier commandant ! Hurla quelqu’un par-dessus le vacarme des cris, des explosions, des coups et des flammes rongeant les bâtiments.

-Oui mais ou ? Répliqua Bertrand en lançant une riposte furieuse, tranchant une artère au cou d’un bandit qui s’effondra en faisant gicler un flot de sang sur lui. Je suis libre à toute suggestion !

Nul réponse ne vint, soit le chevalier était trop occupé pour répondre soit il venait de tomber sous les assauts d’un ennemi. Bertrand et ses hommes avaient été acculés dans une avenue parallèle à l’avenue impériale, de là ils auraient put se replier sur de nombreuses autres rues mais les flammes dévorant une imposante auberge avait fait s’effondrer la charpente sur les pavés, bloquant toute issue dans leur dos. Aussitôt, les ennemis s’étaient empressés de se mettre en travers de tout autre échappatoire, il y avait bien d’autres ruelles qu’ils auraient put emprunter, mais les flammes dévorant la cité étaient si fortes qu’il leur était impossible de s’engouffrer dans ces ruelles qui pouvaient se transformer en quelques secondes en un gigantesque four.
Séparé de la plupart de ses officiers, Bertrand n’était plus qu’accompagné par une vingtaine d’hommes de l’Ordre et d’une dizaine de gardes byzantins. Gordon s’était engouffré dans une brèche avec quelques chevaliers, tentant de leur ouvrir un passage mais la marée humaine d’ennemi les avait englouti, s’ils s’en étaient sortis, ils étaient coincés du mauvais coté de la rue à présent pour leur porter secours. Skapty et De Glamorgann avaient été envoyés quelques minutes plus tôt, pile avant que le bâtiment ne s’effondre en travers de la rue, escortant une poignée de civiles terrorisés, Bertrand ne pouvait qu’espérer qu’ils s’en sortiraient eux aussi.
Soudain, les rangs ennemis reculèrent, après toute cette nuit de combats sans interruption, il n’y avait pas un homme, pas un cheval, qui n’était pas à bout de force, mais ils devaient néanmoins continuer à combattre, même les brigands semblaient être las.
-Qui commande ces troupes ? Demanda une voix forte provenant du côté ennemi.

-Moi ! Hurla Bertrand, espérant que l’ennemi chercherait à négocier une quelconque trève, s’il pouvait gagner la moindre minute, ce serait plusieurs dizaines de vies qui seraient épargné tandis que les renforts arrivaient. Je suis le commandant Bertrand de Lorraine de l’Ordre des Chevaliers Divins.

Quelques secondes passèrent puis un homme sorti des rangs ennemis. D’une stature moyenne, âgé d’une cinquantaine d’année, l’homme portait une lourde cotte de maille couverte par un tabard évoquant un fief quelconque de l’Empire. Tout chez lui évoquait une origine noble, son maintient, son regard et même sa voix.
Bertrand sorti des rangs de ses hommes à son tour, avançant jusqu’à n’être qu’à quelques pas de l’homme qui avait gardé son épée au fourreau, De Lorraine fit ainsi de même, rangeant son arme.

-Vous devez être celui que l’on appel Le Général j’imagine. Fit Bertrand, gardant un ton neutre.

-Je suis le Général Valandross. Répondit le chef des bandits. Ancien conseillé de sa majesté l’Empereur et le commandant de ses armées.

-Laissez-moi deviner, vous avez été disgracié. Suggéra Bertrand sans la moindre note d’humour.

-Vous, on peut dire que vous êtes perspicace. Répliqua Valandross avec sarcasme. Mais n’imaginez pas que tout ceci soit une simple vengeance. Mais peu importe, je suis ici pour exiger votre reddition, à vous et à tous vos hommes disséminés dans la capitale, cette guerre ne vous concerne en rien.

-L’Empereur ne semble pas de cet avis, il pense plutôt que nous sommes d’une aide précieuse pour l’aider à venir à bout d’un vulgaire brigand qui tente de semer le chaos dans ses terres par simple caprice.

-Cela n’a rien à voir avec la vengeance ! Rugit Valandross soudain prit d’une rage folle. Ma rébellion est au service de l’Empire ! L’Empire est rongé par les complots, la perversion et la corruption ! J’ai été mit à bas sans qu’aucune épée ne soit levée, sans qu’aucune guerre ne soit déclarée, disgracié à cause de quelques complots de rivaux jaloux de mes succès, je n’avais pas le choix ! Je devais le faire ! L’Empire doit être rebattit, purgé de son impureté dans le creuset du chaos et du sang, et je suis celui qui le purifiera !

-Je commence à être las des idéalistes. Soupira Bertrand, foudroyant du regard l’homme responsable de tant de souffrance.

Soudain, de nombreux cors sonnèrent à l’ouest alors qu’à l’est, les premières lueurs de l’aurore apparaissaient.

-Qu’est-ce que cela ?! S’exclama Valandross.

-Cela est la fin de votre petite insurrection ! Rugit Bertrand en dégainant l’épée, revigoré par le son des cors annonçant l’arrivée des renforts de l’Ordre. Chevaliers, chargez !

Prit de cour par cette attaque soudaine, le général byzantin n’eut pas le temps d’esquiver le coup porté par Bertrand qui lui entailla profondément le ventre malgré sa cotte de maille. L’homme s’effondra à terre, gravement blessé tandis que les chevaliers de l’Ordre et les gardes de la cité se jetaient sur les brigands paniqués par la chute de leur général qui s’était montré trop imprudent.

-Vous n’avez aucun honneur…Siffla Valandross, grimaçant à cause de sa blessure, gesticulant en essayant de se redresser. Attaquer le commandant ennemi durant des pourparlers…
-Je suis las des traditions et des mœurs. Répliqua Bertrand en attrapant par le cou le général ennemi toujours à terre. Et par-dessus tout, je suis las de cette bataille, vous avez semez la mort et la discorde dans ce pays, un nombre incalculable d’hommes bons ont péri par votre faute, alors vous ne méritez ni ma clémence ni même les honneurs que l’on réserve en temps normal à son ennemi. Nul besoin de discours, peu importe vos motivations, vous êtes un assassin.

Sans plus de cérémonies, Bertrand le lâcha pour mieux le décapiter d’un coup rapide de son épée. Ceci fait, il se lança à nouveau dans la bataille alors qu’à l’ouest, les murmures d’affrontements aux portes se faisaient entendre.
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MessageSujet: Re: Sombre retour [le renouveau de l'Ordre]   Dim 2 Aoû - 18:45

Excellent, j'attends la suite avec impatience (j'espère avant ce soir) parce qu'à partir de Lundi je ne sarais plus présent avant Jeudi...

Mais bon va a ton rythme mon brave. cheers
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MessageSujet: Re: Sombre retour [le renouveau de l'Ordre]   Dim 2 Aoû - 18:51

Dans ma version,je me suis permis de reformuler un brin les paroles d'Adrian,j'espere que tu ne m'en tiendras pas rigeur Squall.
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MessageSujet: Re: Sombre retour [le renouveau de l'Ordre]   Dim 2 Aoû - 18:53

*chaos* a écrit:
Dans ma version,je me suis permis de reformuler un brin les paroles d'Adrian,j'espere que tu ne m'en tiendras pas rigeur Squall.

Non non, nul problème l'ami, tes paroles seront même soigneusement reprises quand j'éditerais le passage modifié si tu veux. Wink
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SquallDiVeneta
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MessageSujet: Re: Sombre retour [le renouveau de l'Ordre]   Dim 2 Aoû - 19:30

La bataille s’était poursuivit jusqu’au levé du soleil, prit à revers, les forces de Valandross avaient été prises de panique, de plus, avec la chute de leur général, beaucoup s’étaient mit en tête de fuir le champ de bataille. Alors que quelques heures plus tôt l’Ordre était contraint à battre en retraite de rue en rue, obligé pour certains de se cacher dans des caves, parmi les décombres et les cadavres pour échapper à la mort, c’était au tour des brigands de se retrancher derrière des barricades, traqués par les chevaliers et leurs nombreux renforts. Sopraluk avait mené presque chaque assaut à partir du moment où il était entré en ville, débusquant l’ennemi dans les bâtiments, les pourchassant dans les rues, lançant sa cavalerie à l’assaut de leurs barricades.
Bertrand l’avait suivit tout du long de la reprise de Constantinople, il était avec lui, à la fin.

17 février 1153, rues de Constantinople non loin du port, peu avant midi

Au loin, l’infanterie venait de prendre d’assaut une imposante barricade ennemie constituée de meubles renversés, de carcasses de chevaux mais aussi bien d’hommes et de débris divers ayant été disposés au pied d’un bâtiment s’étant effondré sur la rue. Bertrand trouvait ironique que lui-même se soit trouvé dans la même situation que ses ennemis quelques heures plus tôt, ses hommes étaient sur le point d’enfoncer les défenses ennemies et il n’allait pas tarder à envoyer un régiment supplémentaire à travers les ruelles voisines afin de prendre l’ennemi à revers. Posté sur un tas de décombres impressionnant afin de mieux apprécier une vue d’ensemble du champ de bataille recouvert de la fumée des nombreux incendies qui faisaient encore rage. Il constata qu’à l’est, la cavalerie lourde de l’Ordre venait de mettre en déroute une forte poche de résistance ennemie et que les fuyards n’allaient pas tarder à tomber sans le vouloir sur un bataillon de gardes byzantins que Bertrand avait remit entre les mains du sergent Skapty, ce dernier allait se faire une joie de les mettre en pièce.
Derrière lui, le bruit des sabots retentit lorsque le seigneur Sopraluk en personne apparut au détour d’une rue, reconnaissable entre mille par son armure décorée de feuilles d’or, suivit par son escorte. Les hommes restés en retrait saluèrent le Grand Maître de l’Ordre en se frappant le cœur de leur main droite, par respect, Bertrand descendit de son perchoir alors que son seigneur arrêtait son cheval non loin de lui, regardant la scène de combat quelques dizaines de mètres plus loin pour lui tourner le dos au final et se concentrer sur le jeune commandant, relevant la visière de son casque.

-Monseigneur, la situation est sous contrôle, le port est presque entièrement entre nos mains. Annonça fièrement Bertrand. Mais il faudra mobiliser encore beaucoup d’hommes pour maîtriser les incendies, ces salopards ont mit le feu à de nombreux vaisseaux amarrés, dont certaines galères contenant du feu grégeois, cette attaque a été le fruit d’une longue planification et il leur a fallut beaucoup de moyens et d’aide.

-Oui. Acquiesça Sopraluk de sa voix grave. Nous ne saurons certainement jamais le fin mot de cette histoire mais avec la mort de leur chef et la perte de la plupart de leurs effectifs, cette rébellion vit ses derniers instants. Bertrand, vous avez remarquablement bien agit cette nuit et…

Le Grand Maître tressaillît et sembla suspendre sa phrase comme s’il réfléchissait, mais son visage blêmit subitement et ses yeux se fermèrent, avec lenteur, il bascula sur sa selle et tous purent voir le carreau d’arbalète figé dans son dos, ayant littéralement fait voler en éclats son armure. Bertrand tenta d’amortir sa chute, mais ses jambes semblèrent de plomb, et il ne put que regarder impuissant le corps de son seigneur s’écraser durement sur le sol. Finalement, il recouvrit le contrôle de son corps et se précipita aux côtés de Sopraluk, lui hottant son casque et relevant son visage maculé de sang. Tous les hommes présents se ruèrent autour d’eux, hurlant, appelant à l’aide, mais c’est à peine si Bertrand les avait entendus. Il n’y avait aucun doute. Le Grand Maître de l’Ordre des Chevaliers Divins était mort.


La suite s’était déroulée comme dans un rêve dont Bertrand ne se rappelait guère, comme si un autre avait prit sa place lorsque, se relevant au-dessus du corps sans vie de Sopraluk, il avait lancé ses ordres, prenant le commandement de la bataille tant que le Connétable Charles de Bretagne ne serait pas averti de la situation. Les choses s’étaient déroulées très vite, les derniers rebelles avaient déposés les armes, les incendies avaient été stoppés dans leur progression avant d’être éteint, à la fin de la journée, Constantinople était sous contrôle. Mais lors de cette bataille, l’Ordre avait perdu son âme, son leader, son fondateur était mort d’un carreau d’arbalète reçu dans le dos, tué sur le coup. Il n’était pas tombé au cours d’un combat glorieux contre des ennemis mille fois plus nombreux, pas pour une guerre défendant une cause des plus nobles. Non, cet homme qui avait voué sa vie à la justice et à la défense des plus faibles était mort à la fin d’une bataille déclenchée par des hommes souhaitant renverser un gouvernement corrompu mais ayant usé du chaos comme arme, il avait reçu un carreau qui ne lui était même pas destiné, personne ne savait qui avait tiré, un rebelle ayant manqué sa cible ? Un chevalier ayant tiré par accident ? Bertrand n’avait pas cherché de responsable à blâmer, il se sentait le seul coupable, il aurait dut faire se déplacer son seigneur loin de la bataille, loin du danger, il aurait dut mener son dernier assaut avec plus de détermination afin que lorsque Sopraluk l’aurait retrouvé, ce soit loin des combats…Mais tout cela ne servait à rien, l’homme qu’il admirait le plus au monde était mort.
Lentement, la colonne entra dans le château de l’Ordre, Bertrand ne s’était même pas rendu compte qu’ils avaient parcouru autant de chemin.

-Bienvenu chez vous monseigneur. Murmura t-il en regardant la charrette transportant le cercueil passer sous les portes des murailles du château.

Après la bataille, le Connétable avait rassemblé tous les hommes. A la suite du décès du Grand Maître, l’Ordre devait élire un nouveau dirigeant, la Croisade quant à elle était tout bonnement annulée, l’Ordre n’y prendrait pas part, trop de morts, trop de fatigues, trop de temps s’était écoulé. Par pur formalité, Charles avait demandé s’il y avait des objections, nul n’avait dit un mot, tous étaient encore trop abasourdi par la nouvelle pour penser à parler. Ainsi, les chevaliers prirent la route une semaine plus tard, ayant pansé leurs blessures et rassemblés leurs effectifs, la longue procession s’était mise en marche, laissant derrière elle une Constantinople ravagée.
Bien sûr, l’Empereur avait généreusement récompensé l’Ordre, remettant à Charles une très imposante somme en or, il leur avait même proposé de mettre sa flotte à leur disposition, au moins pour les déposer en Italie, mais Charles avait refusé. Le Seigneur Sopraluk devait rentrer chez lui par ses propres moyens, entouré par ses hommes. Le voyage avait été long, lorsqu’ils passèrent en Hongrie, le roi Philip et tous les vétérans de la Guerre du Svarog rendirent hommage à la dépouille du Grand Maître de l’Ordre.
Il leur avait fallut des mois pour faire tout ce chemin, et à présent, ils y étaient, Bertrand ne savait pas ce qu’il allait faire à présent, mais une chose était sûr…
L’avenir de l’Ordre s’annonçait incertain.


Voila voila maintenant je vous invite à vous dégourdir les doigts et à essayer pourquoi pas de décrire l’arriver de votre perso au château de l’Ordre, l’installation des chevaliers dans les casernes, ou même à la belle étoile devant les murailles (désolé, crise du logement, pas de place pour tout le monde à l’intérieur ! ^^).


Dernière édition par SquallDiVeneta le Dim 2 Aoû - 23:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sombre retour [le renouveau de l'Ordre]   Dim 2 Aoû - 20:35

Pas méga prestigieux mais hyper réaliste comme mort,modifie juste le :
le carreau d’arbalète figé dans son dos, ayant littéralement fait voler en éclats l’armure dans son dos.

Et ca serra parfait,cool de nous donner matiere à écrire tout en ayant pas mal de liberté !
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MessageSujet: Re: Sombre retour [le renouveau de l'Ordre]   Dim 2 Aoû - 21:09

Une mort comme j'aurais voulut pour mon personnage, très beau travail Squall je te remercie ! Very Happy

Par contre on a encore rien écrit sur le successeur... scratch
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MessageSujet: Re: Sombre retour [le renouveau de l'Ordre]   Dim 2 Aoû - 23:09

*chaos* a écrit:
Pas méga prestigieux mais hyper réaliste comme mort,modifie juste le :
le carreau d’arbalète figé dans son dos, ayant littéralement fait voler en éclats l’armure dans son dos.

Et ca serra parfait,cool de nous donner matiere à écrire tout en ayant pas mal de liberté !

Merci pour la remarque, c'est fait. Wink
Je préferais privilegier une mort réaliste, c'est souvent comme ça que les plus grands perissaient... Sad

Quant à son successeur il apparaitra bien assez tôt dans mes récits. Wink
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MessageSujet: Re: Sombre retour [le renouveau de l'Ordre]   Dim 2 Aoû - 23:09

SquallDiVeneta a écrit:
*chaos* a écrit:
Pas méga prestigieux mais hyper réaliste comme mort,modifie juste le :
le carreau d’arbalète figé dans son dos, ayant littéralement fait voler en éclats l’armure dans son dos.

Et ca serra parfait,cool de nous donner matiere à écrire tout en ayant pas mal de liberté !

Merci pour la remarque, c'est fait. Wink
Je préferais privilegier une mort réaliste, c'est souvent comme ça que les plus grands perissaient... Sad

Quant à son successeur il apparaitra bien assez tôt dans mes récits. Wink

Ahah ! Very Happy
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MessageSujet: Re: Sombre retour [le renouveau de l'Ordre]   Dim 2 Aoû - 23:42

Vrai que cela fait un peu Richard coeur de Lion,le grand guerrier qui lutte toute sa vie,est réputé pour sa bravoure et sa férocité mais qui agonise suite à une fleche recue dans une escarmouche ridicule ^^
Un peu le syndrome Isildur aussi.
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MessageSujet: Re: Sombre retour [le renouveau de l'Ordre]   Lun 3 Aoû - 0:11

Oh lala! j'ai pas toutes ces connaissances moi ! scratch
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MessageSujet: Re: Sombre retour [le renouveau de l'Ordre]   Lun 3 Aoû - 2:50

J'ai lu les 2 premiers posts et déjà je vois que tu n'as rien perdu de ton talent Squall ! Surprised Very Happy Bientôt je serai libre pour écrire et je tenterais de faire comme les autres et de me coller le plus au récit !
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MessageSujet: Re: Sombre retour [le renouveau de l'Ordre]   Lun 3 Aoû - 13:41

Je peux me faire un petit combat contre Wlady,le gros polonais ?
Ca ne te dérange pas Squall ? Je ne pense pas avoir vus quoi que ce soit d'écrit de son point de vue,et vus son tempérament,l'inactivité doit lui peser ^^
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MessageSujet: Re: Sombre retour [le renouveau de l'Ordre]   Lun 3 Aoû - 14:31

*chaos* a écrit:
Je peux me faire un petit combat contre Wlady,le gros polonais ?
Ca ne te dérange pas Squall ? Je ne pense pas avoir vus quoi que ce soit d'écrit de son point de vue,et vus son tempérament,l'inactivité doit lui peser ^^

Vous êtes pas sensé être du même camp ?

Il va falloir une bonne excuse pour le déssoudé, même si Wlad est la petite copine de Livio. rendeer
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MessageSujet: Re: Sombre retour [le renouveau de l'Ordre]   Lun 3 Aoû - 14:37

Shocked wlad il passe son temps à foutre la merde et à maquer les chevaliers,ca suffit largement Shocked
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