L'Ordre des Chevaliers Divins

L'Ordre des Chevaliers Divins regroupe nombre de soldats plus ou moins expérimentés mais se battant pour une cause juste, Dieu.
 
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 La guerre de Toulouse

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Galadas
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MessageSujet: La guerre de Toulouse   Lun 20 Fév - 17:36

Karl leva une main incrustée de saleté. La vingtaine de cavaliers s’arrêta sur le chemin en terre. L'alsacien fit craquer son dos, engourdi par une journée de chevauchée. Cela faisait deux semaines qu'ils arpentaient les terres toulousaines avec Athanasios, préparant le chemin pour le gros des troupes. Sauf que les troupes de l'armée adverse semblait n’être plus si loin que ça. Karl d'Evillard s'était vu chargé de la mission de prévenir Rénald. D'où son retour précipité vers l’arrière. Il n'était pas contre d'ailleurs. Pouvoir se laver, se reposer, refaire des provisions et se changer les idées était une excellente carotte pour qu'il se dépêche.

- Piller les paysans, c’est sympa cinq minutes, mais ça devient lassant, dit il pour lui même.

Et salissant. Arrête de radoter comme une vieille et regarde cette carte. Gauche ou droite ?

Karl soupira en souriant.

- Les affaires nous rattrapent toujours hein ?

- Faut croire chef. Surtout si ils ont de meilleurs chevaux.

Ellac, géant blond et second de Karl, tendit une gourde à son Capitaine. Un sourire en coin adoucissait les traits de l'homme. Buvant et sortant la carte de l'autre main, le barbu remit a plus tard ses réflexions.

- On est là, annonça t-il à lui même plus qu'a son second. Par là, c’est le front. Le gros de l'armée était là aux dernières nouvelles, mais Rénald passe son temps à bouger... Là, le village de Mont Chêne. Des troupes de l'Ordre y sont. Avec un officier de la Garde de Fer. Ils doivent savoir où est leur maquereau. On va prendre à droite.

- A vos ordres.

Ellac relaya le message à la Compagnie tandis que Karl vérifiait ses sangles. Son bon vieux heaume facial était toujours là, de même que son bouclier.

Va falloir le repeindre. On voit quasiment plus rien.

« Tu as raison. Il est grand temps que ça s’arrête. T'as jamais envie d'une ferme perdue dans un ptit village avec une certaine rousse de ma connaissance ? »

Pas maintenant. Le plus tard possible. Ou alors avec un château et des serviteurs.

« Rabat joie. Et l'aventure hein ? »

Elle va s'en aller sans toi si t'avance pas.

« Pas faux. EN AVANT ! »

Et il s'engagea à droite. Le sentier coupait la forêt aux couleurs de l'automne. Le paysage détonait avec les cliquetis du groupe. Bien qu'à la base composé uniquement de cuir, Karl avait autorisé ses hommes à se servir en haubert ou haubergeon dès que possible. Les combats étaient trop violents pour une simple cuirasse de cuir. Les casques en cuir avaient été une aberration. Bien que moins discrète, la Tempête n'avait de toute façon pas pour but de surprendre. C'est la Compagnie du Vent qui s'en occupait. La Tempête achevait. Et il fallait pour cela un armement adéquat. Tous ses hommes avaient des casques fermés pour le combat.
Karl sentit son cheval enjamber un obstacle. Baissant nonchalamment les yeux par simple curiosité, il aperçut un corps décapité. Il leva de nouveau la main. La Compagnie s’arrêta. Bien que nouvelle, la Tempête avait vite compris le principe d'ordre et de réactivité. Il mit pied à terre. Le corps avait été décapité, écrasé et roué de coup. Pas forcement dans cet ordre. Mais les couleurs de Toulouse était encore visibles sur le tabard maculé de sang séché.

- Des soldats toulousains si bas ? Un autre groupe d’éclaireurs a mal fait son boulot...

- Assurément. Mais à mon avis, on vient de trouver un fuyard de Mont Chêne. C’est typique des Gardes de Fer, la violence gratuite. Restons prudent. Deux hommes en éclaireurs. Que ceux qui ferment la marche ouvrent l’œil et les oreilles, ou je lui arrache les deux avec le pied !

Les éclaireurs s’élancèrent au trot. Karl donna un grand coup de pied au cadavre.

Violence gratuite hein ?

« Je le pousse hors du chemin, nuance. »

Les éclaireurs revinrent :

- La forêt s’arrête après le virage, dans cinq cents mètres, rapporta l'un d'eux. Une grande clairière avec un village en haut d'une colline. Tout crame et il y a des corps partout. Un joyeux bordel si vous me pardonnez l’expression, Capitaine.

- C'était ta dernière chance, Elmo. Encore un mot comme celui la en ma présence et... Et tu n'aimeras pas, crois moi. Mais bon boulot. En selle. On va voir ça de plus près.


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MessageSujet: Re: La guerre de Toulouse   Mar 21 Fév - 1:46

Le terrain était un mélange de charniers et de ruines fumantes. Les soldats des deux camps s’entassaient dans une partie du champ. Plus haut, le village, avec sa faible palissade et sa porte enfoncée, se dressait comme un phare abattu. La Compagnie progressait entre les détritus du camp des Chevaliers de l'Ordre et arriva au village. La porte carbonisée tenait à peine sur ses gonds. Un pan avait disparu. Derrière, les maisons se consumait en emplissant l'air de bois brulé. Ce serait presque agréable sans l'odeur de chair brulé, pensa Karl.
Il mit pied à terre et avança dans la rue principale. Ses hommes en profitèrent pour faire le tour des maisons voir si quelque chose n'avait pas survécu ou était récupérable. Mais l'Ordre et le feu avait fait du bon travail. Seuls les hommes du village étaient encore présents. Tous les corps étaient dans la rue principale, égorgés ou torturés, voire brulés vifs.

- Chef ! Il y a des soldats de l'Ordre ! On dirait qu'ils se sont entretués ! »

Si des chevaliers s'étaient exterminés, cela voudrait dire que Rénald se pensait suffisamment fort pour décimer ses troupes sans craindre de mutineries. Et il était en effet très puissant.

- Mauvais signe. Ils ne doivent pas être loin. Restez sur vos gardes.

Karl grimpa sur un tas de bois fumant. Il contempla ses hommes. Ils avaient tous besoin de se laver, de se reposer, mais il était prêt à se battre ou à chevaucher encore longtemps. Leurs hauberts cliquetaient dans le silence. Ils se regroupaient petit à petit, leurs casques sous le bras, qu'ils soient de type nasal ou facial, les mains gantées de maille ou de cuir. Les épées côtoyaient les fauchons et les masses. Chacun avait récupéré ce qu'il pouvait sur les champs de bataille. Et c'était ce côté hétéroclite qui en faisait un groupe uni. Il fallait qu'il mette les choses au clair.

- L'Ordre est en train de faire le tri au sein de ses troupes, commença Karl. Notre fidélité va être mise à l'épreuve. Le premier qui échoue le paiera de sa vie, et entrainera sans doute toute la Compagnie avec lui. Nous sommes fidèles à l'Ordre, pas à Rénald. Nous sommes fidèles à la Compagnie et à ces valeurs que sont courage et persévérance. Nous sommes en guerre contre les ennemis de l'Ordre, pas en guerre pour Rénald. Si l'un d'entre vous est contre cela, qu'il s'en aille. Je lui promets de ne pas le poursuivre. Mais si nos chemins se recroisent, il sera compté comme traitre. Est-ce clair ?

Personne ne réagit tout de suite, attendant que quelqu'un s'en aille. Personne ne bougeant, Karl leva son poing ganté de maille et cria :

- Pour la Tempête ! Hourra ! 

Tout le monde repris le cri, et recommença.

- Allez en selle, finit par dire Karl. On doit retrouver ceux qui ont tué les nôtres. On avisera quand on les verra. Je ne veux aucune action stupide. On attend mes ordres compris ? 

Tout le monde acquiesça. Et remonta en selle. Ils repartirent vers le seul chemin qui sortait de la clairière et qui n'était pas celui d'où ils venaient.
Progressant à côté de son second, Karl réfléchit à ce qu'il ferait. Une guerre ouverte contre Rénald était le meilleur moyen de se faire écraser. Rejoindre la rébellion qui se terrait quelque part dans les bois était une possibilité. Mais il devait y avoir un moyen de faire mieux. Karl se devait de rester fidèle à l'Ordre et se devait de combattre Toulouse. Peut-être qu'en renseignant la rébellion tout en combattant Toulouse... Ses hommes saurait rester muet sur les changements d’allégeance de la Compagnie. Oui, il allait devoir trouver un membre de la rébellion. Et en parler à Athan. Bien que le Grec parut absent en ce moment, il avait sous son commandement l'une des compagnies d’éclaireurs et de tirailleurs la plus importante de l'Ordre. La Tempête s’enfonça dans la forêt, suivant les lourdes traces des chariots des Gardes de Fer.
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MessageSujet: Re: La guerre de Toulouse   Mar 21 Fév - 3:01

Des chevaux placés en plein milieu du chemin incitèrent Karl à la prudence et à la réflexion. Ordonner une halte était une bonne idée. Il leva la main. La colonne s’arrêta et s'ébroua. Comment une colonne pouvait s’ébrouer, c’était un mystère mais toute les colonnes de cavalerie arrive à s’ébrouer quand elles s’arrêtent après une longue marche.
Karl se dirigea d'emblée vers la lisière de la forêt : il défit le nœud de ses braies et urina dans un buisson sur le bord de la route.

- Tu arrose mes bottes, entendit-il.

- Je n'ai pas pour habitude de parler à des buissons, répondit Karl.

- Tu manques sévèrement d'humour mon ami

Tu as un don pour les salutations, tu sais ça ?

Une forme encapuchonnée sortit des fourrées, bientôt suivie par toute la Compagnie du Vent. Les deux compagnies se saluèrent allègrement. Deux mois à affronter les galères du front créent des liens. Karl relaça ses braies et salua Athanasios.

- Tu m'as l'air en meilleur forme que lorsque nous nous sommes quittés, dit Karl. 

Il avait l'air d'un mort vivant, dis le. Vas-y, dis-le !

Le Grec avait toujours les traits émaciés mais une petite étincelle brillait au fond de ses yeux. Comme avant.

"- Oui... Répondit Athan. J'ai trouvé ce que je vais faire. Je finis cette guerre et dès que Toulouse est à nous, je file m'installer en Grèce, pour de bon.

- C'est ce qu'on dit, rétorqua le barbu en éclatant de rire. A peine seras-tu sur le bateau que tu rentreras à la nage !Et sinon, que diable fais-tu ici plutôt que sur le front ?

- Des nouvelles fraîches. Rénald est à Fort Yvain. Tout droit en suivant cette route. Et ça, ce sont les nouvelles positions des troupes toulousaines. J'ai réussi à pousser jusqu'à Toulouse. Si tu veux mon avis, nous allons nous amuser pour nous en emparer. Mais je te laisse la surprise. Je retourne au front dès maintenant. Nous avons récupéré des munitions et des vivres auprès d'une colonne de Gardes de Fer qui se situe à une journée devant vous. Si tu veux mon conseil, n'essaye pas de la rattraper. Ce qu'elle transporte n'est pas bon pour toi." Il attrapa le bras de Karl et l'attira vers lui comme pour le saluer. "Va à Fort Sylvain et attend. Sous prétexte de reposer la Compagnie, attends qu'il se passe quelque chose et agis. Tu sais de quoi je parle, ajouta-t-il avant de hausser le ton. Bonne route mon ami, on garde à la Tempête un petit quelque chose à se mettre sous la dent... Si elle ne traine pas trop !" 

Athanasios remonta à cheval et s’élança dans la forêt, suivi par toute la Compagnie du Vent, laissant un Karl songeur.

Bien. Au moins on est fixé sur Athan. Il fait déjà parti de la rébellion. Et cette forêt doit être truffée de rebelles pour qu'il ait pu couper si vite au travers. Étonnant non ?

- Étonnant en effet... se dit Karl. Tempête, nous repartons ! cria-t-il avant de repartir.

La colonne se remit donc en marche, écrasant de sa masse le passage d'une compagnie d'éclaireurs et d'un convoi de Gardes de Fer.

Fort Yvain se situait au Vallon aux Vergers. Revenir sur ce terrain après la bataille qui y avait eu lieu, rappelait à Karl toutes sortes de souvenirs. Surtout que le terrain, nettoyé des séquelles de la bataille, avait repris sa fonction d'origine et était clairsemé de pommiers et d'arbres fruitiers en tout genre.

Ça doit pousser avec une facilité déconcertante ici. On se demande pourquoi...

Une tour en bois, qui était en train d’être renforcée de pierres, servait de quartier général à l'Ordre et à Rénald. Tout ce qui était à l’intérieur de la palissade en bois, en cours de fortification également, se faisait petit a petit happer par le donjon, formant une toile d'araignée dont le centre était l'emplacement occupé par Rénald. Un mer de tentes entourait la palissade. Des hommes en noirs patrouillaient tout autour et dans le camp.

- Ellac, installe le camp là-bas, près du bosquet. Que les hommes allument des feux et montent les tentes. Je veux qu'ils se reposent. Et qu'ils prennent un bain. On doit être repérable juste à l'odeur. 

- A vos ordres, répondit le second. 

Je confirme, tu pues.

« Merci de ta participation. »

Oh, stressé parce qu’on va voir Rénald ?

Karl ne prit pas la peine de répondre. Il passa la porte de l'enceinte et s’élança entre deux rangées de bâtiments en bois. Sans doute des baraquements pour les officiers. La rue était pavée de bois pour éviter qu'elle ne devienne trop boueuse pendant les pluies du printemps. Une dizaine de gardes contrôlaient tous ceux qui rentraient et sortaient de la tour. Karl descendit de son cheval et tendit les rênes à un homme en noir. Il prit son expression la plus sévère.

- Je viens voir Rénald. Message urgent de la part du Lieutenant Athanasios de Rhodes. 

Le soldat acquiesça, récupéra les rênes du cheval et lui tendit un papier avec un numéro.

- Vos armes je vous pris. Personne ne rentre armé dans la tour. Vous les récupérerez quand vous sortirez. 

Encore un qui fait confiance à ses troupes, c'est rassurant...

Toujours silencieux, l'Alsacien laissa son épée et son marteau en échange de son numéro.

42 ? Je me demande pourquoi on tombe toujours sur ce numéro là...Ça doit vouloir dire quelque chose d'important. Une sorte de réponse à tous nos problèmes. Tu ne trouves pas ?

« Boucle la, merci. »

Les gens se retournèrent pour le regarder mais Karl n'en avait cure. Il ne comprenait pas pourquoi ce rapport le mettait dans cet état. C'était un rapport comme un autre non ?

- Halte. Que désirez vous ? »

Il était arrivé à l’étage de Rénald et un planton lui barrait le chemin. Mais un planton de luxe vu son armure. Ou alors un officier. Karl lui fit le coup du sourcil levé, ça marchait à tous les coups.

- Voir Rénald ? J'ai un rapport à lui remettre concernant la situation au front. 

- Je vais voir, répondit le planton de luxe.

Tu viens de t'attirer des ennuis. Si tu passes devant les grattes-papiers, tu vas voir ta solde disparaître avant qu'elle ne tombe entre tes mains.

« Mais tu veux bien te taire oui ? Je vais encore passer pour un original ! »


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MessageSujet: Re: La guerre de Toulouse   Mar 21 Fév - 15:26

Bon dieu;le "Je n'ai pas pour habitude de parler à des buissons" m'a tué MrGreen

J'aime beaucoup ce ce que tu fais Gal,ton texte a vraimment une identité propre,c'est très agréable.
Pour le moment je relis en boucle les récits de Squall,le contraste est sympa.
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MessageSujet: Re: La guerre de Toulouse   Mar 21 Fév - 15:59

Merci Very Happy C'est sur que ca doit changer de Livio lol!

J'ai pris des décisions, notamment pour Athan et concernant Fort Yvain. Histoire de dire qu'on garde une petite dynamique de découverte.
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MessageSujet: Re: La guerre de Toulouse   Mer 22 Fév - 2:33

Tu es comme chaos à ces débuts, tu ne sais pas espacer, je crois que je vais beaucoup utiliser la touche "Enter" dans ma correction. Et comme chaos, tu es fâché avec les accents MrGreen

Parfait pour la localisation de Fort Yvain Wink Et chaos, j'ai pas regardé les modifications que tu as faites à propos de Fort Yvain, mais il faudrait que ce soit cohérent avec ce que Galadas a écris, sa description est assez bien détaillée et cohérente je trouve Smile
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MessageSujet: Re: La guerre de Toulouse   Mer 22 Fév - 11:53

En effet,je pense qu'elles convenaient assez vu que j'ai uniquement changer tente par porte en général MrGreen
J'ai quand même évoqué une cours centrale,je crois,faut que je change un peu tout ca,et modifié encore quelques phrases très maladroites que j'ai repéré en relisant en diagonale study
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MessageSujet: Re: La guerre de Toulouse   Mer 22 Fév - 12:10

Ben moi je trouve que c'est trop espacé là study
Et pour les accent oui je suis faché avec les accents... lol!

@Chaos : Vu que ton recit se passe avant le mien, fort yvain peut n'etre encore qu'une majorité de tente. Le reste s'est construit entre temps !
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MessageSujet: Re: La guerre de Toulouse   Ven 6 Avr - 1:05

Les jours qui suivirent sa rencontre avec Renald, Karl les passa dans une sorte de brouillard. Il devait reéquiper sa compagnie, la laisser se reposer et en même temps les activer pour qu'ils ne se croient pas installer pour de bon au quartier général. Il prépara l’itinéraire retour vers le front en attendant que les messages pour les avants gardes se préparent. Les routes étant peu sur, chaque compagnies un temps soit peu importante se devaient de transporter des ordres. Des estafettes solitaires les relayaient ensuite là où la discrétion prévalait sur le nombre. Il repensa aux villages brulés, aux hommes et aux femmes tués. Comment un homme pouvaient il assimiler assez de haine pour en tuer un autre, Karl se le demandait. Et pourtant il en avait tué plus que d'autre. Assis sur un tabouret en bois, autour d'un feu de camp, à écouter les bruits de la nuit mêlés aux rires des hommes et des femmes, il lui semblaient impossible de les passer tous par le fil de son épée. Malgré cela, quand les chevaux étaient côte à cote, qu'il mettaient son casque d'acier et que ses muscles se contractaient sous le poids de son haubert, il oubliait tout. Il chargeait et abattait son épée sur n'importe qui n'étant pas dans son camps. Le sang et la sueur lui emplissaient les sens et l’adrénaline lui faisait tout oublier autre que ses ordres et son désir de survivre. Car tout les hommes ici présent ne s'étaient rallier à l'ordre que pour une chose : survivre. Que ce soit dans ce monde ou dans l'au delà, se battre pour une cause juste et qui nous offre nourriture et chaleur est plus alléchant que passer sa vie a gratter la terre et a craindre le bruit des chevaux venu brulés sa ferme. La crainte. Voilà ce qui nous motive tous. La peur qu'une fois lancé, une hésitation nous fera mourir. Agir agir agir. S’arrêter, c'est mourir. Voilà ce qui motivait tout ces hommes.
Karl se leva de son tabouret. Il s’éloigna de son feu. Une rivière coulait non loin des tentes. Karl s’arrêta juste avant que ses bottes ne s'enfoncent dans la gadoue. Il leva la tête, contemplant les étoiles qui brillait dans le ciel dégagé. Qu'est ce que cela pouvait bien être, il n'en savait strictement rien. Mais cela lui rappelait une villageoise rencontrée des semaines plus tôt. Son village était à l'abri des combats, et le conflit ne devrait pas durer bien longtemps encore. Il avait l'impression que son cœur venait d’être percé d'un coup de lance. Il avait juré fidélité à l'Ordre, mais n'en pouvait plus. Il ne reconnaissait pas ce pourquoi il avait décidé de risquer sa vie et de mettre sa lignée en péril. Tout ce qu'il obtenait était de la piété de la part de ces seigneurs qui restaient bien assis à préparer des plans et ordonner des préparatifs. Il n'avait que faire de leurs pitiés. Il avait survécu à bien plus qu'ils ne pouvaient imaginer. Même sa foi en dieu était délabré. Dieu n’était plus pour lui que l'instigateur d'une force qui faisait que le soleil se levait et de toutes ces choses que l'on ne pouvaient expliquer. Mais ce dont Karl était sur, c'est qu'il se fichait profondément de l'Homme. Il ramassa un caillou et le lança de l'autre côté de la rive. Cela le calma un peu. Il en saisit un deuxième et fit de même. Et ainsi de suite jusqu'à ce que le terrain autour de lui soit nettoyé. Il resserra son manteau autour de ses épaules. La nuit était fraiche et le bruit de l'eau qui coulait, lentement et inexorablement lui fit du bien. Il allait se retourner quand une forme se plaça à ses côtés. Elle lui arrivait en dessous de l'épaule mais ce qu'il voyait du coin de l’œil lui laissait présager que ce que la forme n'avait pas en hauteur, elle le récupérait ailleurs.
« Et bien, chevalier. Ce n'est pas sur la berge d'en face qu'il faut tirer, mais sur ses ennemis.
-Ou sur autre chose. »
Seul le silence lui répondit. Il craint d'avoir gaffé.
« Et qui êtes vous donc, pour oser ainsi me donner des conseils sur qui je dois abattre mes foudres ?
-Une dame d'honneur de la femme d'un seigneur en route pour le front. Je vous passe les activités de ma maitresse. Me voilà donc livrer à moi même ici.
-Malheur. Une noble cause à servir.
-Commencez donc par partager votre cape. Je meurs de froid. »
Ainsi fut fait. Karl put ainsi voir que la forme était une petite femme blonde cendrée, au yeux noisettes, et tout ce qu'il y a de plus avenante.
Tout n'était pas forcement perdu pour l'instant.
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MessageSujet: Re: La guerre de Toulouse   Ven 6 Avr - 11:03

Bigre,on se tape un pnj femelle dans toutes les missions maintenant MrGreen
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MessageSujet: Re: La guerre de Toulouse   Ven 6 Avr - 12:25

En même temps vu comment on extermine tout le monde à tour de bras, faut bien renouveler l’espèce ! geek
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