L'Ordre des Chevaliers Divins

L'Ordre des Chevaliers Divins regroupe nombre de soldats plus ou moins expérimentés mais se battant pour une cause juste, Dieu.
 
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 Mission : une colere intarissable

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*chaos*
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Nom: Adrian Gordon
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MessageSujet: Mission : une colere intarissable   Mar 8 Fév - 22:14

Durant un mois entiers, aucune expédition, aucune activité militaire ne fut lancée à partir de fort Guède, la terrible forteresse placée sous le commandement d’Adrian Gordon, capitaine de l’ordre des chevaliers divins, homme de confiance du Grand Maître Rénald et reconnu par chacun, aussi bien ennemies qu’alliés comme l’un des hommes les plus redoutables de toute la chrétienté.

Quatre semaines sans que le sang ne coule à profusion, sans qu’aucun village ne fût détruit, cette période de trêves devait avoir une fin, tel était l’obsession du démon du nord,qui cherchait,par tous les moyens un nouvel objectif à accomplir,une nouvelle proie à abattre.

Le géant rageait, le repos dont profitaient ses hommes et ses ennemis lui semblait une insulte personnelle, la soif de sang était peut être la responsable de l’inlassable colère qui brûlait dans le cœur de cette machine de guerre humaine.

En effet, depuis deux semaines, le highlander ne décolérait plus, ayant été déjà contraint d’attendre une quinzaine pour récupérer toute ses forces, se remettre du terrible coups subis lors du combat précédent et à nouveau être au sommet de sa forme, le terrible officier avait du à nouveau prendre son mal en patiente, car ce n’était guère ses ennemis qui étaient capable de le contraindre à l’inactivité mais bien un climat des plus affreux.

Les pluies diluviennes succédaient aux chutes de neiges, les terres étaient boueuses, les cultures ravagées, en cas de sorties, les cuirs pourrissaient en un instant, les armes et les heaumes rouillaient, les vêtements moisissaient, les chevaux revenaient boiteux de courtes promenades d’inspections, les fers ayant tendance à rendre plus difficile encore la progression sur le sol spongieux

Un déluge qui semblait sans fin s’abattit durant une semaine entière,et quand enfin,la pluie cessa de tomber,ce fut pour faire place à des vents glacials,traversant les vêtements,rendant nerveux les bêtes,et régulièrement accompagnés de flocons de neige,ces bourrasques contraignaient les vigiles à se réfugier dans les abris,décourageaient les soldats censés s’entraîner,et pire encore,provoquaient des chutes d’arbres qu’il fallait ensuite dégager.

Adrian arpentaient les remparts, furieux, semblant défier ce vent terrible qui cherchait à le défier, soudain, le colosse s’arrêta, jetant un regard noir sur cette campagne désolée qui constituait son domaine, à le voir ainsi, il semblait impossible qu’il ai déjà été fertile, malgré le fait que les caves soient plaines de denrées, la soif qui brûlait le nordique ne pouvait être étanchée, car c’était uniquement une soif de carnage qui le dévorait.

Accoudé au créneaux, le géant mordillait nerveusement sa lèvre inférieur, cruellement gercée par les intempéries, sentant le goût du sang, le jeune homme ferma les yeux, tentant de se détendre.

Le colosse se remémorait sa dernière entrevue avec le grand maître de l’ordre, ce qui était un bien mauvais moyen de se calmer, elle remontait à seulement deux semaines et pourtant, le souvenir paraissait déjà lointain, tant les journées semblaient interminables depuis.

Gordon, Shiva et dix faucheurs avaient rejoint le campement principal de l’ordre après que Renald aie convoqué le capitaine à travers un lettre aimable mais pourtant ferme, visiblement, le général ne pouvait se permettre de perdre son temps.

Adrian et son escorte avait parcourue la distance les séparant du camp de l’ordre en un temps records, malgré les maux de tête récurrents ressentis par le capitaine qui venait à peine de terminer sa convalescence, pour finir par être accueillis d’une manière des plus désagréable, en effet, les vigiles avaient refusées l’accès à l’écossais.

Les gardes du camps, malgré le rang du jeune officier avaient refusés de le laisser pénétrer l’enceinte avant d’avoir été vérifié auprès d’un des subalternes du maître si le nouvel arrivant n’était point un indésirable, cette simple précaution avait suffis à irriter Gordon, qui n’avait pas tardé à descendre de selle, exhibant l’ordre par lequel Renald lui donnait le pouvoir absolu sur tous les officiers quelque soient leurs grades.

Les soldats montrèrent moins d’étonnement à la vue du document que ne l’aurait penser le démon du nord qui se pensait l’unique possesseur d’un tel privilège,mais si cela avait été le cas,le zèle des hommes d’arme aurait été bien différent avait-il pensé.

Parvenir à la tente du commandant fut encore bien plus long et difficile que de rentrer dans le camp, les soldats étaient étonnement vigilants, et à chaque fois qu’il fallait traverser l’une des zones, il fallait à nouveau argumenter, menacer de représailles les idiots qui ralentissaient l’entrevue avec Renald, pour finalement, se retrouver bloquer à quelques mètres seulement de l’objectif.

Les gardes défendant le maître avait une allure fort particulière, leur visage était dissimulé en partie, par un voile masquant leurs traits, des cottes de mailles teintes en noir, des longues capes recouvrant les épaules et une bonne partie du corps, tandis qu’un heaume ne laissait entrevoir que le regard, tel était l’apparence de ceux qui prétendaient interdire le passage au colosse.

Adrian, à bout de patience ne dissimulait pas sa hargne, insultant ouvertement les deux hommes, recevant pour seule réponse que le maître était en réunion avec plusieurs officiers, d’un geste, l’écossais ordonna à ses faucheurs de mettre pied à terre, avant d’écarter les deux sbires, empoignant leurs épaules avant de les propulser en arrière.

Les deux gardes, lâchèrent leurs lances et dégainèrent leurs lames, mais déjà, les exécuteurs étaient sur eux, ayant eux aussi sortis leurs armes, le colosse parla, dressant un ultimatum, tout en empoignant sa gigantesque lame :

-Vous me faites perdre mon temps,le commandant m’attend et chaque instant que vous me faites perdes aggraves votre cas,et quand bien même vous voudriez toujours m’empêche de passer,vous n’en avez pas la force,du large,vermine !!

Ce dernier mot avait été hurlé avec tant de force que les deux soldats semblèrent fléchir, s’écartant, avant de s’interposer à nouveau, à la vue d’un officier ayant quitté la tente et se dirigeant vers eux, l’un des soldats parla :

-Nous n’avons pas reçu l’ordre de vous laissez passer et aucun des gardes de fer ne recule devant la menace, sachez le !

Gordon n’écoutait plus, son regard était braqué sur le nouvel arrivant, celui-ci portait le même uniforme que les deux gardes mais une paire de galon était cousue sur son épaule, preuve de son grade, arrivant au niveau des soldats, l’homme prit la parole :

-Capitaine, si vous voulez forcer le passage, je crains qu’il vous faille m’affronter moi aussi,cela pourrait être amusant,mais je doute que le maître apprécie que l’un d’entre nous soit blessé sans raison.

L’écossais montra une nouvelle fois l’ordonnance de Renald, ne répondant même pas à l’individu qui continua, ignorant le parchemin :

-Je sais qui vous êtes,et quelles sont vos prérogatives,car elles sont semblables aux miennes,mis à part le fait que je sois le seul,à l’exception du maître à pouvoir ordonner à ses hommes de vous laisser passer.

Le highlander ne réagit pas directement, semblant réfléchir, il demanda :

-Qui es tu ? Je connais ta voix et ton regard, tu prétends toi aussi t’interposer devant moi, dis moi ton nom.

L’officier, peu décontenancé par la familiarité du colosse éclata d’un petit rire avant de répondre :

-En effet, Adrian, nous avons combattu ensemble suffisamment de fois pour ne pas nous oublier, bien que nos apparences respectives aient bien changé avec le temps, vous semblez avoir vieilli de dix ans depuis la dernière fois que je vous ai vus, mais toujours en vie néanmoins, ce qui est déjà un exploit en soi.

Le capitaine resta silencieux, tentant d’identifier l’étrange accent du capitaine, il tenta un nom au hasard que sa mémoire avait retenu :

-Le grec,Anastasios ? Est-ce toi ?

Un nouveau rire accueillit la tentative, l’homme masqué rétorqua :

-Je ne sais si je ne devrais pas me sentir insulté,enfin,suivez moi,le commandant vous attends en effet,mais je ne pensais pas que vous serriez présent aussi rapidement,ce qui explique l’absence d’ordre,par contre,votre escorte devra rester ici ou rejoindre le campement des cavaliers.

Adrian se tourna vers Shiva qui attendait les directives, le géant s’approcha d’elle et lui murmura :

-Va te reposer, mais avant essaye d’obtenir des informations à propos des derniers événements, surtout sur ces gars.

La jeune femme ne broncha pas, n’exprimant aucune émotion, elle fit signe aux faucheurs de la suivre, empoignant les rênes de la monture d’Adrian, juste après le départ de son escorte, Adrian fut invité par le mystérieux garde à rentrer dans la tente du maître.
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MessageSujet: Re: Mission : une colere intarissable   Mar 8 Fév - 22:19

Renald était debout,en tenue de chambre,visiblement il comptait dormir,et en effet,les traits tirés de son visage ainsi que sa pâleur,laissait à croire que le vénérable guerrier en avait bien besoin,à la vue du géant,il fit néanmoins preuve d’enthousiasme,s’exclamant :

-Adrian, enfin, cela fait des lustres que nous ne nous sommes parlés, il me semble, comment allez vous ? Asseyez vous.

Ce disant, le vieil homme fit un accolage chaleureuse au capitaine qui ne réagit pas, se contentant d’incliner de la tête en signe de respect, il ne refusa pas le siège qui lui fut proposé, répondant, tout en prenant place :

-Je suis navré commandant, je n’étais pas en état de vous écrire ces derniers temps, et je ne permets jamais à un scribe d’avoir connaissance de nos conversations…

Renald souriait largement au jeune homme, restant debout appuyé sur le grand siège qui lui servait habituellement pour écrire, il parlait avec lenteur :

-Je comprends mieux, c’était donc votre santé qui vous faisait défaut, cela nous arrive à tous, visiblement vous allez mieux…

Gordon hocha de la tête positivement, tandis que le maître continuait :

-Les blessures subies ont sans doute un rapport avec l’armée toulousaine qui avait pénétré sur vos terres, n’est ce pas ?Navré de ne pas avoir pu vous envoyer de renforts,il semblerait que vous soyez parvenus à la vaincre seul.

L’écossais fronça les sourcils, le commandant était bien informé visiblement, se raidissant un peu, le highlander compris qu’il serrait vain de chercher à dissimuler et répondit :

-Les ennemis n’ont pas été véritablement vaincus, le combat a été stoppé après que j’ai pris la vie du noble qui commandait la troupe,l’un de ses amis à choisis de disperser l’armée et de rejoindre ses terres,je n’étais pas en position de négocier au vue de mes effectifs,et j’ai,par conséquent, accepter de laisser la vie sauve aux nobles.

Renald sourit, visiblement satisfait :

-Je comprends mieux que l’on m’aie rapporté la retraite de quelques toulousains encore en vie,je pensais bien que,venant de votre part,la pitié était étonnante,mais je préférais entendre vos explications avant de condamner cet acte,je suppose que vraiment,votre état devait être au plus mal si vous avez du plier à la volonté de l’officier adverse.

Adrian était tendus, décontenancé, il chercha à se défendre :

-En effet,j’ai eu besoin de longs soins suite au combat,mais ma seconde a exécuté les mercenaires qui composaient en grande parties les restes de troupes toulousaines,elle a tendu une embuscade avec l’aide de mes nouvelles recrues.

Le vieil homme semblait songeur, il continua :

-Oui, des gallois, n’est ce pas ? Ces tireurs valent leur pesant d’or, ils peuvent être d’une aide précieuse, je doute que sans eux, vous parvînmes à repousser une tel armée, prêt de milles hommes, c’est bien cela ?

Le démon du nord éclata, las de cet interrogatoire, oubliant un instant le rang de son interlocuteur, il s’exclama :

-Il semblerait que vous n’ayez pas besoin de mes rapports pour être informé de la situation,vos espions sont sans doute bien nombreux autour de moi,cela,comme beaucoup de choses semblerait-il,je n’en ai pas été informé !

Loin d’être intimider, Renald fixait le jeune homme, se tenant droit, ne fléchissant pas un instant devant la fureur du géant, tandis que le mystérieux garde s’était précipité derrière Gordon, se tenant prêt à le neutraliser.

-Je ne peux en aucun cas me permettre d’ignorer la situation de mes garnisons, il n’en est pas une dont je ne reçois de nouvelles régulièrement,c’est une nécessité pour la survie de l’ordre et son unité,ce n’est en aucun cas une marque de défiance envers mes hommes de confiances.

Le regard de Renald était fixé sur celui de Gordon, malgré le ton neutre de la voix, la colère du vieil homme était palpable dans chacun de ses mouvements, attendant un instant, il reprit plus posément :

-Je n’ai pas pu vous avertir d’un certain nombre de chose,malheureusement,Fort Guède est éloigné et j’ai peu de temps à consacrer à mes soldats,fut-ce l’un de mes meilleurs éléments.

Adrian cherchant à se calmer chercha à changer de sujet, demandant sur un ton encore agressif :

-Puis-je savoir ou en est la guerre ? Je n’ai aucune nouvelle du front et la saison semble toucher à sa fin.

Le grand maître semblait se décontracter, prenant place dans son siège, il empoigna un gobelet en bois qu’il vida d’une traite, le colosse remarqua que les mains du vétéran tremblaient, celui-ci répondit :

-La bataille qui aura lieu ici serra décisive, elle devrait avoir lieu demain ou après, en cas de victoire, Toulouse serra vulnérable,mais pour triompher,il faudra,j’en ai peur lutter jusqu’au bout de nos forces, les soldats ont besoin d’un coup d’éclat,je conduirai les hommes en personne et réussirai je l’espère à les stimuler suffisamment pour les pousser à se surpasser.

L’écossais était surpris par cette réponse, Renald semblait moins confiant qu’a l’accoutumé, le poids des années semblait commencer à lui peser, et pourtant, il se jugeait toujours assez vaillant pour réussir l’exploit d’écraser un adversaire aussi terrible que le compte Raymond.

-Désirez vous que je mobilise mes soldats pour rejoindre l’armée ? Si c’est le cas, il me faudra un certain temps pour revenir avec eux...je peux par contre activez le ravitaillement de l’armée.

Fort Guède fournissait en effet une partie non négligeable des denrées nécessaire à la survie de l’armée, du pain, des légumes, et surtout une main d’œuvre appréciable : maréchaux ferrant, écuyer ou plus souvent des paysans fort utiles pour creuser les fossés destinés à protéger les fortifications et planter les pieux de celles-ci.

-J’ai un autre projet pour vous, une tache que je ne peux confier qu’a un homme à la fois puissant et rusé, en réalité, ce n’est rien de plus que la continuité de l’œuvre que vous avez entrepris, c’est-à-dire, ruiné Toulouse, la brisée de l’intérieur, l’appauvrir tant et si bien que jamais elle ne pourra supporter l’effort de guerre.

Le highlander attendait avec impatience la suite du plan du grand maître, quand celui-ci désignant du doigt l’homme placé derrière Adrian, demanda :

-Au fait, il est probable que vous connaissiez Van Cassel ci-présent,je lui ai assigné les même pouvoirs que ceux dont vous disposez,il serrait donc préférable que vous parveniez à vous entendre,car vous serrez sûrement amener à lutter ensemble tôt ou tard.

Adrian se retourna vers l’individu, cherchant à se souvenir précisément de l’identité de son interlocuteur, mais sa mémoire lui faisait défaut, il était pourtant certain d’avoir déjà longuement combattu aux cotés du germain.

-Si le démon du Nord et moi-même tirons l’épée ensemble, je crains le pire pour nos ennemis…

Le visage de l’écossais contrastait avec l’enthousiasme du garde, le géant ne parvenait pas à détourner son regard de cet individu masqué, il se retourna néanmoins vers le maître, répondant :

-Tant que je commande mes propres troupes, il m’importe peu de savoir qui gère les autres unités de l’ordre, quelle est donc la stratégie que je dois appliquer ?

Renald sourit légèrement, son visage avait retrouvé l’expression bienveillante habituelle,

-Je veux que vous envahissiez le territoire toulousain.

Le highlander fronça les sourcils, septique devant l’ampleur de la mission, il se contenta de dire :

-Je ne dispose pas de suffisamment d’hommes, même en réunissant toutes les troupes de l’ordre, une telle entreprise me semble impossible.

Renald sembla contrarier de la réponse de l’officier et expliqua :

-Je ne vous ordonne pas de conquérir le compté mais bien de le ravager, à la tête d’une armée de taille réduite,il vous faudra pénétrer le territoire ennemis,brûler les récoltes,anéantissez les villages environnant les places fortes.

Adrian haussa les épaules, ce n’était véritablement que la continuité de sa mission précédente, il s’agissait uniquement d’appliquer à plus haute échelle la tactique de la terre brûlée.

-Toulouse est entourée par ses vassaux,des petits barons qui songent plus à conserver leurs biens et agrandir leurs héritages qu’a soutenir leur suzerain,ces hommes nous rejoindront et rompront sans hésiter leurs serments,si nous leurs inspirons assez de crainte…

Renald avait parlé avec une détermination étonnante, pleine de certitude, sa voix étonna le capitaine qui se contentait de hocher de la tête, le démon du nord savait parfaitement comme insuffler la peur dans le cœur des hommes, le sang devrait pour cela souiller le sol jusqu'à ce que celui-ci l ne soit plus qu’une boue écarlate.

-Vous devrez traiter avec ces chiens,les convaincre que s’ils ne changent pas de maître,ils seront roués de coups et privés de leurs biens,il faudra faire des exemples probablement,mais ces lâches ne persévéreront pas longtemps en voyant leurs semblables tomber.

Gordon restait silencieux, déjà il songeait à la manière dont il devrait équiper ses troupes, il ne faudrait conserver que des cavaliers, la mobilité était essentielle, il faudrait frapper à plusieurs points rapidement, de manière à ce que les barons ignorent ou se trouvent les forces de l’ordre et qu’ils cèdent à la peur en découvrant les faucheurs devant leurs portes.

-Les garnisons de plusieurs fortins placés sur la frontière de l’ordre se joindront à vous,malheureusement,j’ai besoin de la plus grande partie de nos forces ici,mais ces renforts devraient vous suffire,peut être parviendrez vous à réunir trois cents hommes au total.

Adrian sourit à l’évocation du nombre de soldat dont il disposerait, cela représentait si peu comparé à l’implacable puissance toulousaine, une goutte d’eau dans l’océan, et pourtant, la stratégie de Renald pouvait fonctionner, l’écossais en était convaincu et ne doutait pas d’être le plus apte à mener à bien cette opération, il répondit calmement :

-Je briserai les faibles liens qui lient ces poltrons à leur suzerain, soyez certain que bientôt, la moitié des vassaux de Raymond rejoindront votre étendard,et je ne doute pas que ces prétendus nobles seront les plus acharnés des guerriers quand l’heure serra venus d’abattre celui qui fut leur maître.

Les traits du grand maître semblèrent s’illuminer tandis qu’il hochait de la tête, visiblement satisfait de la réaction de l’écossais, le vieil homme parla

-Partez en campagne le plus tôt possible, dés que vous aurez pu équiper votre troupes fondez sur ce duché orgueilleux et montrez à chacun ce qui attends ceux qui se dresseront contre l’ordre !

Adrian s’inclina légèrement devant le maître, qui plaça ses mains sur les gigantesques épaules du colosse, le fixant dans les yeux un instant avant de s’adresser à l’officier masqué qui demeurait à l’entrée :

-Van Kassel, veuillez raccompagnez le capitaine, et faites savoir aux gardes que je ne désire plus voir personne ce soir, quelque soit son grade.

Le colosse après un ultime salut quitta les appartements du maître, suivis de prêt par son homologue germanique qu’il abandonna sans un mots, se hâtant de rejoindre son escorte, en quelques mots,il informa Shiva et ses soldats qu’ils partaient immédiatement.

Durant le long voyage de retour, Shiva expliqua rapidement qu’elle avait appris que ces hommes masqués, qu’on nommaient la garde de fer, était une nouvelle unité ayant été crée par Renald afin d'assoir son autorité, Gordon apprit une foule d’autres choses qui le préoccupèrent peu de temps, sa seule pensée était tourné vers les terres qu’il s’apprêtait à ravager.


Le démon du nord ,plongés dans ses souvenir ouvrit les yeux, alerté par un bruit familier en effet, les lourds rouages servant à actionner la lourde herse de l’entrée principale venait de s’activer, le maître des lieux s’empressa de descendre dans la cour.

Un petit groupe de cavalier venait d’arriver, ceux-ci semblaient trempés, leurs vêtements étaient maculés de boue, Gordon jeta un regard désolé vers les montures qui semblaient harassées, avant de rejoindre son appartement, ignorant les jeunes recrues qui le saluaient.

S'allongeant,Gordon empoigna un verre de vin qu'il vida d'une traite,et entreprit de dormir,cependant, il n'y parvint guère,un sombre pressentiment l’empêchait de trouver la quiétude...

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MessageSujet: Re: Mission : une colere intarissable   Jeu 18 Aoû - 14:47

Le démon du Nord se réveilla en sursaut, se redressant instinctivement, il empoigna la dague qui ne quittait jamais sa ceinture, tout autour de lui, l’obscurité régnait, il rejeta en arrière une longue mèche de cheveux qui le gênait et se leva, s’étirant avant de quitter la pièce.

Le couloir dans lequel il émergea était à peine éclairé, la majorité des torches étaient consumées, et les dernières ne tarderaient pas à s’éteindre, ce qui voulait dire que la nuit était déjà bien avancée.

Grimpant une série d’escaliers, le capitaine rejoint les remparts après avoir ouvert une lourde porte,l’air froid fit frissonner le géant qui contempla un instant sa petite forteresse plongée dans l’ombre,les hautes murailles étaient désertes,il n’y avait plus la moindre torche allumée,pas le moindre signe de vie.

Gordon, longeant les créneaux pris place dans l’un de ses endroits favoris : un des postes de tir pour les archers, disposant d’une série de meurtrières et placé un peu en avant du chemin de ronde, de la, il est était habitué à surveiller les activités se passant dans la cour, dont il avait une vue globale.

Evidemment, à cette heure, il n’y avait guère grand-chose à voir, mais la quiétude de la nuit ainsi que l’air froid enveloppèrent rapidement l’écossais, quiétude qui fut bientôt interrompue par un bruit de pas, de plus en plus proche.

Une silhouette, bientôt passa devant Adrian, qui par réflexe se releva, attirant l’attention du nouveau venus qui s’exclama avec joie :

-Ha, mais qui voila !

Le démon du Nord fronça les sourcils, poussant un soupir de lassitude en entendant la voix du capitaine des mercenaires gallois : Eudes de Normandie.

Le jeune homme était toujours habillé de son habituelle cuirasse et portait toujours l’épée au flanc, « ne se change il donc jamais ? » songea le géant, tandis que le Normand s’approchait de lui avec enthousiasme.

-Hé bien chef, on admire les étoiles ?

L’écossais tourna son regard vers le ciel, entièrement sombre, de lourds nuages dissimulaient les astres, seul la lune, à demi pleine était visible et offrait un minimum de clarté.

Se rasseyant lentement sur les marches qu’il venait de quitter, Gordon fut bientôt exaspéré de voir le mercenaire s’asseoir à ses cotés, tenant fermement une grande carafe tout en mordant à pleine dents un grand morceau de viande crue.

-C’est incroyable,on est tellement inactif pour le moment que je n’arrive jamais à dormir et que j’ai tout le temps faim au milieu de la nuit,si ça continue c’est une troupe d’obèses que vous commanderez …

Le Normand poussa un long rire sonore tandis que Gordon, fermant les yeux et serrant les dents, s’abstenait de répondre, et surtout d’expulser à coups de poing l’intrus, qui visiblement peu soucieux du silence de son interlocuteur continua un bon moment à discourir seul.

Eudes finit par se lasser,se contenant de manger et de boire pendant un bon moment,après avoir terminer sa collation,il jeta un regard à son voisin qui simulait le sommeil,peu découragé,le mercenaire se décida à attendre le réveil de son compagnon,il avait sûrement bien oublié de lui dire quelques informations cruciales,comme le fait qu’il n’y avait plus de bières,sa cruche étant la dernière qu’il eut pu trouver dans tout le fort.

Apres une bonne demi heure, le Normand songea que cette nouvelle pouvait peut être attendre le lendemain, et se leva silencieusement, s’appuyant au mur, il jeta un dernier regard dans la cour avant de prendre la direction de son lit, et soudain s’immobilisa, tandis qu’il n’avait pas encore quitter la petite tour.

Sur le rempart opposé au sien, plusieurs silhouettes se dressaient, debout sur les remparts, éclairés par la faible lumière lunaire, d’instinct, le capitaine le compta : cinq, c’était peu, mais que faisaient donc la ces drôles d’oiseaux ?

Il voulu se retourner afin d’avertir Gordon, mais celui-ci fixait déjà les étranges apparitions, se redressant en un éclair, il tira sa dague hors du fourreau, quand un bruit étrange le fit sursauter, répété une dizaine de fois en quelques secondes.

Observant les individus en face, Adrian comprit : ils avaient laissés tomber les longues capes noires qui les dissimulaient, et qui, gorgés d’eau avaient produit ce son étrange en frappant le sol, le colosse tressaillit et doucement, longea le mur et jeta un regard sur le chemin de ronde, apercevant des silhouettes à sa gauche, il frissonna.

Eudes faisant de même lui fit signe qu’il y avait aussi du monde de son coté, le mercenaire, doucement porta la main au pommeau de son épée, l’écossais quand à lui blêmit : il n’avait pour se défendre que sa courte dague, et en face de lui se tenaient ces terribles apparitions, combien étaient ils et qui pouvaient ils bien être ?

Brusquement, les ennemis en face se mirent à courir, se suivant de prêt et filant à la vitesse de l’éclair sur les murs pourtant vierges de la moindre lumière, un nuage venant de recouvrir la lune, ces drôles voient dans le noir ou quoi semblait vouloir dire Eudes, ses yeux incrédules suivant les formes qui bientôt furent invisibles, s’étant engouffrés dans une porte donnant sur l’intérieur du fort.

Un bruit résonna, et les deux hommes virent bientôt cinq formes courant à travers la cour, se dirigeant vers l’entrée principale du fort : en effet, une énorme porte de chêne donnait accès à la citadelle proprement dite, tandis que les deux autres seules entrées étaient celles par laquelle était sortis Gordon plus tôt et celle par laquelle venaient de disparaître les ombres.

Cinq de ces invités indésirables, un bruit de pas léger se fit entendre venant de la gauche de Gordon, et bientôt, plaqué contre le mur il vit passer une ombre, semblant guider les autres, qui ne tardèrent pas suivre, un éclair déchira l’obscurité, une lame éclairée par la lune qui faisait sa réapparition brilla un instant avant de s’abattre avec célérité sur la première forme.

Adrian serra les dents avec rage, comprenant : Eudes n’avait pas su se retenir, son épée avait atteint sa cible, il la retira d’un coups,il avait frapper fort et vite,bientôt la sombre silhouette s’abattit par terre,tandis que les quatre autres ne bougeaient plus,s’étant regroupés instinctivement en un bloc compact.
Eudes visiblement satisfait de constater que la créature qu’il venait de frapper était mortelle, contempla avec joie sa lame couverte de sang, et ricana :

-C’est très vilain de s’introduire chez les gens quand on est pas invité, les enfants !

Le démon du Nord, furtivement pris son élan avant de courir, écartant ses énormes bras tout en poussant un rugissement bestial, en moins de deux secondes, il était sur ses ennemis, du moins deux d’entre eux, deux des formes avaient, tels des spectres fusés l’une vers la gauche et l’autre vers la droite.

Empoignant d’une main chacun de ses vis-à-vis, l’un par le bras et l’autre par la gorge,le colosse,emporté par sa vitesse et sa puissance,se retrouva bien vite au bord des remparts,utilisant toute sa force bestiale,il précipita vers l’intérieur de la cour les deux formes qui voltigèrent.

« Ils ne sont pas fort lourd ces gredins » pensa le géant, avant d’assister à ce qui, dans d’autres circonstances, aurait pu être un magnifique ballet d’acrobates, les deux formes semblèrent se redresser dans les airs, le temps semblant en suspension, après plusieurs tours sur eux-mêmes, les individus touchèrent le sol, sans le moindre dégât.

Gordon n’eut pas le temps d’être stupéfait, déjà un puissant coup de pied vint le frapper dans la tempe, manquant de peu de le précipiter à son tour dans le vide, se retournant, un peu sonné, le démon du nord aperçut son agresseur et recula : la forme était petite, minuscule, comment avait il pu l’atteindre, en plein visage ?

La réponse ne tarda pas, l’ennemi, d’un bond décocha une série de coups de poing au visage du géant, retouchant le sol, il administra un solide coup de genoux dans le ventre du géant qui en eut le souffle coupé, soudain, il vit deux lames apparaître aux mains de son ennemi, et bientôt sentit l’une d’elle lui éraflant la poitrine.

Manqué songea il, seul sa tunique avait été coupée nette, comme par le fil d’un rasoir, une nouvelle série d’attaque arriva, mais Gordon, ayant compris le manque d’allonge de son adversaire restait à distance, guettant une faiblesse exploitable.

Soudain, la forme s’éleva dans les airs, prêtes à fondre sur lui tel un oiseau de proie,avec une vitesse fulgurante,Adrian tira d’une main sa dague et de l’autre,arracha sa tunique,la projeta vers son ennemi,qui déjà était sur lui.

D’un pas de coté, le colosse esquiva son adversaire, qui empêtré dans le tissu n’avait su accomplir le mouvement désiré et se retrouva une demi seconde, agenouillé, ses deux lames ayant heurté la pierre, mais déjà, l’écossais lui planta sa longue dague dans le dos, l’arme avait presque traverser la frêle carcasse.

Un flot de sang sortit de la gorge de l’individu, suivis de nombreux autres, reprenant sa seule arme d’un mouvement vif,Gordon s’inquiéta du sort de son compagnon,qui visiblement avait lui aussi bien du mal à se débarrasser de son vis-à-vis,d’une voix terribles le capitaine hurla :

-Alerte !! Des intrus ont pénétré à l’intérieur de l’enceinte !

La seule réaction à ce cri fut la réapparition de deux ombres acrobates, qui ayant gravis les escaliers menant aux remparts étaient déjà de retour, Adrian cherchait du regard une arme, une simple épée pour assurer sa survie,soudain la voix d’Eudes résonna :

-Gordon, laisse moi ces deux-la, bouge de la !

L’écossais se tourna vers le normand, il venait d’empaler son ennemi sur son épée et semblait prêt à en découdre avec les deux ennemis restant.

Les opposants s’étaient stoppés net en entendant le nom du capitaine, et simultanément empoignèrent un objet qui émit un long sifflement strident, capable de réveiller des morts songea l’épéiste.

Bientôt, le groupe d’homme étant rentré plus tôt par la porte situé sur les murs opposés refit son apparition et les formes se précipitèrent dans la cour après avoir sauté au bas des murs pourtant hauts de plusieurs mètres.

En un instant, les nouveaux arrivés rejoignirent les deux rescapés qui se placèrent devant celui qui semblait être le leader qui parla :

-Bien, même pas besoin de fouiller le château, la proie s’offre d’elle-même…

Les formes bondirent, s’élançant vers Gordon et son compagnon, qui déjà prenaient la fuite, Eudes ouvrit la porte menant vers les escaliers, immédiatement suivis par l’écossais qui avait commencé à courir le premier dés qu’il avait aperçu le groupe d’ennemi.

Par chance, fort Guède était conçu de manière a retenir longtemps des agresseurs potentiels, aussi la lourde porte, fermée à double tours pourrait occuper un certain temps ces démons,de plus songea le capitaine,ils ne sont pas le genre à trimballer des haches.

Le mercenaire l’interpella :

-Bordel, comment ce fait il que les hommes n’aient pas entendu notre alerte ?

Adrian haussa les épaules, se précipitant vers sa chambre, dévalant les escaliers en courant, suivis par Eudes qui semblait incommoder par l’obscurité presque totale régnant dans la forteresse et connaissant moins bien le terrain que son supérieur.

Ouvrant sa porte d’un solide coup d’épaules, l’écossais attrapa ses deux épées bâtardes, délaissant sa zweihander, trop large au cas ou les combats se prolongeraient dans les couloirs, soudain, Eudes l’appela d’un cri, sortant, Gordon vit deux nouveaux ennemis courant dans leurs directions.

Le démon du nord et le normand s’élancèrent vers les deux ombres, toutes deux armées d’une dague effilée dans chaque main, au moment ou les combattants allaient se croiser, les ennemis simultanément sautèrent de coté, prenant appui d’un pied sur le mur avant de se projeter vers les deux colosses, surpris par cette manœuvre étrange.

Eudes fit un bond en arrière, ne parvenant pourtant pas à éviter une large coupure au niveau du bras duquel il tenait son épée, Gordon fut moins rapide et reçut deux larges blessures le long du torse, le sang jaillissant immédiatement, heureusement, son adversaire avait sauté un peu trop court et n’avait pu l’entailler profondément.

Rendu furieux par cette attaque, le géant attaqua, frappant avec sa force habituelle, l’ennemi parait difficilement avec ses courtes dagues, bientôt l’une d’elle se brisa sous les coups de boutoir de l’écossais, l’ombre un instant déstabilisé voulu prendre ses distances, mais sous estima la vivacité du highlander qui lui lança un coups d’estoc à l’aide de ses deux lames.

Presque au même instant, la tête du second importun roulait au sol, le capitaine des mercenaires pris appui sur l’un des murs, visiblement essoufflé et ayant rengainé son arme, se tenant le bras pour empêcher le sang de couler à flot, il jeta un regard inquiet aux blessures de l’écossais, puis parla :

-Bon, et bien ça n’en fait que jamais que cinq en moins, ces fils de putains sont vraiment bons…Et il en reste 10 dont 7 dehors.

Gordon s’approchant d’un des cadavres, arracha un objet à la ceinture d’un des adversaire : une sorte de trousseau de clé, il fronça les sourcils, expliquant :

-Avec un tel matériel, ils peuvent ouvrir n’importe laquelle de mes serrures, ils ont du se faufiler et fermer à clés les différentes portes,c’est pour cela que les hommes ne nous ont pas entendus,le premier étage et le deuxième doivent être complètement clos…

Eudes frissonna et s’exclama :

-Alors les enfoirés dehors peuvent rentrer !

Adrian s’immobilisa, réfléchissant à haute voix :

-Non,ou ils nous auraient déjà rejoints,ils doivent chacun avoir un rôle définis : ceux des murs devaient me tuer moi,tandis que ceux-ci devaient sécuriser les étages inférieurs en enfermant les faucheurs,ils se seront divisés pour gagner du temps.

Une voix résonna, appartenant à une nouvelle ombre, seule qui avançait dans le long couloir :

-Oui et non, mon groupe devait aussi se charger de l’officier secondaire, mais notre connaissance du château était trop vague pour risquer de ne former qu’un seul groupe,la mission devait être effectué le plus rapidement possible,nous devrions déjà en avoir finis…

Ce disant, l’individu se mit à courir vers les deux guerriers, découvrant des sortes de longues griffes en acier, recouvrant ses mains et ses avant bras, semblant avoir du mal à choisir sa cible, il sauta d’un bond entre les deux hommes, frappant d’un même mouvement ses ennemis, à la hauteur pour les décapiter, mais de chaque coté, c’est l’acier qu’il heurta.

Une seconde peut être, l’ombre resta entre les deux combattants, ses terribles armes bloquées par une épée de chaque coté, d’un bond en avant il se dégagea, avant d’accomplir un nouveau saut, en arrière cette fois et en tendant les bras au maximum, de manière à pouvoir éventrer d’un même assaut ses adversaires.

Gordon, avec vivacité para d’une main et de l’autre frappa une nouvelle fois d’estoc, plantant profondément l’extrémité de sa lame dans le corps de son ennemi, qui pourtant, parvint une nouvelle fois à échapper à un coups mortel, Eudes avait réussi lui aussi à parer, cette fois, l’ombre se retourna après avoir pris ses distances et parla à nouveau :

-C’est ironique que pour mettre à mort une femme nous étions trois, et que maintenant me voila seul pour exécuter notre cible principale…

Eudes resta un instant interdit, ne bougeant plus, se répétant les paroles de l’individu, craignant de comprendre, mais déjà, Gordon se ruait sur son ennemi, frappant avec une vitesse et une puissance qui surprit le mercenaire, mais aussi l’ennemi masqué, qui ; blessé déjà, fut bientôt empalé contre la roche, les deux lames enfoncées jusqu'à la garde dans son torse.
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SquallDiVeneta
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MessageSujet: Re: Mission : une colere intarissable   Ven 19 Aoû - 22:27

Tintintintiiiiiin ! study

La suite ?
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MessageSujet: Re: Mission : une colere intarissable   Ven 19 Aoû - 23:32

Bientôt ,je pensais finir ce soir,mais des amis m'ont invités à boire un verre MrGreen
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MessageSujet: Re: Mission : une colere intarissable   Sam 20 Aoû - 0:18

J'ai du retard sur ton récit KO, je sais plus où je m'étais arrêté en plus... Neutral
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MessageSujet: Re: Mission : une colere intarissable   Sam 20 Aoû - 11:37

Boh,y a pas grand chose,tu rattraperas vite Surprised
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MessageSujet: Re: Mission : une colere intarissable   Dim 25 Sep - 12:47

Adrian, assis sur un lit serrait la dépouille de sa compagne, son visage ne trahissant pas la moindre émotion, son regard fixé sur la robe blanche maculée de sang que portaient la jeune femme, Eudes, debout non loin inspectait les corps des deux assassins gisant au sol, l’un était transpercé par la longue hallebarde de Shiva, tandis que la gorge du second avait été tranchée.
Celui qui avait terrassé l’amazone ne pouvait donc être que le meneur du groupe, que Gordon avait massacré une minute plus tôt, avant de s’élancer vers la chambre de sa seconde.
Le mercenaire observa le corps de l’infortunée, son flan droit avait été cruellement entaillé par les étranges griffes, tandis que son front portait les traces d’un coups de dague sans doute, une profonde balafre laissait couler un flot de sang qui bientôt macula la poitrine de l’écossais qui semblait comme inconscient malgré ses yeux ouverts.
Bientôt,un bruit de pas se fit entendre,Eudes empoigna son épée,la tirant hors du fourreau avant de jeter un regard à Gordon qui n’avait pas réagi,lentement le mercenaire s’approcha d’un des deux corps inertes,empoignant l’hallebarde de Shiva et s’en armant.
Les redoutables ombres ne tardèrent pas à faire leur apparition, leur leader ouvrant la marche tandis que ses six acolytes marchaient deux pas deux derrière lui, l’espace de la porte étant relativement étroit, avec un cri puissant, le normand lança le terrible projectile, qui manqua de peu sa cible, le premier des adversaires s’était jeter au sol par réflexe tandis que l’un de ses seconds recevait le javelot en pleine poitrine.

-Bien essayé, mais je crains que cela ne change pas grand-chose à notre avantage numérique…

Le chef des assassins, déjà debout fit un geste de la main et ses soldats fusèrent sur leurs proies, tandis que Gordon semblait toujours aussi hagard, malgré les cris de son second qui tentait de l’avertir.
Eudes s’élança vers les deux adversaires qui accouraient vers lui, il croisa bientôt le fer avec un de ses étranges soldats, armé de deux épées courtes, lançant une série d’attaque inefficace, le normand ne tarda pas à faire un bond en arrière, sentant la présence du second ennemi dans son dos, ce dernier parvint néanmoins à le surprendre, utilisant une sorte de fouet, il lui envoya un puissant coups au bras, le faisant presque lâcher son arme.
Du coté de Gordon, trois assassins était presque sur lui, quand Shiva se redressa, envoyant son glaive dans la gorge du plus proche avant de retomber en arrière, haletante, et enfin, le démon du Nord rugit, s’emparant de ses deux épées et faisant face aux deux rescapés qui s’étaient arrêtés, ne comprenant pas l’intervention de celle qu’ils croyaient morte.
Il avait suffis d’un échange de regard de Gordon pour indiquer à Shiva de ne pas bouger lorsqu’elle avait enfin ouvert ses yeux quelques seconde plus tôt, elle s’était contenter de serrer dans sa main l’arme qu’elle avait conserver, attendant un instant pour s’en servir, serrant les dents pour ne pas trahir la souffrance qui parcourait son corps,elle avait entrevus sa cible par-dessus l’épaule de l’Ecossais,avait frapper avant de perdre connaissance,et maintenant demeurait inanimée.
Adrian luttait contre un ennemi armé de manière originale : deux faucilles semblables à celle utilisée pour couper les blés, l’ombre venait de parer un coups violent en croisant ses lames, quand le poing massif du nordique s’abattit sur son visage, le projetant au sol sous le choc, mais déjà, l’autre ennemi fondait sur le dos du démon du nord qui se retourna à temps pour éviter un coups de sabre.
Eudes quand à lui venait de réaliser un solide coups de force,alors qu’il était toujours au sol,et qu’il tentait de se relever,l’adversaire utilisant des épées avant tenter de l’achever,mais esquivant l’attaque,il venait de réussir ,d’un seul coups ,à lui couper les jarrets,l’homme venait de tomber au sol,libérant un large flot de sang.
Voyant la situation, le chef des ombres s’approcha de son soldat armé de faucille et lui désigna le mercenaire comme cible, tandis qu lui-même bondissait vers Gordon, au prise avec son adversaire qui maniait le sabre avec un dextérité surprenante, Adrian malgré l’avantage de ses deux lames n’avait pas encore eu l’occasion de contre-attaquer, ne faisant que parer les assauts répété de son ennemi.
La situation du mercenaire normand n’était pas meilleure, il ne parvenait pas à approcher son adversaire dont les coups de fouet pleuvaient, décourageant toute tentative d’approche, la situation des deux colosses étaient donc la même : ils étaient incapables d’anéantir leur cible tandis que celle-ci temporisait pour recevoir l’aide de leurs compagnons.
Eudes fut le premier à débloquer la situation, parvenant à agripper l’extrémité du fouet, il tira d’un coups sec son ennemi vers lui, l’adversaire, surprit fut entraîné par ce mouvement inattendu, en un éclair, le mercenaire l’empala,sa lame effilés traversant sans difficultés la chair,mais déjà,il recevait traîtreusement deux terrible coups de faucilles , atteint aux deux épaules,il arracha sa lame au corps de sa victime et la pointant dans sa direction,frappant au ras de son armure,transperça l’ennemi qui se tenait dans son dos avant de tomber à genoux.
Adrian quand à lui luttait à présent contre deux opposants, le chef des ombres utilisait deux longues lames, qu’il pouvait unir grâce à un ingénieux dispositif, lui permettant de disposer d’une arme de la longueur d’une lance et aux deux extrémités acérées. Gordon avait le plus grand mal du monde à contenir ses opposants, qui attaquaient de manière presque simultanée, le démon du Nord reculait de plus en plus, ses pas le rapprochant d’un mur qui bientôt bloquerait ses mouvements, il venait de voir Eudes s’écrouler à terre, détruisant ses espoirs de recevoir de l’assistance. La chance d’Adrian résida davantage dans la précipitation d’un de ses ennemis plutôt que dans son propre talent à manier l’épée,en effet,tandis que le dos de l’écossais venait de toucher la pierre,le combattant armé d’un sabre bondit sur lui,lame en avant,l’écossais parvint à parer,déviant la pointe de la lame qui vint se briser contre le solide mur,d’un terrifiant coups de coude,le colosse fracassa le crâne de l’infortuné,le broyant contre le mur. Gordon avait frapper directement dans la nuque du pauvre,libérant une rage contenue depuis plusieurs minutes et attendant une occasion de surgir,aussi,le choc fut tel que l’ennemi périt sur le coups,le visage complètement broyé contre la roche,et la nuque brisée.
L’écossais, à bout de souffle profita d’une seconde de répit offert par son ultime adversaire, celui-ci en effet demeurait en garde à quelques mètres de lui, semblant se concentrer avant de se lancer à l’assaut, Gordon eu juste le temps de faire quelques pas de coté pour se placer dans une meilleure situation, que déjà, l’ennemi le chargeait. Adrian avait bien du mal à prévoir les attaques qu’il aurait à subir, tant l’arme de son adversaire était surprenante, il frappait aussi bien les jambes que le torse ou le visage, et ce avec une égale facilité, et aussi bien d’estoc que de taille, et ce à un rythme effrénée. Adrian, déjà épuisé par les précédents combats paraient de plus en plus difficilement les tentatives de son ennemi, et bien qu’étant l’une des plus fines lames de l’ordre, tomba bientôt dans une feinte,l’ombre,feignant d’attaquer ses jambes,fut parer,abattant soudainement vers le visage de l’écossais l’autre extrémité de son arme,ce fut encore l’acier qu’il rencontra, mais soudain,séparant son arme en deux,il administra un terrible coups de poing au colosse. Un véritable déluge de coups de poing s’abattit sur le démon du nord, frappant son visage avec une cadence folle, son opposant semblait véritablement enragé, finallement, Gordon recula par réflexe, trébuchant sur la dépouille d’une des ombres qui gisait au sol.
Adrian, assis sur le sol cherchait à tâtons ses armes qu’il venait de lâcher,sa vue était en effet brouillée par le flot de sang qui venait de surgir de son arcade gauche,largement ouverte,son œil droit quand à lui le faisait souffrir,il ne l’ouvrit qu’avec souffrance,pour voir son ennemi face à lui,tenant son arme à la manière d’un chasseur voulant achever sa proie,il parla d’une voix froide et étonnamment calme :

-Tout est terminé pour vous cette fois, vous avez bien lutté, mais nul ne peut vaincre les ombres…


La condescendance de la remarque combla de haine le démon du nord, tandis que son ennemi courait dans sa direction, lame en avant, il se redressa accroupis, prêt à bondir, et tout en hurlant, se jeta sur les jambes de son ennemi,le plaquant au sol avec force,et l’écrasant immédiatement sous sa masse,plaçant ses genoux sur les bras de l’infortuné avant de lui matraquer le visage à coups de poing. L’ombre parvint à se dégager d’un coups de pied, mais demeurait sonner.
Gordon fut plus vite d’aplomb, et tandis que l’ennemi cherchait à se remettre sur ses pieds,il attrapa son pied droit à deux mains,et bientôt,le souleva du sol,utilisant toute sa force pour frapper contre la roche cet ennemi si redoutable et qui pourtant,dans les bras de Gordon semblait si léger.
Le corps heurta durement la pierre une première fois et un instant d’après, il se fracassait à nouveau contre le mur, furieusement, le démon du nord fit valser dans les airs son ennemi avant de l’abattre une troisième fois, bientôt, à bout de force, il le lâcha, perdant prise, mais déjà, ce n’était plus qu’un amas confus de chair et d’os brisés qui gisait au sol.
L’écossais s’abattit à son tour par terre, incapable de rester debout plus longtemps, il fallut plusieurs heures, pour qu’enfin,Lormet le valet d’Eude ,inquiet de ne pas avoir de nouvelles de son maître et de trouver toutes les portes de l’étage ou il dormait verrouillées,s’empressa de donner l’alerte,créant un vent de stupeur parmi les soldats,qui découvrirent,plusieurs de leurs compagnons égorgés un peu partout dans le fort,les infortunés ayant eu la malchance de croiser les ombres durant leur mission. La majorité des portes furent fracassées à coups de hache avant que l’intendant, Romuald ai le temps de les ouvrir, les faucheurs étaient bouillonnants et incrédules, ne comprenant pas comment ils avaient pu être enfermé aussi facilement.
Lorsqu’ils apprirent les blessures subies par leur commandant, ce fut pire, et la situation failli tourner au carnage quand ils furent informés qu’Eudes était lui aussi fortement affaiblis, bientôt les accusations les plus folles furent clamés, selon lesquelles les mercenaires auraient tenté de s’emparer du château, ceux-ci au contraire hurlaient que c’était le démon du nord qui avait entreprit de les supprimer, bref, une cohue sans nom suivit la découverte des différents officiers inanimés. Gordon, fut bientôt mis au courant du chaos régnant dans la place, il était alité depuis plusieurs heures et ses blessures avaient été pansées, au final,il s’en tirait assez bien,aucune n’étant fort profonde,son visage boursouflés et son arcade recousue du mieux qu’il le pouvait par le chirurgien lui donnait pourtant un aspect peu reluisant.
Adrian, dés qu’il appris le trouble qui secouait fort Guède entrepris de s’adresser aux hommes, malgré son état de faiblesse, ou plutôt justement à cause de celui-ci, c’est en effet le corps couvert de pansement et le visage tuméfié qu’il prit la parole devant les soldats réunis dans la cour selon ses ordres, il parla d’une voix puissante mais calme

-Chevaliers, mercenaires, cette nuit vous avez tous faillis…

Les hommes, s’attendant à une explication restèrent stoïques, pourtant, déjà des murmures parcouraient leurs rangs

-Cette nuit, vous avez laissé votre commandant affronter la mort seul, aucun d’entre vous n’a bougé, les trois officiers les plus gradés présent dans cette place ont failli être assassinés sans qu’aucun de vous ne daigne ouvrir l’œil.

Gordon habituellement si virulent dans ses discours conservait un ton neutre, comme si il exposait simplement des faits, appuyé sur sa gigantesque lame, il parcourait du regard les hommes placés en contrebas par rapport à sa position, il continua

-Mes méthodes ont souvent été décriés,autant par nos ennemis que nos alliés,le fait que je laisse chacun d’entre vous se comporter comme il le désire,pillant,violant à l’occasion et profitant de chacune de nos victoires pour s’enivrer et s’enrichir,se comportant en loup plutôt qu’un homme ,j’ai cautionner vos actes les plus vils,je vous ai acquis l’immunité et le droit de vie ou de mort sur nos ennemis,et c’est ainsi que vous me récompensez ?

La foule de soldat commençait à s’animer, doucement, les murmures se changeaient en parole

-Vous auriez tous déjà du être pendu ,si vous êtes présent dans ce fort plutôt qu’aux cotés de l’armée principale,c’est car vous êtes des rebus,la lie de l’ordre,vous pensez que ce sont vos talents qui ont provoqués votre mutation ? J’ai sauvé vos vies en vous prenant sous mon aile, sans quoi vous serriez tous morts, vous êtes des chiens indisciplinés, c’est pour cela que vous êtes ici…

Le mécontentement se faisait de plus en plus palpable parmi la troupe, les faucheurs surtout, eux qui vénéraient tant leur maître, ressentaient chaque insulte comme une trahison, mais Gordon continua sa harangue en élevant encore la voix :

-Toulouse a envoyé contre moi ses meilleurs assassins, croyez moi, chacun était un combattant hors pair, c’est une attitude de lâche, poignarder un homme plutôt que de l’affronter loyalement est méprisable,c’est certain,mais laisser son officier supérieur se faire tailler en pièce sans même faire le moindre geste est plus condamnable encore, vous valez même moins que ceux la !

Ce disant,le démon du nord fit un geste à son intendant qui arriva,traînant derrière lui un lourd sac,qu’il tendit à l’écossais qui l’empoigna,le lançant en l’air d’une main,le projectile s’écrasa sur le sol,plusieurs têtes coupées roulèrent au sol,celles des ombres.

-Mes ennemis de Toulouse ont voulu prendre ma vie en sachant que je ne méfierai pas,étant dans ce fort,dont j’ai renforcer chaque mur,entouré d’hommes que j’ai comblé de bienfaits, prenant un peu de repos après des mois de combats,je devrais les maudire pour cela,et pourtant,ceux qui m’ont déçus et trahis ce sont mes propres soldats !!

Le capitaine avait hurler ces derniers mots avec une puissance terrifiante, faisant reculer les faucheurs ayant montré leur mécontentement devant les insultes,un flot de sang surgit de la blessure à l’œil, Gordon fulminait,il empoigna sa lame et se mit à arpenter les murailles d’un pas précipité,continuant :

-Savez vous, bande de lâches, que cela fait plusieurs semaines, que nous aurions du partir en campagne ? Que j’ai retarder le début des opérations pour ne pas que vous souffriez des intempéries ?

La foule restait maintenant immobile, observant le géant qui continuait son monologue furieusement :

-Etes vous seulement conscient de la raison pour laquelle vous disposez des meilleures montures, de nourriture en abondance, d’écuyers qui fourbissent vos armes et s’occupent de vos chevaux ? Croyez vous que c’est notre vénéré Maître qui prends les dispositions pour votre confort alors que lui-même vit dans l’austérité ? C’est à moi, bande de fils de putain que vous devez tout, et à commencez par votre survie !!

Les soldats bien qu’insultés semblaient ne pas savoir quelle attitude adopté, ils savaient que leur officier disait vrai, mais pour qui se prenait-il pour ainsi les injurier ? Il répondit lui-même à la question :

-Vous savez,je suis un soldat,pas un noble ayant hérité par hasard d’un commandement,je combat pour l’ordre depuis des années,j’ai verser plus de fois mon sang que vous tous réunis,et c’est pour cette raison que j’ai été bon avec vous,la vie d’un guerrier est de jouir de chaque instant de la vie,car il risque de la perdre à chaque affrontement,mais vous n’êtes pas des guerriers,vous êtes des ingrats !

Les soldats cette fois, commençaient à s’échauffer,et ce malgré l’autorité naturelle de l’écossais,l’un des plus vieux faucheurs,un officier inférieur bien connu de Gordon s’avança du premier rang,s’adressant à son supérieur :

-Capitaine, tu nous accuses à tort, chacun d’entre nous sait ce qu’il te doit, c’est pour cela que nous luttons toujours avec ardeur sous tes ordres !

Gordon stoppa sa marche, fixant son interlocuteur de son regard glacial :

-Ulrich,ce que tu dis est,je le sais vrai dans ton cas, tu as servis sous mes ordres en Hongrie,tu es un bon soldat et tu mérites le respect,car je vous le dis,il n’y en est pas un parmi vous que je prétend aimer,mais je respectais chacun de ceux qui arboraient mon blason,car cela signifiait qu’il m’était loyal,j’ai pourtant eu la preuve que ce n’était pas le cas !

Le dénommé Ulrich répondit, se mettant en genoux en terre :

-Capitaine,en mon nom et en celui des faucheurs,je te jure que nous ne sommes fidèles qu’a toi,si nous avions su que des ennemis te menaçaient,,chacun aurait offert son corps pour te servir de boucliers contre tes ennemis.

Un autre officier sortit des rangs, son équipement prouvait son appartenance aux auxiliaires,il prit la parole :

-Nous autres, auxiliaires, tes sommes au moins aussi fidèle que ceux qui te prétendent tes meilleurs serviteurs,nous t’avons prouvé par le passé que nous obéissions à chacun de tes ordres !

Eudes fit son apparition sur les remparts, rejoignant Adrian, son armure était endommagée et plusieurs bandages étaient visibles sur ses bras notamment, il souriait, comme toujours et vint se placer aux cotés du démon du Nord, signifiant ainsi que ses hommes étaient eux aussi dévoués à leur employeur, le highlander reprit d’une voix solennelle la parole :

-Il est facile de parler de fidélité et de dévotion après avoir faillit, mais c’est d’une preuve dont j’ai besoin, le comte de Toulouse a oser m’attaquer dans ma propre demeure…

L’assemblée était muette, attendant la suite du discours, Gordon patienta quelques instants, semblant réfléchir avant de rependre :

-Si je ne suis pas en sécurité ici,je ne le suis nulle part,et je ne compte pas me cacher,je vais donc lui rendre la monnaie de sa pièce,pénétrer à l’intérieur de son territoire,et faire comprendre à chacun des habitants de ce maudit compté,que nulle part,il ne pourra trouver la quiétude,je ne laisserai pas la moindre habitation debout,ne laisserait aucun survivant sur mon passage et anéantirai chaque armée qui se dressera face à moi !!!

Le géant s’était une nouvelle fois emporté,sa voix résonnait dans la cour du fort ,quand des acclamations commencèrent à se faire entendre,venant des faucheurs,puis reprises par les auxiliaires,jusqu'à ce que tout la foule se mettent à hurler, Ulrich repris la parole,surmontant le brouhaha :

-Capitaine, si nous t’avons déçus, nous en sommes désolés, tu as toujours été juste avec nous, et nous briserons chaque ennemi que tu nous désigneras !

Les faucheurs levèrent tous ensemble leurs faux et leurs claymores, scandant le nom de leur chef, tandis que l’officier représentant les auxiliaires parlait à son tour :

-Nous combattrons et chevaucheront nuits et jours sous tes ordres, Adrian Gordon, l’ami des soldats !

Gordon fronça les sourcils en entendant cette appellation, « ces idiots le pensent ils vraiment ? Je viens de leur expliquer que je n’aimais aucun d’entre eux… » Il leva pourtant la main pour saluer ce compliment, après tout, si cela les rendaient plus fidèles, cela valait la peine de souffrir une telle familiarité.

Eudes,à son tour prit la parole :

-J’ai combattu à tes cotés pour défendre ma vie,je sais donc à quel point tu es difficile à tuer,et surtout,tu payes bien autant donc te suivre toi plutôt qu’un autre !

Plusieurs mercenaires s’esclaffèrent, tandis que la majorité tapait du pied en signe d’approbation, Gordon conclut cette discutions qui pour lui n’en finissait pas, il rugit donc :

-Bien, que ceux qui veulent se racheter, ou prouver leur loyauté fassent donc leurs bagages, fourbissent une dernière fois leurs armes,dés demain,je pars en guerre contre Toulouse et je ne reviendrai ici qu’une fois que j’aurais laver dans le sang l’affront que j’ai subis !

La foule de soldat se mit à acclamer leur chef, tandis que celui-ci rentrait, cette fois, il en était certain, même les dieux des enfers ne pourraient dissuader ses hommes de le suivre, et les conditions météorologiques, encore moins…

En effet, quand une file de cavaliers quitta fort Guède le lendemain, avec à sa tête le démon du nord, un grand brouillard s’étendait sur toute la campagne, annoncent une journée ensoleillée, à travers la brume, Adrian contempla une dernière fois les corps des assassins qu’il avait fait pendre par les pieds, un à chaque tour du fort, il sourit, cette fois, c’était fait, sa guerre, celle pour laquelle il était né, débutait vraiment…
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